Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam MINISTERE DE L’ENERGIE ET DU PETROLE Projet d’Appui au Secteur de l’Électricité (PASE) CR IDA 5145 – SN / PROJECT ID 125565 PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DU PROJET D’EXTENSION ET DE DENSIFICATION DU RESEAU DANS LES QUARTIERS ALMADIES, NGOR, OUAKAM, YOFF, CAMBERENE, PIKINE, GUEDIAWAYE, RUFISQUE, BARGNY, SANGALKAM. P1A LOT 1 RAPPORT FINAL Janvier 2019 1 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam TABLE DES MATIERES I. INTRODUCTION GÉNÉRALE ________________________________________________ 9 1.1. Objet du rapport ______________________________________________________ 10 1.2. Méthodologie ________________________________________________________ 10 1.3. Consultations publiques au niveau des axes concernés ________________________ 11 1.4. Analyse des données recueillies sur site ____________________________________ 11 II. Description du projet et de sa zone d’influence ________________________________ 12 2.1. Description du projet ___________________________________________________ 12 2.2. Description des travaux _________________________________________________ 15 2.3. Durée des travaux _____________________________________________________ 16 2.4. Localisation des sites ___________________________________________________ 17 2.5. Description des sites ___________________________________________________ 17 III. DESCRIPTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ANALYSE DE LA SENSIBILITE DU MILIEU _____ 25 3.1. Localisation de la zone du projet __________________________________________ 25 3.2. L’environnement socio-économique _______________________________________ 25 3.3. Les données biophysiques de la zone du projet ______________________________ 27 IV. CADRE POLITIQUE, JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL ____________________________ 36 4.1. Cadre politique________________________________________________________ 36 4.2. Le cadre juridique _____________________________________________________ 40 4.3. Cadre institutionnel ____________________________________________________ 46 V. CONSULTATIONS PUBLIQUES ______________________________________________ 52 5.1. Objectifs de la consultation publique ______________________________________ 52 5.2. Méthodologie ________________________________________________________ 52 5.3. Principes de base du programme participatif ________________________________ 53 5.4. Étapes et résultats des consultations publiques : ____________________________ 53 5.5. Craintes et préoccupations exprimées par les acteurs consultés _________________ 67 5.6. Recommandations formulées par les acteurs rencontrées :_____________________ 68 5.7. Synthèse des avis et recommandations des parties prenantes consultées _________ 68 VI. EVALUATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX __________________ 73 6.1. Méthodologie et limites de l’évaluation des impacts __________________________ 73 6.2. Identification des sources d’impact ________________________________________ 73 6.3. Identification des impacts résiduels _______________________________________ 76 6.4. Evaluation des mesures de bonification des impacts positifs ____________________ 77 6.5. Impacts environnementaux et sociaux négatifs _______________________________ 79 2 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 6.6. Prévention des risques identifiés__________________________________________ 82 VII. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES) _____________________ 88 7.1. Mesures règlementaires et administratives _________________________________ 88 7.2. Procédure de réception et de suivi des plaintes ______________________________ 89 7.3. Procédure d’information et de communication avec le public ___________________ 91 7.4. Procédure d’information et de communication auprès du personnel et des prestataires externes __________________________________________________________________ 91 7.5. Mesures organisationnelle pour la gestion de la mobilité des véhicules de livraison _ 92 7.6. Mesures préventives contre les chutes dans les tranchées _____________________ 92 7.7. Mesures organisationnelle pour le recrutement de la main d’œuvre locale ________ 92 7.8. Procédure de gestion des déchets_________________________________________ 92 7.9. Intégration des clauses environnementales et sociales dans le dao ______________ 93 7.10. Plan de gestion des impacts du projet ___________________________________ 93 7.11. Plan de suivi environnemental ________________________________________ 105 3 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam LISTE DES TABLEAUX Tableau 1: Emplacement des postes et types de travaux ........................................................ 24 Tableau 2: Fréquence (en %) des vents dominants au sol de 2007 à 2017 à Dakar ............... 28 Tableau 3: Etude de la sensibilité du milieu ............................................................................. 35 Tableau 4: Synthèse des politiques de sauvegarde .............................................................. 39 Tableau 5: Les cadres politique, juridique et institutionnel applicables au projet ................... 49 Tableau 6: Craintes et préoccupations des acteurs sociaux ..................................................... 70 Tableau 7 : Aspects environnementaux du projet .................................................................... 73 Tableau 8 : Renforcement de capacités des membres du comité technique ........................... 96 Tableau 9: Plan de gestion environnemental et social............................................................. 98 Tableau 10: Phase exploitation .............................................................................................. 101 Tableau 11: Récapitulatif du plan de suivi environnemental et social ................................... 108 4 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam LISTE DES FIGURES Figure 1: Zone d’intervention du projet dans la région de Dakar ............................................ 13 Figure 2: Localisation du projet dans la commune de Diamniadio .......................................... 17 Figure 3: Les zones d’habitat planifiées du projet .................................................................... 18 Figure 4: Les rurales et traditionnels du projet ........................................................................ 21 F IGURE 5 : GARAGE MÉCANIQUE .................................................................................................... 25 Figure 6: Extension activité de commerce ................................................................................ 25 Figure 7: Gravât sur rue............................................................................................................ 26 Figure 8: Extension de devanture ............................................................................................. 26 Figure 9 : Enclos sur rue............................................................................................................ 26 Figure 10 : Cantine sur rue ....................................................................................................... 26 Figure 11: Groupe et cantine sur rue ........................................................................................ 26 Figure 12: Activités économique sur rue .................................................................................. 26 F IGURE 13 : ROSE DES VENTS (DIRECTION DOMINANTE AU SOL À D AKAR DE 2007 À 2017) ................. 28 F IGURE 14 : V ARIATION MENSUELLE DES PRÉCIPITATIONS À D AKAR DE 2007 À 2017 .......................... 30 F IGURE 15 : E VOLUTION INTER -MENSUELLE DES TEMPÉRATURES À DAKAR (1951-2012) .................... 30 F IGURE 16: EVOLUTION INTER -MENSUELLE DE L ’HUMIDITÉ RELATIVE À DAKAR (1951-2012) .............. 31 Figure 17 : Equipements de protection individuelle pour les travaux sous basse tension ....... 85 5 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam SIGLES ET ABREVIATIONS AGEROUTE : Agence des Travaux et de Gestion des Routes ANACIM Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie ANAT : Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire BC Bureau de Contrôle BT : Basse tension CBP Codes de Bonnes Pratiques CFC ChloroFluoroCarbone CLM Comité Local de Médiation CO Monoxyde de carbone CO2 Gaz carbonique CRSE Comité Régional de Suivi Environnemental dB Décibel DEEC Direction de l’Environnement et des Etablissements Classés DPC Direction de la Protection Civile DREEC Division Régionale de l’Environnement et des Etablissements Classés DSRP Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté EIES Etude d’Impact Environnemental et Social EPI Equipement de Protection Individuelle ERP Etablissement Recevant du Public GES Gaz à Effet de Serre GIEC Groupe International d’Expert sur les évolutions du Climat HFC HydroFluoroCarbures HSE Health Safety Environment (Santé Sécurité Environnement) ICPE Installations Classées pour la Protection de l’Environnement 6 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam IST Infections Sexuellement Transmissibles kVA kilovolt Ampère Kw Kilowatt kwh kilowatt-heure m² Mètre carré MEDD Ministère de l'Environnement et du Développement Durable MES Matières En Suspension MT Moyenne Tension NS Norme Sénégalaise O₂ Oxygène ODD Objectifs Développement Durable OMD Objectif du Millénaire pour le Développement ONAS Office Nationale de l’Assainissement PASE Projet d’appui au secteur de l’électricité PDAS Plan Directeur d'Aménagement et de Sauvegarde PFC PerFluoroCarbure PGES Plan de Gestion Environnementale et Sociale PME Petite et Moyenne Entreprise PMI Petite et Moyenne Industrie PNAE Plan National d’Action Environnemental PNAT Plan National d’Aménagement du Territoire PSE Plan de Suivi Environnemental PSE Plan Sénégal Émergent QHSE Qualité HSE (Health, Safety, Environment) (Santé, Sécurité Environnement) RN Route Nationale SDE Sénégalaise Des Eaux SENELEC Société Nationale Electricité du Sénégal SIDA Syndrome Immuno Déficience Acquis 7 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam SONATEL Société nationale de télécommunication SONES Société Nationale des Eaux du Sénégal VRD Voiries et Réseaux Divers 8 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam I. INTRODUCTION GENERALE Le secteur énergétique au Sénégal est confronté à une forte croissance de la demande, conséquence de l’extension rapide de l’agglomération et de l’accroissement des activités économiques. Cette croissance rapide de la demande est plus vécue dans la région de Dakar qui, concentre une bonne partie de la population et de l’économie du pays. Ainsi, beaucoup de nouveaux quartiers, surtout en banlieue, ne sont pas encore desservis en énergie électrique. A ces problèmes de déficit viennent s’ajouter ceux liés à la mauvaise qualité et l’insuffisance de service. Conséquemment, certaines populations usent de moyens clandestins pour effectuer des branchements illégaux. Cette situation fait que la plupart des réseaux sont surchargés et causent ainsi une baisse du niveau de tension normalisée avec comme suite logique, des dommages subis comme les pertes matérielles chez la clientèle. La SENELEC a déjà répertorié tous les sites concernés par le projet sur la base d’absence ou de surcharge de son réseau de distribution. Le Projet « d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam » s’inscrit dans le cadre du Développement des Réseaux de Distribution Electrique à moyen terme de SENELEC. Il vise à développer le réseau MT/BT de Dakar pour répondre à la demande. En même temps, il vise l’amélioration de la qualité du réseau tant sur le plan matériel que sur les paramètres électriques avec pour objectif de répondre adéquatement aux besoins énergétiques de la région. C’est dans ce contexte que le Sénégal a bénéficié d’un appui financier de la Banque Mondiale pour la réalisation du Projet « Extension et Densification de Réseaux à Dakar » à travers le Programme d’Appui au Secteur de l’Electricité dénommé (PASE). Les principaux objectifs de développement du PASE sont de contribuer à : - la réduction des pertes techniques et commerciales de la Société nationale d’Électricité (SENELEC) ; - l'amélioration de la fiabilité des services d'électricité dans les régions sélectionnées avec un accent particulier sur le Grand Dakar. Le PASE estimé à 93.5 millions de dollars est approuvé en Juillet 2011. Il comporte quatre composantes dont la première porte sur la modernisation et la remise en état du réseau de transport et de distribution avec un accent particulier sur : - l'extension et la densification du réseau de distribution du Grand Dakar ; - la remise en état, la réhabilitation ou le remplacement des lignes et postes existants dans le réseau d’interconnexion sur le territoire du client ; - la mise à niveau du réseau de distribution de 6,6 kV à 30 kV d’au moins deux postes du Grand Dakar ; - l'installation d'au moins 194 postes de distribution moyenne tension/basse tension (MTBT) commandés à distance dans le Grand Dakar ; - l’extension du réseau d'interconnexion pour atteindre les centres de consommation secondaires isolés sur le territoire du client. Pour ce projet, un Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) a été élaboré pour réfléchir et proposer des mesures dont la mise en œuvre permettra de respecter les lois et règlements nationaux et les Politiques Opérationnelles (PO) de la Banque mondiale (BM) en matière de gestion de l’environnement et des aspects sociaux. 9 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam A travers ce projet, le plan de gestion environnemental et social actualisé permet ainsi de fournir les mesures dont la mise en œuvre permettra au projet d’être en conformité avec les lois et règlements nationaux et les PO de la BM en matière de gestion de l’environnement et des aspects sociaux. La mission est ainsi menée sur la base du cadre juridique sénégalais en matière environnementale et en conformité avec les politiques de sauvegarde environnementales et sociales du groupe de la Banque Mondiale. Cette étude présente l’actualisation du Plan de Gestion Environnementale et Sociale du projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam . Elle comprend une introduction générale qui regroupe le contexte de cette étude, les objectifs et la méthodologie appliquée ; la présentation des travaux prévus ; l’analyse des variantes, la présentation des dispositions légales et réglementaires applicables au projet, l’identification des impacts, l’analyse des risques et dangers et le PGES ainsi que les mesures de gestion environnementales et sociales à appliquer. 1.1. Objet du rapport L’objet de ce rapport est de présenter le Plan de Gestion Environnementale et Sociale du projet « extension et densification de réseaux à Dakar ». Il s’inscrit dans le cadre de l’Etude Détaillée de Développement des Réseaux de Distribution Electriques à moyen terme de SENELEC consistant en la construction de lignes Basse Tension, de lignes Moyennes Tension et de postes de distribution dans les quartiers des Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny et Sangalkam. Il vise à développer le réseau de distribution de Dakar pour répondre à la demande. En effet, l’accroissement substantiel du nombre d’abonnés et la réalisation de près de 28 000 nouveaux branchements justifient l’extension du réseau. Au terme du projet, l’objectif est de réaliser : - 53 postes MT/BT ; - 25 km de lignes ou câbles souterrains MT ; - 60 km de lignes aériennes Basse Tension. Il s’agit ainsi d’étendre le réseau de la SENELEC par la création de réseau de distribution BT (extension) sur certains sites qui ne sont pas encore desservis en énergie électrique, et implanter des postes moyenne tension (densification) dans des zones où la qualité de service s’est dégradée à cause d’un fort déséquilibre entre l’offre et la demande (demande supérieure à l’offre). Le but visé par le PGES est d’identifier les impacts positifs et négatifs et de proposer, selon leurs natures, des mesures d’atténuation et de prévention susceptibles de les atténuer ou des mesures de bonification. Le PGES tiendra également compte des mesures de surveillance et de suivi dont la mise en œuvre permettra de s’assurer que le projet est en conformité avec les lois et règlements nationaux et les PO de la BM en matière de gestion de l’environnement et des aspects sociaux. 1.2. Méthodologie La démarche a été articulée autour de quatre axes majeurs d’intervention : 10 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - analyse des documents techniques fournis par le projet et des documents de planification réalisés existants concernant les zones traversées par la ligne et celles accueillant les postes ; - visites des différents sites d’intervention du projet ; - rencontres avec les acteurs institutionnels, les populations et les concessionnaires principalement concernés par le projet ; - analyse des informations et études (faisabilité notamment) déjà réalisées sur le projet à l’issue de rencontres organisées avec SENELEC. Phase de collecte de données et d’information Des visites de site ont été organisées pour recueillir les informations relatives à la situation des postes et du tracé avec l’équipe technique de la SENELEC. A cet effet, des fiches d’enquêtes et formulaires ont été élaborés pour identifier les contraintes majeures sur l’environnement immédiat des postes de transformation et du tracé des câbles. Ainsi pour chaque axe visé, Il s’agissait de relever les informations liées aux aspects environnementaux et sociaux suivant : - Présence d’activités socio-économiques ; - Les contraintes physiques ; - Menace à la sécurité des populations riveraines et acteurs économiques ; - Présence d’autres réseaux concessionnaires ; - Gênes et nuisances au cadre de vie ; - Menace sur les milieux biophysiques. 1.3. Consultations publiques au niveau des axes concernés Des enquêtes publiques ont été organisées, dans le cadre de l’EIES du projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam, dans le but d’informer les populations concernées et de recueillir leurs points de vue sur le projet. Ces enquêtes ont permis de recueillir les avis, attentes, préoccupations et recommandations des personnes rencontrées. Les cibles étaient : - les autorités administratives ; - les services techniques déconcentrés, - les concessionnaires de réseau, - les collectivités locales ; - les acteurs économiques. 1.4. Analyse des données recueillies sur site Après la phase de collecte, l’analyse a été faite sur les différentes préoccupations soulevées. Les entretiens semi collectifs effectués ont été retranscrits avant le recueil des différentes préoccupations soulevées. Cette analyse a consisté également à dépouiller les fiches d’enquétes réalisées auprés des acteurs le long du tracé et des sites retenus dans la cadre de ce projet. Parmi les données recuellies sur site figurent également les caractéristiques physiques des zones traversées et la composition des activités socioéconomique qui y sont menées. 11 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam II. Description du projet et de sa zone d’influence 2.1. Description du projet Le projet couvre donc des zones de banlieue très peuplées, souvent pauvres et abritant les populations les plus démunies de la région. Une grande partie de cette zone couverte par le projet sont des zones écologiques sensibles ou des zones destinées à l’agriculture. En effet, la forte pression foncière due à l’accroissement rapide de l’agglomération diminue le nombre de terrain disponible et accroit le prix de ces derniers. Ceci pousse la population à occuper de manière irrégulière des zones non aedificandi jadis réservées à l’agriculture (zones marécageuses inondables des Niayes). Leur occupation a un impact négatif sur l’environnement, sur les écosystèmes, sur l’économie locale et en sus elle met en danger les populations. 12 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam FIGURE 1: ZONE D ’INTERVENTION DU PROJET DANS LA REGION DE DAKAR 13 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 14 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 2.2. Description des travaux Comme indiqué dans la partie introductive, le projet consiste en l’extension et la densification du réseau de la SENELEC. Il est prévu de réaliser : - 53 postes MT/BT ; - 25 km de lignes ou câbles souterrains MT ; - 60 km de lignes aériennes Basse Tension Les postes seront installés au plus proche des réseaux MT pour respecter les exigences techniques du projet (25 km de câbles souterrains MT). Les bâtiments recevant du public « école, mosquée etc. » sont les endroits les plus ciblés comme lieu d’emplacement des postes. Au total, l’implantation de 33 postes est prévue dans la zone de DAKAR 1 (Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff) et 14 dans la zone de DAKAR 2 (Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam, etc.). En plus de l’installation de ces postes MT/BT, l’extension du réseau BT est prévue dans certaines localités qui ne sont pas encore alimentées. La phase de construction ainsi que celle de l’exploitation auront des répercussions sur l’environnement qui seront appréciées différemment selon plusieurs paramètres incluant la localisation, la densité d’occupation, la nature des sols, etc. Ce projet va se concrétiser par des travaux d’ouverture de tranchées, des travaux de génie civil, de pose de postes type cabine, de pose de câbles enterrés et la réalisation de lignes aériennes Basse Tension sur poteaux bois. 2.2.1. Installation et raccordement des postes et Pose des lignes souterraines Les lignes souterraines seront posées le long des trottoirs, des rues et des routes. Cela impliquera l’installation de chantiers d’ouverture de tranchées dans des zones résidentielles (Almadies, Ngor) mais aussi dans la banlieue caractérisée par des zones à haut niveau d’activités économiques et une concentration de populations et de propriétés privées. Il faudra aussi noter de très probables traversées de routes à grand trafic (routes départementales et nationales) qui perturberont la circulation automobile et piétonne. Il sera réalisé par endroit un réseau aéro-souterrain pour brancher les nouveaux postes sur le réseau MT aérien existant. 2.2.2. Passage des câbles dans l’emprise des trottoirs et des rues Pour le passage des câbles dans l’emprise des trottoirs et des rues, les activités ci-dessous seront menées : - libération des emprises ; - balisage de la zone de travail ; - ouverture des tranchées (-0,8m) ; - pose de la première couche (lit de sable de dune) sur 20 cm ; - déroulage et pose de câbles ; - pose de la deuxième couche lit de sable de dune sur 20 cm au-dessus du câble ; - pose du grillage avertisseur ; - remblai tout venant sur 20 cm ; - pose des bornes repères ; 15 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - remise en état des lieux. 2.2.3. Passage des câbles sous les chaussées Cette activité va concerner : - le balisage, la protection et l’éclairage de la zone de travail ; - l’ouverture des tranchées sous chaussée (-01m) ; - la pose des buses PVC de protection mécanique ; - la pose de sable de dune sur 20 cm ; - l’arrosage et le compactage ; - le déroulage et pose des câbles. - la pose du grillage avertisseur ; - la remise en état par les services routiers ; - la pose des bornes repères ; 2.2.4. Pose des postes de transformation Les postes de transformation MT/BT seront des cabines maçonnées préfabriquées. Des massifs bétonnés seront réalisés et recevront les cabines préfabriquées. Les zones devant les recevoir sont déjà identifiées et SENELEC a introduit des demandes d’autorisation d’implantation des postes et d’ouvertures de tranchées auprès de certaines Mairies. Ces cabines seront principalement placées dans des espaces publics (mosquée, école, etc.). Toutefois, dans les lieux où le risque d’inondation existe (Guédiawaye, Pikine, etc.), des massifs surélevés seront réalisés afin de protéger la cabine. 2.2.5. Installation du réseau BT aérien La construction de 60 km de réseau Basse Tension sera effectuée en respectant les étapes suivantes qui seront réalisées dans des périodes plus ou moins courtes : - identification et libération des couloirs de ligne ; - soumission et validation du schéma d’alimentation ; - piquetage de la position des massifs des poteaux en bois ; - réalisation des fouilles des pieds des poteaux à une profondeur H/10 + 0,5 m (H étant la hauteur des poteaux) ; - transport des poteaux en bois ; - implantation des supports ; - déroulage et réglage de la ligne ; - installation des dérivations et mise en service de la ligne. 2.3. Durée des travaux Les travaux sont prévus pour être réalisés en deux phases selon les localités concernées : - La construction du réseau de Dakar 1 (Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff) incluant les 14 postes va durer 12 mois ; - Les 32 postes situés dans Dakar 2 (Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam) ainsi que son réseau aérien et souterrain seront construits dans un délai de 18 mois. 16 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam FIGURE 2: L OCALISATION DU PROJET DANS LA COMMUNE DE DIAMNIADIO 2.4. Localisation des sites Les sites devant accueillir le projet sont localisés dans différents quartiers de la ville de Dakar et sa banlieue. Ces zones d’implantation du projet recouvrent principalement les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff et Cambérène. Sont aussi concernées les villes de Pikine, de Guédiawaye, de Rufisque et les communes de Bargny, Sangalkam, etc. L’étendue du site du projet est subdivisée en deux zones que sont : - Zone Dakar 1 : de Cambérène vers Dakar centre (Ouakam). - Zone Dakar 2 : de Cambérène jusqu’à la ville de Sébikotane ; Dans ces zones, les sites les plus démunis en installation électrique et ceux présentant une forte demande non satisfaite ont été privilégiés dans le projet. 2.5. Localisation des postes et les travaux prévus Les postes seront installés au plus proche des réseaux MT pour respecter les exigences techniques du projet (25 km de câbles souterrains MT). Les bâtiments recevant du public « école, mosquée etc. » sont les endroits les plus ciblés comme lieu d’emplacement des postes. Le tableau suivant présente les emplacements retenus pour les postes et les types de travaux à réaliser. 17 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam FIGURE 3: LES ZONES D ’HABITAT PLANIFIEES DU PROJET 18 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 19 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 20 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam FIGURE 4: LES RURALES ET TRADITIONNELS DU PROJET 21 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 22 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawa ye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 23 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tableau 1: Emplacement des postes et types de travaux SITE TRAVAUX OBSERVATIONS (Bambilor) Reconstruction du réseau BT Présence de raccordement non autorisé ; Poste Proche d’une mosquée Kounoune Fass Construction d’un poste MT + Pas de réseau électrique réseau BT existant Lébougui Construction d’un poste MT + Câble traverse une petite réseau BT route ; Poste proche de l’établissement scolaire Mousdalifa (Bargny) Construction d’un poste MT + Pas de réseau électrique noté réseau BT ; Poste près du marché Médina Salam Keur Construction d’un poste MT + Massar réseau BT Djeddah Thiaroye Kaw Construction d’un poste MT + réseau BT Diamniadio quartier Darou Construction d’un poste MT + Poste tout près (ou à Salam réseau BT l’intérieur) du lycée Diamniadio quartier Darou Construction d’un poste MT + Poste tout près (ou à Salam réseau BT l’intérieur) du lycée Guinaw Rail Mosquée Construction d’un poste MT + réseau BT Cité Lébougui Construction d’un poste MT + Traversée d’une petite route réseau BT Cité Gabon Rufisque Construction d’un poste MT + Présence de maisons réseau BT surplombées par la HT La zone du projet couvre tous les départements de la Région de Dakar : Dakar, Guédiawaye, Pikine et Rufisque. Dans la zone d’étude, on a des domaines classés et des domaines protégés. Les domaines classés sont entre autres la forêt de Mbao, la forêt de Sébikotane, la réserve botanique de Noflaye, la zone de reboisement Nord, les périmètres boisés des Mamelles, Ngor, Yoff, Grand Yoff et Bargny. Les communes de Sangalkam et Yenne font partie des domaines classés situés dans la zone du projet. Le site du technopole de Pikine situé dans la grande Niayes de Dakar abrite une importante faune aviaire. Cette zone humide fait partie des rares espaces verts de Dakar servant d’habitat pour les oiseaux migrateurs. Des Almadies à la structure villageoise de Sangalkam en passant par la banlieue proche, le niveau de vie des populations est très variable. Il est très élevé comparativement au niveau national dans certaines zones et se traduit en pauvreté extrême dans d’autres. 24 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam III. DESCRIPTION DE L’ENVIRONNEMENT ET ANALYSE DE LA SENSIBILITE DU MILIEU 3.1. Localisation de la zone du projet La région de Dakar dont l’espace se confond à la presqu’île du Cap Vert s’étend sur une superficie de 550 km², soit 0,28 % du territoire national. Elle est comprise entre les 17° 10 et 17° 32 de longitude Ouest et les 14° 53 et 14° 35 de latitude Nord. Les conséquences de l’etroitesse de la presqu’ile de Dakar (0,28 % du territoire national qui abrite 3630324 habitants) sont réelles : forte densité de population, promiscuité, besoins exponentiel en énergie, etc. . Sur le plan administratif, les tracés vont passer sur des rues localisées à Dakar, Pikine et Guédiawaye et le département de Rufisque. 3.2. L’environnement socio-économique L’habitat et le foncier constituent un des problèmes cruciaux pour la population de la zone dans cette partie du projet. Ce problème est visible à plusieurs niveaux. Au niveau de la population, l’accès et la satisfaction de la demande restent très faibles. Au niveau des pouvoirs publics, la gestion et la maîtrise de l’évolution de l’urbanisation font encore défaut. L’image de la ville est aujourd’hui indissociable de cette économie populaire notamment les marchands ambulants. Ces derniers squattent l’ensemble des espaces urbains destinés au grand public : la voirie communale, les troitoirs, les espaces verts et jardins publics, etc. On note une forte densité de population et une occupation anarchique de la voie publique, des commerces, des tabliers, atelier de mécanicien, des enclos de mouton, etc. F IGURE 5 : GARAGE MÉCANIQUE Figure 6: Extension activité de commerce 25 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Figure 7: Gravât sur rue Figure 8: Extension de devanture Figure 9 : Enclos sur rue Figure 10 : Cantine sur rue Figure 11: Groupe et cantine sur rue Figure 12: Activités économique sur rue La ville de Dakar regroupe l’essentiel des infrastructures et équipements au niveau régional. L’analyse de la carte des infrastructures routières montre un maillage très serré. Elles sont composées de sept pénétrations et de trois rocades pour un réseau revêtu de plus de 960 km. A Pikine, l’urbanisation rapide s’est très vite traduite par une forte demande en sol entraînant la ruée vers la terre selon des processus d’occupation différents. On aboutit à une ville hybride à trois (3) visages dominée par l’irrégulier: 26 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam • une ville régulière constituée de Dagoudane (noyau originel) et de nombreux nouveaux quartiers lotis à l’exemple de Fass Mbao, de Sicap Mbao, de Zac Mbao, plus récemment de Mbao ville- neuve, de plusieurs cités à Keur Massar à côté des parcelles Assainies ; créations plus récentes mais entrant dans un processus de planification urbaine. Cette partie éclatée de part et d’autre de la ville est appelée Pikine régulier qui constituerait environ 42% de l’espace occupé. • Une ville irrégulière représentant l’ensemble de l’habitat spontané et des lotissements irréguliers située entre Dagoudane et les cinq (5) grands villages traditionnels (Thiaroye, Yeumbeul, Mbao, Keur Massar, Malika). Appelé « Pikine irrégulier » cet ensemble est estimé à 43% de la superficie du département. • Une ville « traditionnelle » essentiellement constituée de villages traditionnels du Cap Vert : 15% de l’espace pikinois. Cette extension accompagnée d’une densification de l’occupation du sol est le résultat d’une forte demande soutenue qui a abouti aujourd’hui à une saturation spatiale entraînant la course aux dernières réserves et la disparition des derniers espaces boisés, la menace sur les terres agricoles, les aires protégées (Forêt de Mbao, les Niayes) et la récupération des zones d’activités artisanales (mécanique, menuiserie, soudure ; etc.). D’où une demande de plus en plus importante en énergie. Le secteur tertiaire est principalement caractérisé par la diversité des activités et des acteurs. Il englobe une multitude d’activités (commerce, transport, mécanique, BTP, menuiserie, tôlerie, soudure, couture, coiffure, boulangerie, courtage, tannerie/cordonnerie, bijouterie, tourisme, artisanat, téléservices, sport, musique, l’art, radios communautaires; etc.) Le secteur du commerce est un des plus dynamiques. Pikine compte 5 marchés centraux (Zinc, Sandika, Thiaroye, Marché Poisson et Keur Massar), 11 marchés de quartiers, des marchés hebdomadaires dont les plus réguliers sont ceux d’Icotaf et de Keur Massar. Ces marchés absorbent une forte main-d’œuvre féminine et répondent aux besoins de proximité et d’accessibilité. 3.3. Les données biophysiques de la zone du projet Les zones ciblées par le projet en milieu urbain appartiennent au domaine climatique sahélo- soudanien où deux (2) saisons caractéristiques peuvent être distinguées en fonction du critère pluviométrique : une longue saison sèche et une courte saison pluvieuse. Cependant, le climat de la région est relativement doux et ceci, en raison d’une position géographique "privilégiée" et des influences océaniques qui donnent à la région un cachet particulier. 3.3.1. Principaux paramètres climatiques La station de Dakar-Yoff constitue la référence climatique dans la zone d’influence du projet. Les principaux paramètres climatiques sont : - Les vents La zone du projet est sous l’influence de trois (3) masses d’air : • l’Alizé maritime, vent frais et humide de direction Nord/Nord-Ouest qui souffle de novembre à juin. Il est issu de l’Anticyclone des Açores et atteint la presqu’île après un parcours océanique ; • l’Alizé continental (harmattan), vent chaud et sec de direction Nord-Est, souffle de mars à juin. Il n’atteint la côte qu’à la faveur d’un affaiblissement de l’alizé maritime ; 27 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam • la Mousson apporte les pluies. Il provient de l’anticyclone de Sainte-Hélène dans l’Atlantique Sud. Il souffle de juin à octobre. Le régime des vents est caractérisé par une variation saisonnière des directions dominantes avec des vents du Nord ou alizés (novembre à mai-juin) et des vents du Nord-Est. Á partir de la période mai- juin, c’est le vent de mousson qui s’installe. Les vents les plus forts sont enregistrés en saison sèche. Ce sont les alizés du Nord ou du Nord-Est, alizé maritime qui peut s’écouler calmement. Il arrive qu’ils soufflent en rafales, soulevant sables et poussières, dont la force dépasse souvent 5m/s. La vitesse moyenne des vents ne dépasse pas 6 m/s dans la région, mais reste supérieure à 4 m/s. Tableau 2: Fréquence (en %) des vents dominants au sol de 2007 à 2017 à Dakar Jan Fév Ma Avr. Mai Jui. Jul. Aoû. Se Oct. No Déc Mois v. . r. p. v. . Vitesse 5.5 3.5 4.7 5.5 moyen 5.41 5.68 5.85 5.19 4.27 3.96 3.73 3.85 1 0 6 3 ne N N N N NN NW WN W N N N NN Directi W W E on NN NN NN NN NN WN N NN NN E E E W N W W W W W E N Source : ANACIM, 2018 FIGURE 13 : ROSE DES VENTS (DIRECTION DOMINANTE AU SOL A DAKAR DE 2007 A 2017) Direction dominante de janvier à Dakar (1951-2006) Direction dominante de février à Dakar (1951-2006) Direction dominante de mars à Dakar (1951-2006) N N N 80 60 NNW NNE NNW NNE NNW 50 NNE 50 40 NW 60 NE NW NE NW 40 NE 30 30 40 WNW 20 ENE WNW ENE WNW ENE 20 20 10 10 W 0 E W 0 E W 0 E WSW ESE WSW ESE WSW ESE SW SE SW SE SW SE SSW SSE SSW SSE SSW SSE S S S Janvier Février Mars Direction dominante en avril à Dakar (1951-2006) Direction dom inante de m ai à Dakar (1951-2006) Direction dominante de juin à Dakar (1951-2006) N N N 60 50 40 NNW NNE NNW NNE NNW NNE 50 40 30 NW 40 NE NW NE NW NE 30 30 20 WNW ENE WNW 20 ENE WNW ENE 20 10 10 10 W 0 E W 0 E W 0 E WSW ESE WSW ESE WSW ESE SW SE SW SE SW SE SSW SSE SSW SSE SSW SSE S S S Avril Mai Juin 28 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Direction dominante de juilet à Dakar (1951-2006) Direction dom inante en août (1951-2006) Direction dominante de septembre à Dakar (1951-2006) N N N 30 25 25 NNW NNE NNW NNE NNW NNE 25 20 20 NW NE NW NE NW NE 20 15 15 15 WNW ENE WNW 10 ENE WNW 10 ENE 10 5 5 5 W 0 E W 0 E W 0 E WSW ESE WSW ESE WSW ESE SW SE SW SE SW SE SSW SSE SSW SSE SSW SSE S S S Juillet Août Septembre Direction dominante d'octobre (1951-2006) Direction dom inante de novem bre (1951-2006) Direction dom inante de décem bre (1951-2006) N N N 60 60 50 NNW NNE NNW NNE NNW NNE 50 50 40 NW 40 NE NW NE NW NE 40 30 30 30 WNW ENE WNW ENE WNW 20 ENE 20 20 10 10 10 W 0 E W 0 E W 0 E WSW ESE WSW ESE WSW ESE SW SE SW SE SW SE SSW SSE SSW SSE SSW SSE S S S Octobre Novembre Décembre Source : ANACIM, 2018 - La pluviométrie La pluviométrie est caractérisée par une grande variabilité inter annuelle. Les précipitations surviennent généralement entre juillet et octobre et le mois d’août concentre la fréquence d’apparition du maximum pluviométrique la plus élevée. Ces précipitations sont peu abondantes et dépassent rarement 500 mm par année dans la zone. L’analyse de l’évolution interannuelle des précipitations sur la période 1950-2000 montre deux (2) phases distinctes : une période d’abondance pluviométrique du début des années 1950 jusqu’à la fin des années 1960 ; une longue période de déficit pluviométrique allant du début des années 1970 à 2000. Il faut également souligner que les précipitations dites pluies hors saison appelées « Heug » ou « pluies des mangues » surviennent souvent en saison sèche, notamment durant la période froide (décembre, janvier et février). Ces précipitations sont généralement faibles voire insignifiantes mais peuvent atteindre exceptionnellement des valeurs élevées comme ce fut le cas en janvier 2002 à Dakar avec 34,8 mm. 29 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam F IGURE 14 : V ARIATION MENSUELLE DES PRÉCIPITATIONS A D AKAR DE 2007 À 2017 Source : ANACIM, 2018 La structure de la saison des pluies comporte, cependant plusieurs irrégularités. Elles peuvent être appréhendées à travers la fréquence des périodes de début, de la fin et de la durée de l’hivernage. - Les températures L’Alizé maritime, vent frais qui intervient, surtout en saison sèche et marqué par une faible amplitude thermique diurne, explique la clémence des températures dans les communes de la zone du projet durant cette période par rapport à ce que l'on observe à l'intérieur du pays. La période juin-novembre est globalement la plus chaude, avec cependant un léger repli en août. La période novembre-mai est caractérisée par des températures relativement basses. FIGURE 15 : EVOLUTION INTER -MENSUELLE DES TEMPERATURES A DAKAR (1951-2012) Evolution inte rmensuelle de la te mpérature à Dak ar (1951-2012) 35 30 y = 0,5004x + 24,292 R² = 0,5493 y = 0,5285x + 20,846 R² = 0,5259 25 20 T°C 15 y = 0,5919x + 17,445 R² = 0,4758 10 5 T°x T°n T°moy 0 tendance 1 jan fév mar avr mai jun jui tendance aou3 sep oct nov déc M ois tendance 2 Source : ANACIM, 2018 L’étude des éléments du climat est faite à partir des données de la station synoptique de Dakar Yoff, qui est la station météorologique la plus proche et de référence (période d’observation : 1951-2012). 30 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Ainsi, les extrêmes de températures sont nivelés par la présence adoucissante de la mer. La température moyenne annuelle est plus faible que dans le reste du pays et se situe aux alentours de 25°C. La température maximale moyenne atteint 30°C, tandis que le minimum moyen est proche de 17°C. Le maximum du mois de juillet est lié en partie au caractère brulant de l’harmattan et le maximum d’octobre s’explique par la fin de la saison des pluies. Alors que, le minimum de Décembre est lié à la percée de l’alizé issu des Açores et de l’incursion d’air polaire et le minimum du mois d’Août s’explique par l’humidité de la mousson. Comprise entre 21,3°C en Janvier et 27,5°C au mois de juillet, l’évolution des températures moyennes est parallèle à celle des températures minimales. Par contre, les températures minimales se caractérisent par une évolution uni-modale. Elles s’élèvent jusqu’au mois d’aoùut (25°C) et chutent à 16,7°C en Janvier. - L’humidité relative Les variations de l’humidité relative moyenne dépendent en partie de la température de l’air et des caractéristiques hygrométriques des masses d’air. La clémence des températures ainsi que la position géographique de la région notamment sa situation à proximité de la mer sont des facteurs qui favorisent l’importance de l’humidité relative dans les communes de Dakar. C’est ainsi que le taux de l’humidité relative moyenne avoisine parfois les 100 % surtout durant la saison des pluies, notamment entre août et septembre. Les valeurs les plus faibles de l’humidité relative sont observées en saison sèche, période durant laquelle l’évaporation reste relativement importante. (Moyenne annuelle de 82.93% entre 2000 et 2010). F IGURE 16: EVOLUTION INTER -MENSUELLE DE L ’HUMIDITE RELATIVE A DAKAR (1951-2012) Evolution inte rmensuelle de l'humidité relative à Dak ar (1951-2012) 100 90 y = -0,1645x + 91,701 R² = 0,1036 80 y = 0,0116x + 75,507 70 R² = 8E-05 Humidité en % 60 50 y = 0,1876x + 59,314 R² = 0,0063 40 30 20 10 Hrx Hrm Hrn 0 tendance 1 jan fév mar avr mai jun jui tendance aou 2 sep oct nov déc Mois tendance 3 Source : ANACIM, 2018 - L’Insolation L’évolution est de type unimodal, la moyenne mensuelle de l’insolation à Dakar -Yoff est de 247,8 heures. Les apports énergétiques les plus importants surviennent entre mars et mai, période caractéristique de l’absence des pluies. 3.3.2. Le Relief et la topographie - Contexte topographique régional 31 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Le relief de la région de Dakar est dans l’ensemble plat, on y distingue topographiquement trois (3) zones bien distinctes : (i) la tête de la presqu’île, zone relativement élevée avec comme point culminant les Mamelles (105 mètres); (ii) la zone dépressionnaire occupée par des formations dunaires et des dépressions interdunaires appelée les Niayes issues des différentes transgressions et régressions marines datant du Quaternaire fait suite à la tête de la presqu’île ; (iii) la partie orientale située entre Yenne, Rufisque, Sangalkam et Sébikotane. Elle est relativement importante constituée de collines et de plateaux aux versants assez doux avec des altitudes variant entre 30 et 80 mètres. Le relief dunaire représente l’ensemble morphologique le plus étendu de la région. Il est formé par : les dunes Ogoliennes (dunes rouges) ; les dunes du système de Cambérène (dunes jaunes) ; les dunes blanches littorales. C’est dans la ville de Dakar que l’on enregistre les altitudes les plus élevées avec des points cotés respectivement à 105 mètres pour la colline des Mamelles et 87 mètres pour le au Cap Manuel. La ville de Pikine est caractérisée par une topographie relativement faible et marquée du point géomorphologique d’un ensemble faisant alterner les formations dunaires orientées Nord- Est / Sud- Ouest et dépressions inter-dunaires. Cette région géomorphologique est communément appelée Niayes. La ville de Guédiawaye caractérisée par une situation topographie basse est bâtie sur la partie dunaire de la région de Dakar. - L’hydrologie Mise à part l’Océan Atlantique qui ceinture la région au Nord, à l’Ouest et au Sud, la zone dispose d’un réseau hydrographique constitué de lacs et de plans d’eau permanents et temporaires. On y trouve le plan d’eau du technopole de Dakar, le lac Tanma, le lac Retba, le marigot de Mbao, les plans d’eau temporaires de la forêt de Mbao, etc. Le réseau hydrographique a un caractère souvent « artificialisé » et les bassins versants sont de faibles dimensions. Cependant, on note l’existence de deux (2) grands types de bassins versants drainés par les eaux de ruissellement: • les bassins versants de façade Nord de la Presqu’île ; • les bassins versants de la façade Sud de la Presqu’île. Certains de ces bassins versants (BV) sont endoréiques, en raison de la présence des cordons dunaires et des nombreux bouchons dans le réseau hydrographique. Au niveau de la ville de Dakar, le réseau hydrographique est constitué de l’Océan Atlantique qui la ceinture et les eaux superficielles localisées dans les Niayes de la Patte d’Oie et des Maristes qui constituent le commencement des dépressions inter-dunaires qui se prolongent dans les départements de Pikine et Guédiawaye. Dans la ville de Pikine, les ressources en eau superficielle sont localisées dans les dépressions interdunaires. C’est dans ces unités géomorphologiques que se trouvent les mares temporaires. La nappe phréatique est souvent sub-affleurante à affleurante dans ces zones. En plus de la présence d'eau presque permanente du fait de la nappe qui affleure, les cuvettes constituent également des bassins de réceptacles des eaux de ruissellement. En dehors de ces ensembles géomorphologiques, la ville de Pikine est tenaillée au Nord et au Sud par le littoral Atlantique. Cette position géographique l’expose au relèvement du niveau marin et à son corollaire, l’érosion côtière d’autant plus que la topographie de Pikine varie entre 0 et 20 mètres. 32 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Concernant la ville de Guédiawaye, hormis les eaux de la nappe phréatique, le département de Guédiawaye ne dispose pas d'eaux de surface permanentes. Les seules eaux qu'on pourrait qualifier d'eaux superficielles sont les eaux des étangs, des parties où la nappe affleure et des eaux pluviales stagnantes qui disparaissent dès la fin de l'hivernage. Faune et Flore Bien qu’elle soit située dans le domaine sahélo-soudanien, les départements de la région de Dakar concernés par l’étude abritent des habitats naturels dont les plus importants sont les suivants : ➢ Département de Dakar Le Département de Dakar est essentiellement à vocation résidentielle et industrielle. La végétation dans le Département est composée essentiellement d’arbres plantés dont les espèces sont les suivantes : Azadirachta indica, Anacardium occidentale, Albizia lebbeck, Eucalyptus camaldulensis, Cordiasebestena, Caricapapaya, Terminaliacattapa, etc. Par contre, elle renferme le parc zoologique et forestier de Hann qui abrite une flore très diversifiée. ➢ Département de Guédiawaye Les dunes littorales avec steppe arbustive Sur les dunes littorales on trouve des espèces halophytes et psammophytes en plus d’un tapis herbacé discontinu avec quelques arbres. Globalement toutes les espèces rencontrées sur cette unité morpho pédologique sont adaptées à la salinité et à la mobilité du matériel. La couverture végétale du cordon littoral est constituée d’un pseudo steppe arbustive composée de Parinari macrophylla, Commiphora africana, Annona senegalensis, etc. Sur les flancs des dunes poussent des herbacées majoritairement constituée de Leptadenia hastata Une faible densité de végétation dans les sommets des dunes habitées, essentiellement dominées par des espèces anthropiques, avec une dominance de Azadirachta indica (Niim) ; Des bandes Elaeis guineensis et Cocos nucifera (cocotier) dans la zone de contact entre le bas du système dunaire et la dépression. On note également dans ces espaces la présence d’arbres fruitiers dont Annona muricata (corossolier), Carica papaya (papayer), Manguifera indica (manguier), Anacardium occidentale (anacardier) et des cultures horticoles avec divers légumes dont Brassica oleracea (choux), Lactuca sativa (salade) On remarque également une bonne représentation de la strate herbacée, quotidiennement récoltée pour la nourriture du cheptel urbain surtout les petits ruminants. Faune L’analyse du rapport sur les études diagnostiques du Plan Directeur d'Aménagement et de Sauvegarde (PDAS)1 montre qu’il existe dans l’ensemble des Niayes une diversité d’insectes (54), de poissons (39), de reptiles (8), d’oiseaux (142) et de mammifères (18) appartenant, comme pour la flore, à des groupes zoologiques d’affinités diverses. Cinq (5) espèces sensibles sont recensées dans la grande Niaye : Aythya nyroca (Fuligule nyroca), Gallinago media (Bécassine des marais), Marmaronetta angustirostris (sarcelle marbrée), Rynchops flavirostris (bec-en-ciseaux d’Afrique), et Torgos tracheliotos (vautour oricou). 1 STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT URBAIN DU Grand Dakar (HORIZON 2025), Novembre 2010 33 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 34 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tableau 3: Etude de la sensibilité du milieu Composantes État de référence Sensibilité environnementales La sensibilité environnementale notée à ce niveau reste faible avec la non proximité des axes avec les plans Faible Eaux superficielles d’eau Présence d’aquifères dans les sables quaternaires à des profondeurs variables variant entre 6 et 12 m Eaux souterraines dans la zone périurbaine. La nappe est parfois sub-affleurante. Faible Le projet se développe dans un cadre urbain fortement peuplé, la faune n’est pas très fournie, cependant cinq (5) espèces sensibles sont recensées dans la grande Niaye : Aythya nyroca(Fuligule nyroca), Gallinago media(Bécassine des marais),, Marmaronetta angustirostris(sarcelle marbrée), Rynchops flavirostris(bec-en-ciseaux d’Afrique),, et Torgos tracheliotos(vautour oricou). Faunes sauvage et résiduelle Cinq (5) autres espèces sont protégées par l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs Moyenne d’Afrique-Eurasie (AEWA) 34. Il s’agit principalement d’espèces migratrices: Plectropterus gambensis(Oie de Gambie), Ardea melanocephala(Héron mélanocéphale), Ardea cinerea(Héron cendré), Egretta garzetta(Héron garzette), et Bubulcus ibis(Héron garde – bœuf). Pour la faune résiduelle, l’élevage domestique (mouton, chèvre) est noté dans les zones du projet Flore On note une faible densité de végétation dans les zones habitées, la végétation est essentiellement Faible dominée par des espèces anthropiques, avec une dominance de Azadirachta indica (Niim) (margousier); Occupation du sol L’emprise du projet se situe dans plusieurs communes de la région de Dakar. Présence d’importantes sur le site et dans activités commerciales, agricoles (horticoles, maraîchers, etc.) sur le site et dans les environs mais également Important le voisinage de quelques garages mécaniciens, de cantines, des tabliers, etc. Population Les zones traversées par le projet demeurent fortement peuplées, le projet va produire des gênes temporairesMoyenne pour la population Infrastructures Réseau d’assainissement des eaux usées (pluviales et domestiques) est déficitaire avec sur certains Faible endroits du site des regards de la SDE et de l’ONAS. Sols Sols halomorphes et hydromorphes dans les dépressions dunaires des Niayes. Sols souvent instables. Important Source : ICEEA, 2018 35 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam IV. CADRE POLITIQUE, JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL L’énergie est un paramètre essentiel de l’activité économique et de la vie sociale. Elle est à la base de tout succès économique et du bien-être de l’homme. C’est un facteur de progrès. Cependant, dans les pays en voie de développement comme le Sénégal, ce bien précieux n’est pas à la portée de tout le monde. Le secteur de l’énergie souffre d’énormes difficultés quant à l’accès des populations à cette ressource vitale qu’est l’électricité. C’est conscient du rôle que joue l’énergie dans le développement économique du pays et le bien-être des populations que le Sénégal s’est engagé dans un processus d’amélioration de son accessibilité par le biais de la SENELEC. Ainsi, dans le cadre de son Plan d’Actions Prioritaires horizon 2016-2018, SENELEC a lancé un programme pour le renforcement de ces équipements et installations aussi bien dans le domaine de la production, du transport et de la distribution d’énergie. Ce Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam peut avoir des impacts significatifs sur l’environnement, la santé, la sécurité des travailleurs et des populations. En fonction de la demande en électricité, l’intensité du courant sur la ligne subit des variations quotidiennes et saisonnières. Proportionnellement à l’intensité, le champ magnétique aux alentours de la ligne sera plus ou moins élevé. C’est ainsi qu’il faut un respect strict de la réglementation afin de préserver l’environnement, la sécurité et la santé des personnes. On pourra également s’appuyer sur les directives internationales en la matière afin d’amoindrir le plus possible le risque d’exposition des populations et des écosystèmes. Ainsi, cette partie a pour objectif de synthétiser et d’analyser le cadre politique, juridique et institutionnel qui régit le projet de densification. Une analyse des politiques nationales en matière d’environnement et d’énergie sera effectuée. De même un rappel de la règlementation touchant le projet ainsi que les institutions devant intervenir de manière directe ou indirecte dans sa mise en œuvre est fait. 4.1. Cadre politique Moteur incontournable de développement, l’énergie permet de booster l’économie nationale, participe au bien-être et à la sécurité des personnes et des biens. Ce projet qui à terme permettra d’améliorer la disponibilité et l’accessibilité énergétique dans les zones de la région de Dakar. Toutefois, un ensemble d’instruments d’orientation stratégique et de planification a été adopté au Sénégal dans le domaine de l’énergie et celui de l’environnement. Ces politiques et programmes permettent d’accompagner le développement du secteur tout en protégeant l’environnement et la santé humaine. Ces instruments qui prennent souvent la dénomination d’axes, de stratégies, d’orientation, voire de plan, doivent être intégrés dans la mise en œuvre de ce projet. Il s’agit entre autres politique du : ❖ Plan Sénégal Émergent (PSE) Soucieux d’hisser le pays sur la voie du développement et de l’émergence économique et social, le gouvernement du Sénégal a adopté et mis en place une nouvelle stratégie, dénommé : Plan Sénégal Émergent (PSE). Cette stratégie constitue le référentiel de la politique économique et sociale du Sénégal sur le long et moyen terme. Le secteur de l’énergie constitue un soutien majeur au développement de l’économie, à la réduction des intégralités sociales et territoriale. La Stratégie d’Émergence traduit l’ambition 36 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam du Sénégal de garantir un accès large et fiable à une énergie bon marché. Ainsi le PSE vise les objectifs suivants : - Avoir un prix de l’électricité parmi les plus bas de la sous-région (-60 à 80 F CFA/kWh) pour un soutien à la compétitivité économique; - Diminuer de moitié la facture d’électricité des ménages; - Supprimer les coupures et les pertes associées. Le PSE poursuit et développe les orientations de la lettre de politique de développement du secteur de l’énergie d’octobre 2012 concernant l’électricité, les hydrocarbures et l’accessibilité à l’Énergie en milieu rural. Ce projet est d’une grande importance au vu des objectifs que s’est fixé le PSE dans le développement du secteur énergétique. Dans la mesure où l’électricité joue un rôle fondamental dans le développement économique et que le PSE a pour objectif principal d’inscrire le Sénégal dans la trajectoire de l’émergence, force est de constater que ce projet n’est venu qu’à son heure. ❖ La lettre de politique de développement du Secteur de l’Énergie de 2012 Dans le domaine de l’énergie, la vision prospective du programme et à moyen terme, cible un secteur énergétique caractérisé par une parfaite disponibilité de l’énergie au meilleur prix et garantissant un accès universel aux services énergétiques modernes dans le respect des principes d’acceptabilité sociale et environnementale. Les orientations données au Gouvernement en matière énergétique se fondent sur cette vision et se décline en stratégie et objectifs. Les objectifs stratégiques du secteur s’inscrivent en droite ligne de ceux fixés dans la décision A/DEC.24/01/06 des chefs d’État de la CEDEAO dont le Sénégal est signataire. Les objectifs de la lettre se déclinent par sous-secteur. Ainsi pour le sous-secteur de l’électricité elle ambitionne entre autres objectif de réhabiliter et de renforcer les infrastructures de transport et de distribution. Ainsi, ce projet rentre dans ce cadre de renforcement des infrastructures de transport et de distribution de l’électricité. ❖ Plan d’Action pour l’Environnement Ce document a été adopté en septembre 1997 et permet de mettre en œuvre les recommandations de Rio. Le PNAE constitue un cadre stratégique global visant à harmoniser les différentes politiques sectorielles en matière de gestion de l’environnement dans la perspective d’un développement durable. Un de ses principaux objectifs est la prise en compte de la dimension environnementale dans la planification du développement économique et social. Les activités entreprises dans le cadre de la préparation du PNAE ont permis de procéder à : - L’analyse des activités économiques structurantes et à l’évaluation de leurs incidences sur l’environnement ; - L’étude approfondie d’une série de thématiques articulées autour des enjeux et des défis environnementaux majeurs; - L’élaboration de Plans Régionaux d’Actions pour l’Environnement (PRAE) et leur synthèse sur une base éco-géographique; - La synthèse des stratégies d’intervention sectorielle en vue d’une meilleure connaissance des différents champs d’expression des politiques de gestion des ressources naturelles et de l’environnement. 37 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam ❖ La lettre de Politique Sectorielle de l’Environnement Elle a été adoptée en 2004 et réactualisée en 2009. Elle a pour but de répondre à la nécessité de concilier la conservation et l’exploitation des ressources naturelles et de l’environnement pour un développement durable et de réorienter les rôles de l’État et des autres acteurs non gouvernementaux pour un meilleur cadre de vie. ❖ La Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) La SNDD a pour objectif la coordination et la mise en cohérence des politiques, stratégies et programmes en cours d’exécution d’une part et d’autre part de favoriser une meilleure synergie entre les diverses actions conduites en tentant d’identifier et de faire prendre en charge les interfaces ou espaces de compétition. La Stratégie Nationale de Développement Durable constitue une réponse globale aux contraintes structurelles. Elle se décline en six axes majeurs parmi lesquels, la promotion de modes de production et de consommation durable; la promotion d’un développement équilibré et harmonieux ; et le renforcement des mesures et actions pouvant contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement. ❖ Les politiques de sauvegarde de la Banque mondiale Du fait de l’importance de la dimension environnementale, sociale et culturelle, la BM a développé des instruments politiques qui guident la conduite à adopter par les bénéficiaires dans le financement de ses projets. Ces politiques, dénommés politiques de sauvegarde visent à aider son personnel à promouvoir des approches de développement socialement et écologiquement viables, et à veiller à ce que les opérations ne portent pas préjudice aux populations ni à l’environnement. Elles comprennent : - la politique d’évaluation environnementale (OP 4.01 Évaluation environnementale); - les politiques entrant dans le cadre EE habitats naturels (OP 4.04 Habitats Naturels); - lutte antiparasitaire (OP 4.09 lutte antiparasitaire); - populations autochtones (OP 4.10 Populations Autochtones) ; - biens culturels (OP 4.11 Ressources Culturelles Physiques); - réinstallation involontaire (OP 4.12 Réinstallation Involontaire des populations); - foresterie (OP 4.36 Forêts); - sécurité des barrages (OP 4.37 Sécurité des barrages); - voies d’eau d’intérêt international (OP 7.50); - zones litigieuses (OP 7.60 Projets dans des zones en litige), Il faut préciser que la mise en œuvre de ce projet n’implique pas toutes les politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale. Toutefois, certaines d’entre elles s’appliquent au projet et méritent une attention particulière. Ces politiques sont les suivantes : OP 4.01 Évaluation environnementale Cette politique s’applique pour les projets financés par la BM et susceptibles d’avoir des impacts négatifs sur l’environnement. Elle permet de déceler les potentiels problèmes environnementaux et sociaux liés au projet. Sur le plan environnemental, l’OP 4.01 exige de prévoir des mesures d’atténuation et de surveiller les effets du projet sur l’environnement et, le cas échéant, de renforcer les capacités institutionnelles. Une attention particulière est accordée à la nature des consultations menées avec les groupes affectés et les ONG locales, pour déterminer notamment dans quelle mesure les points de vue de ces groupes ou organisations ont été pris en compte. En matière d’information, le rapport d’EE, doit être mis à la disposition des groupes affectés et des ONG dans un lieu public accessible, et officiellement soumis à la Banque. C’est après avoir reçu le rapport, que la Banque le mettra à la disposition du public par l’intermédiaire de son site web. 38 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Cette politique est déclenchée par le projet. OP 4.04 Habitats Naturels La conservation des habitats naturels, comme toute autre mesure de préservation et d’amélioration de l’environnement, est essentielle au développement durable à long terme. En conséquence, la Banque, dans le cadre de ses études économiques et sectorielles, des projets que l’institution finance ainsi que dans le cadre du dialogue de politique économique, appuie la protection, le maintien et la réhabilitation des habitats naturels et de leur fonction. En matière de gestion des ressources naturelles, la Banque soutient une approche fondée sur le principe de précaution, de façon à garantir que toutes les opportunités servant un développement environnemental durable soient saisies, et elle attend des emprunteurs qu’ils appliquent cette démarche. La mise en œuvre de ce projet aura des impacts peu significatifs sur les écosystèmes naturels que nous avons dans les différentes collectivités territoriales de la zone de projet. Cette politique ne sera pas déclenchée par le projet. OP 4.11 Ressources Culturelles Physiques Cette politique porte sur les ressources culturelles physiques, qui sont définis comme des objets mobiliers ou immobiliers, sites, structures, groupes de structures, qui ont des caractéristiques archéologiques, paléontologiques, religieuses ou toute autres significations culturelles. Elles peuvent se situer en milieu urbain ou rural, et peuvent être au-dessus ou sous terre ou sous l’eau. Leur intérêt culturel peut être au niveau local, provincial ou national, ou au sein de la communauté internationale. Ces ressources culturelles physiques sont importantes en tant que sources d’information scientifique et historique précieux, comme atouts pour le développement économique et social, et comme partie intégrante de l’identité et des pratiques culturelles d’un peuple. Ainsi, la Banque aide les pays à éviter ou à atténuer les impacts négatifs sur les ressources culturelles physiques des projets de développement qu’elle finance. Cette politique ne sera pas déclenchée par le projet OP 4.12 Réinstallation Involontaire des populations Cette politique a pour but d’éviter, dans la mesure du possible, ou de minimiser la réinstallation involontaire en étudiant toutes les alternatives réalisables dans la conception du projet. Elle préconise l’assistance des personnes déplacées sous la forme de programmes de développement leur permettant de bénéficier des avantages du projet. Cette politique sera déclenchée par ce projet dans la mesure où sa mise en œuvre implique le déplacement ou l’arrêt temporaire de certaines activés qui entrainera la perte de revenus de leurs acteurs au sein de la population. Tableau 4: Synthèse des politiques de sauvegarde Politique de Sauvegarde Application au projet OP 4.01 Évaluation environnementale OUI OP 4.12 Réinstallation Involontaire des populations OUI 39 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 4.2. Le cadre juridique Le Sénégal s’est doté d’un ensemble de règles juridiques afin d’encadrer la mise en œuvre des différents projets sur l’étendue du territoire national. C’est ainsi que ce projet doit prendre en considération la législation environnementale nationale. En plus de devoir se conformer à la réglementation environnementale il doit respecter scrupuleusement les normes de sécurité, de santé et d’hygiène afin de préserver le bien-être des populations riverains et des travailleurs. Le Sénégal s’est également doté d’une règlementation dans le domaine du travail, du foncier et un ensemble de norme dont le projet doit intégrer. Le cadre juridique national applicable au projet est présenté sous forme de tableau afin de permettre une utilisation aisée du document. Mais, il faut noter que seules quelques dispositions sont citées dans ce tableau. Toutefois, chaque loi, décret ou arrêté contenu dans cette partie dont être respectés dans son intégralité. Le Sénégal a ratifié un nombre important de conventions internationales dont certaines sont pertinentes pour ce projet. Ces dernières sont mentionnées ci-dessous, avant l’analyse du cadre juridique national. ➢ La Convention sur la Diversité Biologique Signée à Rio le 5 juin 1992 ratifiée par le Sénégal le 14 juin 1994. Son objectif est d’amener les États parties à développer des stratégies nationales de conservation et d’utilisation durable de la diversité biologique. Cette convention s’intéresse à l’ensemble des éléments constitutifs de la diversité biologique et à une échelle planétaire. De ce fait, tout doit être mis en œuvre afin de minimiser le plus possible les impacts négatifs que le projet pourra avoir sur la diversité biologique de la zone. ➢ La Convention Africaine pour la conservation de la nature et des ressources naturelles Elle a été signée à Alger le 15 septembre 1968 et ratifiée par le Sénégal le 3 février 1972 ; révisée par la convention de Maputo de juillet 2003. Comme dans la plupart des autres instruments nationaux ou internationaux, la technique juridique de protection utilisée par la convention d’Alger, est celle de la liste. Elle a, en effet, classé les espèces en espèces protégées (liste A) et celles dont l’utilisation doit faire l’objet d’autorisation (liste B). L’article 8 de la convention fait obligation aux parties contractantes de prendre les mesures législatives nécessaires à une protection durable de ces espèces. Elles doivent être prises en compte dans la mesure où la mise en œuvre du projet nécessitera des coupes d’arbres. Cela pourrait avoir un impact significatif dans la conservation de la diversité biologique de la zone de projet. ➢ La Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse. Elle a été signée à Paris en octobre 1994 et ratifiée par le Sénégal en 1995. Son objectif est d’amener les États parties à atténuer les effets de la sécheresse dans l’intérêt des générations présentes et futures. De ce fait, ce projet doit veiller à minimiser le plus possible la coupe d’arbre sur le tracé. 40 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam ➢ La convention cadre des nations unies sur les changements climatiques Adoptée à Rio le 5 juin 1992 et ratifiée par le Sénégal le 14 juin 1994. Elle vise à amener les États parties à prendre des mesures visant à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. Les parties se sont engagées à réaliser des émissions de gaz à effet de serre et, pour leur part, les pays industrialisés se sont donnés pour objectif de ramener leurs émissions de gaz à effet de serre au niveau de celles de 1990. L’organe suprême de la convention dont le siège est à Bonn, est à la conférence des parties qui se réunit chaque année. ➢ Le protocole de Kyoto La première conférence des parties (CP) de la convention sur les changements climatiques avait eu lieu à Genève en 1994. Lors de la seconde CP tenue à Berlin en avril 1995, le GIEC avertissait les 120 états participants de l’urgence des avancées nécessaires. La conférence des parties de Berlin considérait que les engagements pris à Rio en 1992 pour stabiliser les émissions de CO2 d’ici l’an 2020 étaient « inadéquat », la rédaction d’un protocole commence à travers ce « mandat de Berlin ». Le protocole voit le jour à la troisième session de la CP à Kyoto (du 1e au 10 décembre 1997). Ce protocole, d’une grande complexité, comprend 28 articles et deux annexes. L’annexe A énumère les gaz à effet de serre, l’annexe B est relative aux engagements chiffrés des 38 pays et de l’UE. Le protocole de Kyoto s’applique à six gaz à effet de serre. IL s’agit des trois principaux qui sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l’oxyde d’azote (N2O), il s’agit aussi de trois substituts des chlorofluorocarbones rejetés en faible quantité. Ces substituts des CFC sont les HFC, PFC et SF6. Le protocole de Kyoto qui a pour objectif d’obliger les pays industrialisés signataires de leur leurs émissions de gaz à effet de serre, a été prolongé jusqu’en 2020 lors de conférence de l’ONU sur le climat organisé à DOHA au Qatar. Toutefois, en 2020 l’Accord d Paris doit prendre le relais du protocole de Kyoto. ➢ L’Évolution juridique de la Convention de Ramsar relative aux zones humides d’importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d’eau (2 février 1971) Plus connue sous le nom de convention de Ramsar, ville iranienne dans laquelle elle a été adoptée, elle constitue un des cadres de coopération entre les états en matière de conservation des écosystèmes des zones humides. Son objectif premier est de prévenir les empiétements progressifs des actions humaines sur les zones humides ainsi que la disparition de celles-ci. Elle est à jour le seul traité mondial du domaine de l’environnement portant sur un écosystème particulier et les pays membres couvrent toutes les régions géographiques. Elle a ainsi pour mission la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier. Elle adopte une politique large pour définir les zones humides qui relèvent de sa mission, à savoir les marais et marécages, lacs et cours d’eau, prairies humides et tourbiers, oasis, 41 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam estuaires, delta et étendue à marais, zones marines proches du rivage, mangroves et récifs coralliens sans oublier les sites artificiels tels que les bassins de pisciculture, les rizières, les réservoirs et les marais salants. La convention de Ramsar vise à assurer l’utilisation rationnelle et durable des ressources humides, notamment par la désignation des zones humides d’importance internationale, et à garantir la conservation de ces ressources, maintenant et à l’avenir. Elle fait obligation aux états contractant de désigner sur leur territoire des zones humides, celles-ci étant les habitats naturels de beaucoup d’espèces végétales ou de faune. Les conventions citées ci-dessus concernent la préservation de l’environnement. Leur prise en compte est nécessaire. 42 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam TEXTES LEGISLATIF, DISPOSITION PERTINENTES POUR LE PROJET APPRECIATION REGLEMENTAIRE ET NORMATIF Loi n°2001-03 du 22 janvier 2001 Article 8 : La République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés Texte fondamental de l’Etat, la loi n°2001-03 du 22 janvier 2001 portant constitution sénégalaise individuelles fondamentales, les droits économiques et sociaux ainsi que les portant constitution sénégalaise en son article 8 consacre le droit droits collectifs suivants : de tout individu à un environnement sain et à la santé. Ces droits Les libertés civiles et politiques : liberté d’opinion, liberté d’expression, sont des droits fondamentaux et constitutionnels au Sénégal. liberté de la presse, liberté d’association, liberté de réunion, liberté de Ainsi, tout projet au niveau national se doit de les intégrer et éviter déplacement, liberté de manifestation ; d’exposer les populations aux risques de pollution et d’insécurité Le droit à la santé ; sanitaire. Dans le cadre de ce projet, toutes les dispositions Le droit à un environnement sain ; doivent être prises afin de garantir aux populations environnantes et aux travailleurs sur le site toute la sécurité nécessaire. Loi n°2001-03 du 15 janvier 2001 ARTICLE L PREMIER : Elle constitue la base de la réglementation environnementale au portant code de l’environnement et le Tout individu a droit à un environnement sain dans les conditions définies Sénégal. Entre autres thématiques, le code de 1’environnement Décret n°2001-282 du 12 avril 2001 par les textes internationaux, le présent Code et les autres lois de protection traite de la prévention et de la lutte contre les pollutions et portant Code de l’environnement de l’environnement. Ce droit est assorti d’une obligation de protection de nuisances, de la gestion des déchets et de l’évaluation 1’environnement. environnementale. ARTICLE L 13 : Dans la mise en œuvre de ce projet, toutes les dispositions doivent être (...) Cette autorisation est obligatoirement subordonnée à leur prises en compte afin d'éviter les moins possibles toutes actions éloignement, sur un rayon de 500 m au moins, des habitations, des susceptibles d’aller à l’encontre de ce texte. Gérer de manière immeubles habituellement occupés par des tiers, des établissements convenable les déchets, éviter les pollutions sonore, atmosphérique, recevant du public et des zones destinées à l’habitation, d’un cours d’eau, mais également celle du sol et des eaux, afin de permettre une d’un lac, d’une voie de communication, d’un captage d’eau. acceptabilité du projet par les services en charge de l’environnement. Conformément à ces textes, les populations des différentes localités traversées par le projet doivent être impliquées et leurs avis pris en compte dans le cadre de la consultation du publique. La mise en œuvre de ce projet va générer des déchets solides. Ces derniers doivent être gérés de la manière la plus écologique possible par le promoteur, conformément au code de l’environnement. En dehors de son décret d’application, le code de l’environnement est complété par d’autres textes réglementaires. A la lecture de ces derniers, on peut retenir que1’implication du public, le Comité Technique, ainsi que la tenue I’EIE sont tous réglementaires. Ces différents textes sont : Arrêté ministériel n° 9468 MJEHP-DEEC, portant réglementation de la participation du public 61’étude d’impact environnemental ; Arrêté ministériel n° 9469 MMHP-DEEC, portant organisation et fonctionnement du Comité Technique ; Arrêté n° 9470 MJEHP-DEEC fixant les conditions de délivrance de l’Agrément pour 1’exercice des activités relatives aux études d’impact sur l‘environnement ; Arrêté n° 9471 MJEHP-DEEC portant contenu des termes de référence des études d’impact ; Arrêté n° 9472 MJEHP-DEEC portant contenu du rapport de l’EIE. • 43 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam La loi n°98-03 du 08 janvier 1998 ARTICLE L 61 : Si toutefois la mise en œuvre de ce projet doit nécessiter l’abattage portant Code forestier et son décret Certaines espèces forestières présentant un intérêt particulier du point de d’espèces protégées, une autorisation devra être demandée aux d’application vue économique, botanique, culturel, écologique, scientifique ou médicinal services des Eaux et Forêts. Ce qui n’est pas le cas pour ce projet ou menacées d’extinction peuvent être partiellement ou intégralement protégées. L’abattage, 1’arrachage, la mutilation et l’ébranchage des espèces intégralement protégées sont formellement interdits, sauf dérogation accordée par le service des Eaux et Forêts, pour des raisons scientifiques et médicinales. Les espèces partiellement protégées ne peuvent être abattues, ébranchées ou arrachées, sauf autorisation préalable des Eaux et Forêts. (...). La loi n°83-71 du 5 juillet 1983 Article L.30 : Les locaux et alentours des établissements industriels et Dans le cadre de ce projet, la majeure partie des déchets seront portant Code l’hygiène commerciaux ne doivent pas être insalubres. solides. Toutefois, le promoteur doit veiller à leur élimination de L’élimination des eaux résiduaires doit se faire selon la réglementation en manière écologique. vigueur et spécifique à chaque industrie. LA REGLEMENTATION FONCIERE APPLICABLE AU PROJET La loi n°64-64 du 17 juin 1964 relative Article 2 : Le droit de propriété est garanti par la au domaine National L’Etat détient les terres du domaine nationale en vue d’assurer leur Constitution sénégalaise en son article 8. La mise en utilisation et leur mise en valeur rationnelles, conformément aux plans de œuvre de ce projet ne nécessitera pas développement et aux programmes d’aménagement. l’expropriation de propriétés foncières. Les lignes sont partie intégrante du domaine public artificiel de l’Etat. La SENELEC est le concessionnaire qui les exploite. La loi n°97-17 du 1er décembre 1997 Article L.185 : Les employeurs sont tenus d’organiser un service de sécurité La mise en œuvre de ce projet va nécessiter une main d’œuvre. portant code du travail et ses décrets de travail et un comité d’hygiène et de sécurité. (…) Le code du travail, principal instrument d’organisation des d’application rapports entre employeur et employé doit être prise en compte. Ce texte régule le régime relationnel et pose le principe du respect des droits et obligations entre ces derniers. Ainsi, dans la mise en œuvre de ce projet, les normes de sécurité édictée par la réglementation de travail méritent une attention 44 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam particulière du fait que ce projet. Conformément au décret n°2006-1249 du 15 novembre 2006 fixant les prescriptions minimales de sécurité et de santé pour les chantiers temporaires ou mobiles, le maître d’ouvrage doit désigner un coordonnateur en matière de sécurité, santé pour le chantier. Il doit également veiller à ce que soit établi, préalablement à l’ouverture du chantier un plan de sécurité et de santé. Aussi, si la durée estimée est supérieure à trente jours ouvrables et que le chantier occupe plus de dix (10) travailleurs simultanément, le maître d’ouvrage doit communiquer un avis préalable à l’Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale du ressort avant le début des travaux. Dans le cadre de ce projet, la SENELEC est tenue d’assurer la sécurité et de la santé des travailleurs y compris les activités de prévention des risques professionnels, d’information et de formation, ainsi que la mise en place d’une organisation et des moyens nécessaires. Elle doit veiller à ce que tous les travailleurs aient des Equipements de Protection Individuelle (EPI) appropriés. Le niveau d’exposition journalier des travailleurs au bruit ne doit pas dépasser 85 décibels. La loi n°2013-10 du 28 décembre 2013 Article premier. - Dans le respect de l’unité nationale et de Ainsi, toutes les autorités et populations des collectivités locales portant Code général des collectivités l’intégrité du territoire, les collectivités locales de la République sont traversées par le tracé doivent être impliquées dans sa mise en locales le département et la commune. œuvre. Elles doivent être consultées et leurs avis pris en compte. Les collectivités locales sont dotées de la personnalité morale et de Cela permettrait d’éviter les incompréhensions et les réticences l’autonomie financière. Elles s’administrent librement par des faute de communication. conseils élus au suffrage universel. Article 17.- Les collectivités locales peuvent, individuellement ou collectivement, entreprendre avec l’Etat la réalisation de programme d’intérêt commun. LE CADRE NORMATIF APPLICABLE AU PROJET La norme NS 05-062 sur la pollution CHAPITRE PREMIER : DISPOSITIONS GENERALES La norme NS 05-062 publiée en octobre 2003 fixe les limites de atmosphérique 1. Objet et domaine d’application rejets de polluants dans l’air par les établissements (émissions) La présente norme a pour but la protection de l’environnement et des ainsi que les limites de concentration de polluants admissibles hommes contre la pollution atmosphérique nuisible ou dans l’air ambiant (immiscions). incommodante. Conformément à cette norme, le promoteur doit prendre toutes Elle s’applique aux installations stationnaires existantes et nouvelles les mesures nécessaires afin de réduire tout risque de pollution et aux véhicules susceptibles d’engendrer des effluents gazeux. de l’ai afin de préserver la commodité du voisinage et l’environnement. 45 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 4.3. Cadre institutionnel Le Sénégal s’est doté de plusieurs institutions afin de garantir le respect de la réglementation adoptée. Certaines de ces institutions doivent être impliquées et intervenir dans la mise en œuvre du projet. Ces institutions interviennent de façon directe ou indirecte dans la gestion de l’hygiène, la sécurité, la santé et l’environnement en général, mais également dans la gestion de l’énergie. Ces institutions sont constituées par les différents Ministères. On peut citer entre autres Ministères : - le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable ; - le Ministère du pétrole et des Energies, - le Ministère de l’intérieur ; - le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale ; - le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ; - le Ministère du Renouveau Urbain de l’Habitat et du Cadre de Vie ; - le Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, - le Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relation avec les institutions. Dans la mesure où ces institutions d’un côté veillent à la santé, à la sécurité des personnes et à la protection de l’environnement et d’un autre côté, elles propulsent le développement, leur implication permettra de trouver un équilibre pour une bonne mise en œuvre du projet. Le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable Sous l’autorité du Premier Ministre, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef de l’Etat en matière d’écologie, de veille environnementale, de protection de la nature, de la faune et de la flore, ainsi que dans le domaine des bassins de rétention et de l’aquaculture. Il est aidé dans l’exercice de sa mission par les différentes directions qui le composent. Ainsi, la Direction de l’Environnement et Etablissements Classés, la Division Régionale de l’Environnement de Dakar reste incontournable dans toutes les phases du projet. Ministère du pétrole et des Energies Sous l’autorité du Premier Ministre, le Ministère de l’Energie et du Développement des Energie Renouvelables prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef d’Etat en matière de production et de distribution de l’énergie, de promotion des énergies renouvelables. Il veille à l’approvisionnement régulier en produits énergétiques et à leur disponibilité pour les ménages et aux unités de production. Il élabore, en particulier, des plans et programmes d’économie d’énergie et de développement des énergies conventionnelles que sont le pétrole, le gaz et le charbon. Il veille à la l’adéquation des choix technologiques spécifiques aux sources d’énergie solaire, hydraulique et éolienne et s’assure, en rapport avec les ministères concernés, de la valorisation des acquis scientifiques et technologiques. Le rôle de cette institution est très important dans la mise en œuvre de ce projet. En effet, avec la SENELEC, le Plan YEESAL vise à apporter l’électricité à tous, clarifier les relations avec les clients à travers une meilleure prise en charge et l’innovation dans la gestion et améliorer le service. 46 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Les différentes réalisations sont ainsi déclinées à travers le PLAN STRATÉGIQUE 2016 – 2020 qui veut faire de Senelec une entreprise performante, attractive au service de la satisfaction de ses Clients et du développement économique et social du Sénégal. Il faut rappeler que la Société Nationale d’Électricité du Sénégal (Senelec) est une Société Anonyme (SA) à participation publique majoritaire, instituée par la loi 98-06 du 28 janvier 1998 du 14 avril 1998, Conformément aux dispositions de cette loi relative au secteur de l’électricité, Senelec a pour objet la production, le transport, la distribution, l’achat et la vente en gros et au détail, l’importation et l’exportation de l’énergie électrique. Elle assure également toutes les opérations juridiques, civiles, commerciales, industrielles, immobilières et mobilières se rattachant directement ou indirectement à l’objet social et à toutes autres activités connexes ayant un lien direct ou indirect avec ses principales activités de nature à favoriser son extension ou son développement. Ministère de la Santé et de l’Action Sociale Sous l’autorité du Premier Ministre, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef de l’Etat dans le domaine de la santé, de la prévention, de l’hygiène et de l’action sociale. L’intervention de cette structure est nécessaire du fait de la nature de l’installation objet de cette étude. • Le Service National d’Hygiène La collaboration avec le Service National de l’Hygiène qui se charge du contrôle de la salubrité et de l’hygiène est plus que nécessaire. Ce service est rattaché au Ministère de la santé et de l’action sociale. Le Service National de l’Hygiène qui joue un rôle majeur dans le domaine de la santé Pour accomplir ces missions, le Service National de l’Hygiène dispose d’un personnel réparti en cinq corps dont celui des agents de l’hygiène et celui des auxiliaires de l’hygiène. Ces derniers jouent un rôle capital dans l’amélioration de la santé par la lutte contre les facteurs environnementaux qui déterminent les risques de santé. Ministère de l’intérieur et de la Sécurité publique Sous 1’autorité du Premier Ministre, le Ministre de l'Intérieur, prépare et met en œuvre la politique arrêtée par le Chef de l’Etat en matière d’administration territoriale, de sécurité intérieure, de police administrative, de défense civile et d’organisation des élections. Il est composé de plusieurs démembrements qui assurent sous son autorité la sécurité nationale. L’intervention de cette institution est d’autant plus importante que le projet peut être source de danger pour les travailleurs et les populations avoisinantes au site. A ce titre, les règles de sécurité doivent être strictes et 1’établissement pourra bénéficier de 1’appui de la Direction de la protection civile au besoin • La Direction de la Protection Civile Sous l’autorité du Ministre de l’Intérieur, la Direction de la Protection Civile (DPC), représente la principale institution d’organisation des secours au Sénégal. La Direction de la Protection Civile est chargée de la prévention des risques de toute nature ainsi que de la protection des personnes, des biens et de l’environnement contre tous les sinistres et catastrophes. 47 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Ministère du Renouveau Urbain de l’Habitat et du Cadre de Vie Sous l’autorité du Premier Ministre, le Ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef de l’Etat dans les domaines de l’urbanisme, de la restructuration et de rénovation urbaine, de l’habitat et de la construction. A ce titre, il est charge de la planification urbaine sous réserve des compétences dévolues aux collectivités locales. Il veille 3 l’aménagement des villes et des agglomérations, notamment, par une action concertée avec le Ministère charge de l’Aménagement du Territoire et les collectivités locales en matière d’espaces verts et de loisirs. Ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relation avec les institutions Sous 1’autorité du Premier Ministre, Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions prépare et met en œuvre la politique définie par le Chef de l’Etat dans les domaines du travail, du dialogue social et des relations entre le pouvoir exécutif et les Assemblées parlementaires, qu’elles soient nationales, régionales ou panafricaines. Au titre du Travail et du Dialogue social : Il représente l’Etat au sein des organismes techniques internationaux compétents en matière de travail et de sécurité sociale. Il prépare la législation et la règlementation relative aux relations du travail et veille à leur bonne application. Il veille aux conditions de travail des catégories vulnérables notamment les femmes et les enfants dans le strict respect des dispositions légales et règlementaires en vigueur et des normes édictées par les conventions internationales en la matière. Il veille à la qualité des relations entre les salariés et les employeurs dans la double perspective de la protection des travailleurs et de la compétitivité de l’économie. Il est garant du libre exercice des droits syndicaux dans le respect des textes qui les régissent. Il est l’interlocuteur des organisations professionnelles de salariés et d’employeurs et favorise le dialogue entre ces deux catégories d’organisation. Ces principaux textes sont présentés ci-dessous, avec une analyse sur leur applicabilité au projet. 48 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tableau 5: Les cadres politique, juridique et institutionnel qui encadre le projet CADRE POLITIQUE, JURIDIQUE ET INSTITUTIONNEL Applicabilité au projet Cadre politique La Lettre de Politique de Développement du Secteur de l’Energie (LPDSE) Le Plan National d’Actions pour l’Environnement (PNAE) Stratégie nationale de développement durable (SNDD) Lettre de Politique sectorielle de l’Environnement (LPSE) Stratégie de mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques (SNMO) Stratégie et Plan d’Action pour la conservation de la Biodiversité Politique forestière du Sénégal (2005-2025) Plan National d’Aménagement du Territoire (PNAT) Lettre de Politique sectorielle de la Gouvernance intérieure Cadre juridique Cadre juridique international Convention sur la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel, adoptée à Berne le 19 septembre 1979 Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples adoptée à Nairobi le 23 septembre 1981. Conventions de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination, adoptée à Bâle le 22 mars 198 La Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique, Rio de Janeiro, 05 Juin 1992. La Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNCL) (1992) et son protocole (Kyoto adopté en 1997). La Convention internationale sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, en particulier en Afrique, signée à Paris, le 14 juin 1994 ; et ratifiée le 14 Juin 1995 Convention Africaine sur la conservation de la nature et des ressources naturelles, Maputo (Mozambique), 11 Juillet 2003 et celle d’Alger en 1968. Cadre juridique communautaire La Décision n°02/2009/CM/UEMOA en date du 27 mars 2009 portant création, organisation et fonctionnement du Comité régional des régulateurs La Décision n°08/2009/CM/UEMOA du 25 septembre 2009 portant création du Fonds de Développement Energie (FDE) 49 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam La Décision n° 02/2012/CM/UEMOA du 10 mai 2012 portant création, organisation et fonctionnement du Comité régional des producteurs, transporteurs et distributeurs d’énergie électrique des Etats membres de l’UEMOA La Décision A/DEC.3/5/82 de la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO relative à la politique énergétique de la CEDEAO Loi n° 2006-15 du 30 juin 2003 autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole de la CEDEAO A-P4-1-03 sur l’Energie, adopté à Dakar le 21 janvier 2003 Cadre juridique national Les codes relatifs au projet Code de l’environnement et ses textes d’application Code de l’hygiène : La loi n°83-71 du 5 Juillet 1983 portant Code de l’hygiène Le Code forestier : Code de l’urbanisme : Textes relatifs à la santé et à la sécurité des travailleurs La loi n° 73-37 du 10 Mars 1997 modifiée portant Code de sécurité traite des accidents du travail et maladies professionnelles La loi n°97-17 du 1er Décembre 1997 portant Code du travail : Le décret n° 2006-1249 du 15 Novembre 2006 fixant les prescriptions minimales de sécurité et de santé pour les chantiers temporaires ou mobiles Textes relatifs au foncier La loi n°64-46 du 17 juin 1964 relative au domaine national La loi 76-67 du 2 juillet 1976 relative à l’expropriation pour cause d’utilité publique La loi n° 2013-10du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités locales Codes de bonnes pratiques Procédures environnementales et sociales de la Banque Mondiale Cadre institutionnel Ministère du pétrole et des Énergies La Direction de l’Énergie SENELEC est concessionnaire de la production, du transport, de la distribution et de la vente de l’énergie électrique et aussi chargée de l’identification, du financement et de la réalisation de nouveaux ouvrages sur son périmètre La Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie a été créée par la loi n°98 -29 du 29 avril 1998 relative au secteur de l’électricité et organisée par le décret n° 98-333 du 21 avril 1998. Au terme de l’article 4 de la loi, la Commission, composée de 50 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam trois personnes, est une autorité administrative indépendante chargée de la régulation des activités de production, de transport, de distribution et de vente de l’énergie électrique, conformément aux dispositions de la présente loi Ministère de l’Économie et des Finances (MEF) Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) La Direction de l’Environnement et des Établissements Classés Sous l’autorité du MEDD Ministère du Renouveau Urbain de l’Habitat et du Cadre de Vie Agence Nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT) Applicable Non applicable Conclusion Les politiques suivantes de la BM sont applicables au projet : OP 4.01 Évaluation environnementale OP 4.12 Réinstallation Involontaire des populations Pour répondre aux exigences de la Politique de Sauvegarde des mesures et actions spécifiques sont proposées dans ce PGES. On peut affirmer que le Projet est en conformité avec les Politiques de Sauvegarde à condition que les prescriptions décrites dans le présent Plan de Gestion Environnementale et Sociale soient mises en œuvre. 51 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam V. CONSULTATIONS PUBLIQUES Ce principe de participation du public dans l'étude est pris en charge dans le code de l'environnement par l'arrêté ministériel no 9468 en date du 21 novembre 2001 définissant la participation du public comme un élément constitutif de l'étude d'impact environnemental et social. 5.1. Objectifs de la consultation publique La consultation publique a pour objectif de présenter le projet aux parties prenantes à savoir : les autorités administratives et municipales, les services techniques, les organisations de la société civile, les populations riveraines. L’objectif global des consultations publiques dans le cadre du PGES est d’associer les concessionnaires, les entreprises sélectionnées pour l’exécution du projet et les populations à la conception et à la prise de décision finale concernant les impacts attendus du programme sur l’environnement et les mesures de bonification des effets positifs et d’atténuation des effets négatifs. Les objectifs spécifiques poursuivis par une telle démarche sont les suivants : - fournir aux concessionnaires et aux populations considérés comme parties prenantes au projet, une information juste et pertinente sur le programme, sa justification, ses objectifs et stratégies, sa réalisation, ses conditions d’accès, ses potentiels impacts et les mesures envisagées ; - inviter les parties prenantes à donner leurs avis sur les mesures à envisager et instaurer un dialogue entre elles et le promoteur SENELEC ; - permettre la prise en compte de leurs avis dans le processus décisionnel ; - recueillir les mesures d’accompagnement que les acteurs jugeront nécessaires. 5.2. Méthodologie Deux phases de consultations publique ont été nécessaires pour la mise en œuvre du PGES de ce projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam. Parallèlement à ces deux phases de consultations des populations, des lettres d’information ont été adressées à tous les concessionnaires et des demandes formulées pour les rencontrer et échanger avec eux. Elles ont permis de : • prendre en compte les préoccupations, les craintes et recommandations des services techniques de l'Etat ainsi que celles des populations riveraines de la zone d'implantation du projet ; • collecter des informations à caractère technique, scientifique, social, économique et sécuritaire etc. ; • recueillir les recommandations et les suggestions des services techniques en fonction de leurs compétences dans le domaine ; • s'assurer que tous les points de vue et préoccupations des parties prenantes soient pris en compte dans les rapports, et leur participation au processus décisionnel. 52 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 5.3. Principes de base du programme participatif La participation du public relève d’une volonté politique globalement exprimée et exigée dans les évaluations environnementales souscrites aux politiques opérationnelles de la Banque mondiale. Ayant adopté la démarche inclusive, des consultations publiques ont été tenues dans les 10 localités concernées par le programme d’extension et de densification du réseau de la Sénélec, du lundi 03 au Jeudi 6 septembre 2018. L’équipe chargée des études sociale du cabinet s’est rendue successivement dans les communes de Yoff, Ngor, Ouakam, Cambérène, Guédiawaye, Sangalkam, Bargny, Rufisque et Pikine pour rencontrer les autorités locales et autres représentants des populations. Le choix des délégués de quartiers et autres représentants des populations s’explique, d’une part, par leur capacité à transmettre et à échanger sur le projet avec les personnes susceptibles d’être affectées par les travaux. D’autre part, l’absence d’une définition exacte de l’emprise des travaux oriente également le choix porté sur ces délégués et leurs collectifs. L’approche est articulée autour de la communication/information, de l’écoute et du dialogue avec les parties prenantes clés. Le travail d’actualisation a permis de faire une présentation des mesures environnementales et sociales, des mesures de renforcement de capacités et d’information, les activités de surveillance et de suivi. Pour un niveau d’acceptabilité viable et fiable, il devient impératif de prendre en compte dans la définition du PGES, les mesures d’atténuation et de bonification proposées par les différents acteurs consultés. Dès lors, le respect des engagements pris dans le PGES ainsi que son suivi, est gage d’une meilleure acceptabilité du projet par les différentes parties prenantes. 5.4. Étapes et résultats des consultations publiques : Lors de ces consultations, il n’y a pas eu d’objection ou d’opposition quant à la réalisation du projet. Il a été favorablement accueilli par les différentes autorités administratives et locales ainsi que les représentants des populations rencontrées. Parmi les raisons avancées, figurent en bonne place sa portée et dimension sociale positive et le besoin exprimé par les populations en matière de couverture énergétique. Au niveau institutionnel, des rencontres ont été tenues avec les autorités administratives et locales, les représentants des populations à travers les associations de délégués de quartiers. L’objectif principal était de recueillir leurs avis et préoccupations, d’identifier leurs rôles, d’évaluer leurs capacités en matière de gestion environnementale et sociale (expériences antérieurs, connaissance des exigences de la réglementation sénégalaise et celle de la Banque Mondiale), mais aussi de leurs besoins en renforcement de capacités et leurs attentes/recommandations pour la réalisation du PGES et la mise en œuvre du projet. 5.4.1. Consultation des autorités administratives L’autorité administrative a été saisie par correspondance pour information et consultée pour avis sur le projet. Les différents points discutés lors des rencontres avec l’autorité administrative ont porté sur : Les objectifs du projet ; La nature et le déroulement des travaux ; Le calendrier prévisionnel d’exécution des travaux ; Les impacts potentiels négatifs et positifs du projet ; 53 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Le plan de gestion environnemental et social ; La nature de la collaboration attendue. Séance de travail avec le Préfet de Pikine, sept 2018. Rencontre avec le préfet de Rufisque, sept 2018. Il ressort des différentes consultations avec ces acteurs institutionnels que le projet est bien apprécié du fait des retombées positives qui peuvent contribuer au développement du pays, grâce à l’amélioration de la distribution et de la couverture énergétique. Néanmoins, des inquiétudes sont émises au regard des pertes et des impacts socio-économiques qui peuvent en résulter tels que la dégradation des conditions de vie des ménages affectés dans les quartiers ciblés le temps des travaux ainsi qu’à la libération des emprises. Ainsi, l’autorité appelle à respecter les droits des citoyens et de prôner le dialogue par une campagne de sensibilisation et de communication avant le démarrage des travaux. De mettre en contribution les élus locaux, les délégués de quartier ainsi que les représentants de tous les acteurs socio-professionnels concernés. D’autres préoccupations ont également été notées comme, entre autres, le manque de visibilité sur les échéances de mise en œuvre du projet, la mise en contribution des services de l’État, la délimitation des zones concernées et le respect des textes et règlements en vigueur dans le pays. « La Sénélec travaille pour l’État et nous sommes les représentants de l’État au niveau local. Dès lors, vous pouvez compter sur nous pour accompagner ce projet de développement… » Mr Moustapha Ndiaye, Préfet de Pikine. Ils ont, par ailleurs, signifié au Consultant de se conformer aux exigences de la réglementation sénégalaise en matière de gestion environnementale en impliquant la DREEC. 54 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam En définitive, ces acteurs institutionnels ont recommandé que les opérations soient menées dans le respect des principes d’équité et de transparence, que les engagements pris dans le cadre du PGES soient tenus et que si des compensations auront lieu, de procéder de manière préalable, juste et équitable. Ils ont également recommandé la planification et la mise en œuvre de mesures d’accompagnement ciblées, notamment pour éviter que les personnes affectées, qui ont perdu des actifs, soient davantage fragilisées et appauvries. Certains services techniques, rattachés ont manifesté leur souhait de collaborer avec le projet pour accompagner les populations affectées, les former, les encadrer et assurer le suivi des activités génératrices de revenus que le Projet aiderait à mettre en place. Les réponses apportées ont mis l’accent sur le travail d’actualisation, mandat du cabinet, objet de cette étude. Afin de conforter l’autorité, le consultant a renvoyé l’autorité sur la matrice de gestion environnementale et sociale que la SENELEC compte mettre en œuvre pour la préservation du cadre de vie et des intérêts de la collectivité. Enfin, ce projet renferme un volet de réhabilitation et de remise en état déjà défini par la réglementation sénégalaise et que le promoteur veille au respect strict des conditions de sécurité et de veille environnemental pour le bien-être de tous. « L’autorité aura un œil regardant sur ce qui va se faire sur le terrain. Elle veillera au respect strict des clauses définies dans le document final… » Mr Modou Gueye, Adjoint au Préfet de Guédiawaye. Pour le démarrage des travaux, comme indiqué, dans le document technique transmis, l’autorité a reçu les garanties d’une information à temps afin de faire contribuer ses services techniques. 5.4.2. Consultations des collectivités locales et représentant des populations concernées par le projet La consultation et la communication sur le projet a permis d’informer les acteurs locaux sur le projet d’extension et de densification que la Sénélec entreprend mettre en œuvre dans leurs localités respectives et les mesures à définir pour une gestion inclusive des impacts. Elles constituent un moyen de prise en compte des perceptions, attentes et préoccupations des différents acteurs sur ledit projet. Elles s’inscrivent également dans une logique d’implication des autorités locales dans le processus d’évaluation et de gestion environnementale afin de mettre en exergue les enjeux sociaux et de contribuer efficacement à la durabilité du projet ainsi que son appropriation par ces dernières. Les positions des acteurs locaux consultés par rapport au projet varient selon les localités cependant les préoccupations et craintes demeurent partout presque les mêmes. Il existe d’ailleurs dans une même catégorie d’acteurs, différents profils d’opinions qui se définissent en fonction du terroir d’origine. Chaque acteur fait une analyse selon ses préoccupations et son appréhension des risques et impacts potentiels dans sa localité. Les sections suivantes font une présentation en détails des réactions des différents acteurs consultés en fonction de la commune ciblée. Les questions posées tournent autour des thématiques suivantes : 55 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam La présentation du projet ; La nature et le déroulement des travaux ; Le calendrier prévisionnel d’exécution des travaux ; Le plan de gestion environnemental et social ; Leurs avis, craintes et préoccupations ; Des recommandations pour une meilleure prise en charge de la question ; La nature de la collaboration attendue. Ainsi, le résumé suivant permet d’avoir une idée sur la perception par les acteurs locaux du projet et de son niveau d’acceptabilité. Il intègre également des orientations dans la politique de bonification des impacts positifs ainsi que ceux identifiés négatifs. L’atténuation de ces derniers appelle les acteurs locaux et populations concernées à s’impliquer davantage dans le suivi des recommandations formulées. Mais également, un appel au respect des décisions prises dans le cadre de la gestion des impacts. C’est dans cet ordre d’idée que, élus locaux et représentants de populations ont accordé leurs violons pour une prise en charge collectives des mesures prises. Ils ont également formulés des recommandations et craintes qui devront intégrer le présent PGES, gage d’une collaboration participative. Le résumé de toutes ces discussions est présenté en fonction des communes consultées. Commune de Yoff La rencontre avec le cabinet du maire, dirigé par son premier adjoint a été un grand moment d’échanges fructueux. En effet, ces derniers accueillent avec enthousiasme le projet et clament qu’au niveau communal tous les services seront mobilisés pour accompagner la Sénélec pour la mise en œuvre de ce projet. Cependant, ils ont émis les recommandations suivantes : La remise en état des chaussées après travaux ; Informer la commune de la date de démarrages des travaux 72 heures avant ; Le respect strict des mesures prises dans le PGES. Ils n’ont pas manqué également de mettre leurs services techniques en contributions pour les éventuels litiges et conflits rencontrés ainsi qu’un rôle de facilitateur avec les réseaux de concessionnaires. Ils ont également invité l’équipe du cabinet à rencontrer le président des délégués de quartiers ce qui a permis de dégager les pistes d’une réflexion nourrie sur les mesures à entreprendre pour une gestion concertée des impacts. Il faudra également signaler la présence parmi les délégués de quartiers des experts en développement énergétique et de techniciens à la retraite qui a permis de relever le niveau du débat. 56 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Séance de travail avec le Conseil Municipal Association des délégués de quartiers de Yoff, de Yoff, sept 2018. sept 2018. D’entrée, ces derniers ont fait remarquer que l’espace laissé par l’ancien aéroport, Léopold Sédar Senghor, est marqué par l’implantation de nouveaux industriels. Ce surplus sur le réseau commence à se faire sentir et que dans son programme d’extension et de densification, de prendre en compte cette nouvelle donne dans la capacitation de la commune. Pour cela, il préconise un diagnostic du réseau avant l’implantation des postes transformateurs. Ils ont également déploré les baisses de tension récurrentes à Sicap Layenne et tout au long du littoral. La vétusté des installations située à la cité Apecsy 1 et de la couverture électrique sur la partie qui longe le mur du cimetière Bahiya de Yoff. Ces dernières recommandent à la Sénélec de prioriser dans son programme d’extension ces parties de la ville. Ils ont également attiré l’attention sur l’étroitesse des rues, héritée de la structure de développement de l’ancien village de Yoff. Pour tout cela, ils préconisent à la Sénélec de prendre en compte parmi les mesures à prendre dans ce PGES, les recommandations suivantes : De renforcer la sécurité des câbles enfouis car les grilles avertisseurs ne suffisent plus, il faut penser à mettre des bornes avec indications indiquant la présence de câbles enfouis sur site ; De se prémunir d’une autorisation de fouille avant d’ouvrir des tranchées et de prendre en compte les sites et lieux sacrés en terre « Lébou » ; Le balisage des chantiers et de procéder par la méthode du « creusement et enfouissement successif » des tranchées ; D’insister sur la communication et la sensibilisation des populations dans les phases avant, pendant et après projet. L’ensemble des délégués de la commune avec à leur tête leur président, ont salué l’initiative et signalent que ces consultations sont une première dans le cadre des travaux initiés par la société nationale d’électricité dans la commune. Commune de Ngor La commune de Ngor polarise également les quartiers des Almadies. L’équipe sociale du cabinet est accueillie par le conseil municipal ainsi que son personnel technique en charge des questions énergétiques et d’aménagement urbain. 57 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Après l’exposé des motifs de la rencontre, le premier adjoint au Maire a salué l’initiative et à inviter le conseil à collaborer avec la Sénélec dans la mise en œuvre du projet. Il a rappelé également que Ngor est un village traditionnel, formé de ruelles dont les travaux auront d’énormes difficultés à trouver l’emprise nécessaire pour leur réalisation. Ils ont également fait état des zones où les travaux d’extension devront se concentrer en priorité. Il s’agit essentiellement : ✓ L’axe qui part du quai de débarquement jusqu’à l’hôtel Ngor Diarama ; ✓ La rue qui longe l’ancien marché Jusqu’au siège de l’ECOWAS ; ✓ L’axe École Alieu Samb jusqu’au stade de Ngor ; ✓ L’axe de la corniche des Almadies jusqu’à la banque BOAD ; ✓ La zone de recasement à l’intérieur de l’ancien aéroport Léopold Sédar Senghor ; ✓ Derrière le restaurant Katia jusqu’au mur de l’aéroport. Séance de travail avec la mairie de Ngor, sept 2018. Rencontre avec le président des délégués de quartier de la commune de Ngor, sept 2018. Ils ont également formulé des recommandations pour : renforcer et améliorer l’existant et de revoir l’option de mise à terre à cause de l’étroitesse des ruelles ; Inviter l’entreprise à mettre en place un plan de prévoyance des maladies transmissibles avec la main-d’œuvre ; Remettre à l’état la chaussée et dans des délais raisonnables ; solliciter un appui du projet pour l’aménagement des espaces publics dans l es communes, dans le cadre du RSE. Commune de Ouakam Selon le maire de la ville qui a reçu l’équipe sociale du cabinet, la commune connait une croissance démographique sans nom. En effet, avec seulement 38 mille habitants en 2002, elle compterait aujourd’hui environ 125 mille habitants. Cette forte poussée démographique a entraîné une hausse des besoins en électricité de la commune. 58 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Cette extension de la ville est principalement localisée du côté de sa partie ouest, avec la présence de bâtiments de moins de dix ans d’existence. Cette situation a fait naître des zones d’extension en l’occurrence la cité Batrain et Ouakam Niayes. Il a fait également état de la vétusté des équipements de la Sénélec avec l’existence de postes qui prennent feux et son lot de désagréments pour les populations. La question de l’encombrement des fils électriques aériens pose un sérieux problème de gestion de l’espace publique et de son environnement. « Nous assistons à Ouakam à la naissance du système « Botanté » ou les branchements inter-domiciliaires. Ce système traduit le déficit de couverture de la commune noté sur le réseau de distribution de la Sénélec face à la forte demande en énergie découlant d’une urbanisation galopante… » Mr Samba Bathily Diallo, Maire de Ouakam. C’est dans ce sillage que le premier magistrat de la ville a interpelé les membres de la mission du cabinet à prendre en compte dans la définition des mesures de prévention des impacts les éléments suivants : L’autorisation d’ouverture de tranchées est délivrée par la municipalité d’où la nécessité de se rapprocher à temps des services techniques concernés avant le démarrage des travaux ; La remise en état des différents ouvrages après travaux ; Organiser une mission de terrain avec les services techniques de la municipalité afin d’identifier les zones concernées; Organiser des campagnes de sensibilisation et de communication sur la nature des travaux et les bonnes pratiques à adopter par les populations bénéficiaires. Commune de Sangalkam À Sangalkam, le problème de la couverture énergétique demeure entier, un tel programme ne peut être salué et accompagné dans sa réussite dixit l’adjoint au maire de la ville. L’acte III de la décentralisation consacre l’avènement de la commune de Sangalkam qui polarise aujourd’hui trois localités. Il s’agit de Sangalkam, Ndiakhiratt et Noflay. Depuis, les populations ne réclament qu’une connexion au réseau de la Sénélec qui n’arrive pas à desservir les nouvelles extensions de la ville. Ces zones d’extension de la ville concernent principalement : o La cité Noflay et ses excroissances vers le marché ; o Ndiakhiratt Extension ou cité Thiandoum ; o Cité Total Extension; o Sangalkam Extension. Les recommandations formulées vont dans le sens de respecter les mesures qui seront retenues dans le plan de gestion environnementale et sociale ainsi qu’un suivi régulier de sa mise en œuvre. 59 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Rencontre avec le Maire de Ouakam, sept 2018. Séance de travail avec l’adjoint au Maire de la commune de Sangalkam, sept 2018. Commune de Cambérène Le maire de la commune de Cambérène a exprimé tout son enthousiasme au choix porté sur sa localité pour un tel projet d’envergure. En effet, face à l’insécurité galopante et poussée démographique incontrôlée, ce point constitue un acquis de plus et pourra participer au développement économique et social de la commune. Pour cela, les désagréments posés seront supportés à la hauteur des retombées du projet et la municipalité entend accompagner la Sénélec à mener à bien cette mission. Au niveau des 15 quartiers que compte la ville, seul le littoral accuse un certain retard au niveau de Keur Boumack avec les travaux de construction de la VDN, les rares installations situées sur les lieux ont été démolies pour libérer l’emprise des travaux de la VDN. Le maire recommande d’associer les autorités locales dans le cadre des différentes réalisations dans l’espace municipal afin d’éviter les contestations.. Dans cette commune, de nombreuses contestations ont souvent freiné les projets de développement initiés par l’État ou autres bailleurs de fonds. L’autorité recommande pour cela de faire les travaux dans des délais raisonnables. Il a orienté la mission du cabinet à rencontrer l’association des délégués de quartiers qui en somme est la première instance de règlement des conflits avec les populations. 60 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Séance de travail avec le Maire de Cambérène, Rencontre Association des délégués de quartiers sept 2018. Cambérène, sept 2018. La rencontre avec ses derniers a permis de dégager les pistes suivantes à intégrer dans les mesures à prendre pour mener à bien ce PGES. Le recrutement des jeunes du village pour les travaux de génie civil ; La remise en état des différents ouvrages après travaux ; De prioriser dans sa démarche les zone de Cambérène 2 et Jubbo; Associer les mouvements de jeunes et de femmes dans les phases avant, pendant et après projet. Les communes de Bargny et Rufisque Au niveau de la caractérisation, ces deux communes présentent pratiquement les mêmes structurations dans leur répartition géo-spatiale. À l’image des autres communes consultées dans le cadre de ce PGES, les autorités locales se sont prononcées sur le projet et ont profité de l’occasion pour faire le diagnostic des besoins exprimés au niveau de leurs circonscriptions respectives. À Bargny, la question de la responsabilité environnementale et sociale des projets et programmes en cours dans la ville, est à l’ordre du jour. En effet, l’avènement de la Centrale de Charbon a réussi faire naître des mouvements écologiques qui luttent pour la préservation et la sauvegarde de l’environnement de la localité. Tous les projets sont ainsi appelés à associer les acteurs locaux dans le cadre des consultations publiques. Un cadre de partage est ainsi mis en place avec la « Maison de l’environnement » de Rufisque. Tous les acteurs locaux s’attendent à ce que les mesures prises par le promoteur du projet soient respectées dans le cadre du PGES. L’équipe municipale qui a accueilli les membres du cabinet insiste sur les recommandations suivantes : Avec l’appui de la mairie, organiser des campagnes d’information et de sensibilisation des populations sur le projet ; La remise en état des différents ouvrages après travaux ; Mettre en contribution les services techniques de la municipalité dans les phases avant, pendant et après projet ; 61 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Faire des recrutements au niveau de la population locale pour les travaux de génie civil ; Respecter les mesures de bonification des impacts positifs et d’atténuation des impacts négatifs suivant les orientations du PGES. Au préalable, le Maire et son cabinet sont revenus sur les zones sensibles de la ville ou la Sénélec doit orienter son programme d’extension et de densification en priorité selon l’urgence. Il s’agit principalement : o De la zone du quartier Waxandé ; o Des quartiers Kipp et Médinatoul Mounawara avec la vétusté des installations et la cohabitation entre habitations et lignes électriques ; o Un embouteillage aérien noté au niveau de l’intersection de route de Séndou et la RN1 ; o Le réseau défectueux de Bargny Guédj, Castor, Santhiou Guédj, Gouye Dagga, Ndiolmane ainsi que toute la partie située sur le littoral ; o La nouvelle extension de la ville située à la périphérie : Minam. Du côté de Rufisque, l’entretien accordé avec le Maire et son cabinet restreint a permis de faire un bref survol des problèmes de couverture que rencontre la ville. Les zones d’intervention du projet doivent tenir compte des besoins d’urgences exprimés par les localités suivantes : o La vétusté des installations et postes à Gouye Mouride, au quartier Sante Yalla ; o L’extension du réseau au niveau du quartier Darou Salam. Là aussi, des recommandations ont été formulées allant dans le sens : D’un engagement du maire et de son cabinet à accompagner le projet et à la libération des emprises ; Du renforcement des conditions de sécurité dans les sentiers ; Rencontrer les maires des trois autres communes rattachées à la ville : Rufisque Est, Rufisque Ouest et Rufisque Nord pour une plus grande diffusion de l’information. De tenir compte du plan des réseaux de concessionnaires déjà sur place ; Impliquer la DST dans le choix du tracé et des travaux ; Un appui logistique de l’équipe DST ainsi qu’un programme de renforcement des capacités de cette dernière ; 62 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Séance de travail avec le Maire de Bargny, Séance de travail avec le Maire de Rufisque, sept 2018. sept 2018. Communes de Pikine et Guédiawaye Là aussi, le projet a été salué par les autorités locales et les représentants des populations dans leur ensemble. Elles saluent l’initiative et clament haut et fort qu’elle vient à son heure. Seule la densification et l’extension du réseau peut contenir la forte demande exprimée par les populations face à une poussée démographique explosive. De plus en plus, on note une tendance à la hausse de la demande en besoin énergétique. Du côté de la ville de Pikine, l’occasion a été choisie par les autorités loc ales pour lancer un appel en collaboration en direction de la Sénélec. En effet, la ville de Pikine, la plus importante en termes démographique au Sénégal, a initié un vaste programme de pavage des rues. Ainsi, des craintes sont formulées, si la Sénélec compte ouvrir des tranchées sur des ouvrages qui viennent d’être livrés. Elles appellent donc la société sénégalaise d’électricité à harmoniser leurs programmes respectifs. La ville de son côté a initié un programme d’extension de son réseau avec l’acquisi tion de postes transformateurs qui sont souvent mis à la disposition de la Sénélec ainsi qu’un programme de maintien des installations annuelles. D’un côté comme de l’autre, des recommandations ont été formulées pour la réussite du projet. 63 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Séance de travail avec le Secrétariat et le DST de la ville Séance de travail avec le Secrétariat et le DST de la ville de Pikine, sept 2018. Guédiawaye, sept 2018. Les recommandations issues des autorités locales et représentants de populations du côté de la commune de Pikine : Suivre les dispositions légales pour une remise en état de la chaussée après les travaux ; Mettre à la disposition des services techniques de la ville des données cartographiques ainsi que données techniques relatives à l’implantation des postes transformateurs et le choix du tracé final ; Veiller sur le patrimoine de la ville en préservant ses installations ; La sécurisation des postes préfabriqués et limiter l’accès à des personnes habilitées ; Mettre en contribution les services techniques de la ville; Renforcement des capacités du personnel technique de la ville. Du côté de la ville de Guédiawaye, les recommandations suivantes ont été formulées : Impliquer les services techniques de la ville ; Initier un vaste programme de sensibilisation et d’information des populations sur les enjeux du projet ; Utilisation de la main d’œuvre locale pour les travaux de génie civil ; De prendre en compte le phénomène d’érosion qui n’épargne pas les équipements de la Sénélec; Veiller au respect des conditions de sécurité au démarrage des chantiers ; Respect des distances réglementaires avec les lieux d’habitation lors de l’installation des postes transformateurs ; Respect des mesures prises dans la gestion des impacts et un suivi régulier durant les phases avant, pendant et après projet. 5.4.3. Perception du projet par quelques acteurs à la base Dans le sens de couvrir large, quelques acteurs à la base ont été consultés en fonction de la nature d’occupation sur l’emprise du projet. 64 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam La démarche participative et les explications fournies lors des rencontres ont été fortement appréciées par l’ensemble des acteurs consultés. Les échanges avec les différents acteurs à la base laissent voir dans l’ensemble une acceptabilité sociale du projet. Tous les acteurs rencontrés jugent la qualité de service actuelle de la Sénélec en deçà des attentes des clients. Et pour faire face, ils ont souvent recours à des solutions alternatives pour les catégories socio-professionnelles à forte dépendance énergétique. Certains ont recours à des groupes électrogènes alors que d’autres font des branchements à caractère illégal sur des réseaux beaucoup plus stables. Cependant, malgré la compréhension, l’acceptation du projet, les acteurs à la base ont exprimé le souhait de voir leurs recommandations et préoccupations prises en compte dans au moment des travaux par l’entreprise adjudicatrice. Ils invitent la Sénélec à superviser les travaux de l’entreprise et d’appliquer les conclusions des consultations. Séance de travail responsable poste de santé de Devanture Hôpital Phillipp Maguilen Senghor, Yoff, sept Sangalkam, sept 2018. 2018. 65 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Forte concentration de lignes sur poteau, Pikine, sept Place d’affaires sur l’emprise des travaux, Yoff, 2018. sept 2018. En effet, le long du tracé, on dénombre de nombreuses structures étatiques (Hôpital Phillipp Maguilen Senghor de Yoff, poste de santé de Sangalkam, École Seydina Issa Laye à Cambérène 1…) ou privées (Ateliers de couture, de mécanique, de boutiques avec des excroissances sur la voie publique, Tabliers et étales précaires...), des aires de stationnement et des voies d’accès susceptibles d’être impactés. Aire de parking, Auchan Ouakam, sept 2018. Occupation irrégulière de la voie publique, Cambérène sept 2018. Les larges concertations et d’échanges avec les acteurs à la base ont permis de dégager des 66 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam pistes et voies de bonification des impacts positifs et d’atténuation des impacts négatifs. L’essentiel des préoccupations soulevées lors de ces consultations tournent autour des points suivants: début et durée des travaux, la remise à l’état après travaux, gênes d’activités commerciales, gênes de lieux de cultes, inaccessibilité de certains commerces (hôtels, administrations, maisons, industrie, marchés), problèmes de stationnements de véhicules etc. C’est à l’issue des évaluations de terrain et d’échanges avec ces acteurs, que les avis et recommandations suivantes ont été formulés. 5.5. Craintes et préoccupations exprimées par les acteurs consultés • Entrave à la libre circulation des personnes et des biens : Dans certains endroits, les travaux empêcheraient temporairement l’accessibilité et perturberaient le travail de certaines institutions publiques ainsi que des places d’affaire et lieux de culte. • Début, durée et nature des travaux : L’inquiétude majeure est de constater des tranchées ouvertes causant beaucoup de désagréments des semaines durant avant le passage et l’enfouissement effectif des câbles. Cette situation est la cause même des accidents. • Entrave à la circulation : L’ouverture des tranchées sous chaussée va engendrer des perturbations à la circulation, les travaux pourraient accentuer les embouteillages. • Pertes de revenus et baisse de recettes journalières : Le tracé est occupé pour la plupart par des places d’affaires qui craignent de voir leurs revenus journaliers passer à la baisse. • Traitement des déblais de chantier et remise à niveau : L’expérience a montré dans le cadre de projets antérieurs que seule la moitié extraite est réutilisée pour couvrir les tranchées, le reste dont du bitume et des gravats sont laissés sur place défigurant complétement le paysage. Ce point est partagé par l’ensemble des acteurs consultés et constitue leurs préoccupations premières. • Pertes d’aménagements privés : Des parkings, des espaces verts et des espaces de stationnement sont aménagés sur l’emprise du tracé. • Risques de déplacements : Certains commerces adossés au mur du port devront faire l’objet de déplacement temporaire. En effet, pour la plupart, ils occupent les trottoirs et parfois ont des extensions qui empiètent sur l’emprise du projet. Les concernés s’inquiètent sur le fait qu’ils seront dédommagés ou pas lors des travaux. • Existence de réseaux de concessionnaires : La situation actuelle du tracé empiète sur un réseau de concessionnaires et risque de créer des désagréments lors des travaux. Il a été observé par endroits des branchements de la SDE, de l’ONAS et autres promoteurs privés. Ces travaux peuvent causés de nombreux dommages aux autres utilisateurs du réseau souterrain pouvant entrainer accrochage, fissuration ou détérioration d’autres installations déjà existantes. 67 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tablier installé sur le trottoir, Cambérène, sept 2018. Entretien avec le président des commerçants, Bargny, sept 2018. 5.6. Recommandations formulées par les acteurs rencontrées : Campagne de sensibilisation et d’information sur la nature des travaux, la date de démarrage et durée des travaux ainsi que l’implication des acteurs concernés ; Le respect des délais qui seront pris par l’entreprise adjudicataire ; Appuyer les commerçants pour compenser les pertes de revenus découlant de la nature des travaux et la prise en charge des frais de déplacement ; Faire le balisage des chantiers et évacuer les déblais de chantiers une fois les travaux terminés pour garantir la sécurité des riverains ; Optimiser la réalisation des travaux et utiliser la technique d’ « Ouverture et fermeture simultanée des tranchées » ; Pour les traversées des lieux publiques et privés à forte fréquentation, programmer les travaux aux heures de faible affluence sinon la nuit ; Compenser à juste titre les pertes de biens, de foncier et de revenus pour la libération de l’emprise des travaux et l’installation des postes ; Pour l’accompagnement social, doter en médicaments les structures sanitaires dans la zone de projet et appuyer les femmes-tabliers qui s’activent dans le petit commerce le long du tracé ; Organiser des séances de renforcement de capacité des organisations socio- professionnelles identifiées actives dans la mise en œuvre du projet 5.7. Synthèse des avis et recommandations des parties prenantes consultées Pour la prise en compte des questions techniques durant tout le projet • Impliquer et associer les services techniques des communes ciblées et le réseau des concessionnaires dans les travaux prévus • Recueillir et tenir compte des avis des acteurs techniques sur la faisabilité du projet • Mettre en place un cadre de concertation qui regroupe l’ensemble des services concernés 68 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam par ce projet • Fournir des données précises et référenciées aux différents concessionnaires et DST des communes concernées • Disposer des cartes des réseaux des concessionnaires • Mettre en place des grillages avertisseurs et bornes signalétiques pour alerter les autres concessionnaires de la présence des lignes électriques Pour l’information et la communication sur le projet • Informer et communiquer les dates de démarrage et les étapes du projet aux acteurs locaux et à la base; • Se concerter avec les collectivités locales pour la prise en charge de la question des déplacements temporaires et autres démolitions ; • Communiquer et associer les communes dans la définition du tracé de la ligne souterraine ; • Impliquer les acteurs locaux dans le projet Pour la gestion de l’environnement et des aspects sécuritaires • Atténuer les impacts liés aux travaux (poussière, nuisances sonores) ; • Adopter des mesures collectives et individuelles pour la sécurité des travailleurs (EIP, ECP) ; • Éviter les maisons qui jouxtent la chaussée durant les travaux ; • Placer les câbles à des profondeurs acceptables (plus d’un mètre) pour une remise en état complète du site après les travaux ; • Éviter de dérouler des travaux pendant l’hivernage ; Pour l’accompagnement social • Renforcer l’électrification des communes concernées par le projet ; • Réhabiliter la ligne existante à défaut d’une reprise complète ; • Verser les redevances destinées aux communes ; • Recruter la main d’œuvre locale au niveau des zones du projet ; • Mettre en contribution les DST des communes concernées et un programme de renforcement des capacités des acteurs. • Élaborer un programme d’accompagnement social pour accompagner les différentes communes de la zone du projet. 69 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tableau 6: Craintes et préoccupations des acteurs sociaux Acteurs Emetteurs Prise en compte Craintes et préoccupations Populations locales Services dans le rapport Eléments de réponse Elus locaux techniques apportés • Entrave à la libre circulation des personnes et des OUI OUI OUI PGES biens 7.5. Mesures organisationnelles pour la gestion de la mobilité des véhicules OUI OUI OUI 6.6. Prévention des • Début, durée et nature des travaux : Risque de chute risques identifiés dans les tranchées PGES 7.6. Mesures préventives contre les chutes dans les tranchées OUI OUI OUI PGES 7.1. Mesures • Absence d’implication des services techniques dans le règlementaires et projet administratives Tableau 9 : Plan de gestion environnemental et social OUI OUI OUI PGES • Absence d’implication des élus locaux dans le projet 7.1. Mesures règlementaires et administratives Tableau 9 : Plan de gestion environnemental et social 70 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam OUI OUI OUI 5.1. Evaluation des • Absence recrutement de la main d’œuvre locale mesures de bonification des impacts positifs PGES 7.7. Mesures organisationnelle pour le recrutement de la main d’œuvre locale OUI OUI OUI 6.6. Prévention des risques identifiés Figure 17 : équipements • Non prise en compte des questions environnementales et de protection individuelle sécuritaires pour les travaux sous basse tension PGES 7.9. Intégration des clauses environnementales et sociales dans le DAO OUI OUI OUI PGES 7.1. Mesures • Existence de réseaux de concessionnaires : Absence règlementaires et de concertation entre les différents concessionnaires administratives Tableau 9 : Plan de gestion environnemental et social • Absence d’accompagnement des acteurs locaux OUI OUI OUI PGES Tableau 8: Renforcement de capacités des membres du comité technique OUI OUI OUI PGES 71 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam • Pertes d’aménagements privés : Des parkings, des 7.5. Mesures espaces verts et des espaces de stationnement sont organisationnelles pour aménagés sur l’emprise du tracé. la gestion de la mobilité des véhicules de livraison Tableau 9 : Plan de gestion environnemental et social • Pertes de revenus et baisse de recettes journalières : OUI OUI OUI PGES Accès limité aux cantines pour les commerçants, Pertes 7.10. Plan de gestion de revenus des impacts du projet • Entrave à la circulation OUI OUI OUI PGES 7.5. Mesures organisationnelles pour la gestion de la mobilité des véhicules de livraison • Accès difficile de la clientèle des banques, des stations- OUI OUI OUI PGES services, des pharmacies et autres prestataires de 7.5. Mesures services. organisationnelles pour la gestion de la mobilité des véhicules de livraison • Traitement des déblais de chantier et remise à OUI OUI OUI PGES niveau : Perturbation des rotations des transports en 7.5. Mesures commun dans les axes le long des tracés organisationnelles pour la gestion de la mobilité des véhicules de livraison PGES 72 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam VI. EVALUATION DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIAUX Ce chapitre présente l’évaluation des effets environnementaux et sociaux du projet aussi bien en phase de construction qu’en phase de réalisation. Les différents points couverts sont l’identification des effets directs, indirects, temporaires et permanents du projet sur le milieu récepteur. Le Plan de Gestion et de Suivi Environnemental se donne comme ambition de prendre les mesures nécessaires afin de minimiser les impacts résiduels et d’assurer un suivi efficace des composantes susceptibles d’être affectées par le projet. 6.1. Méthodologie et limites de l’évaluation des impacts La méthodologie d’évaluation des effets environnementaux a été développée à partir des exigences réglementaires nationales et des Codes de Bonnes Pratiques (CBP). Le tableau ci- dessous récapitule les éléments de l’environnement identifiés dans le cadre du projet. Tableau 7 : Aspects environnementaux du projet Composantes environnementales Eléments importants de l’environnement Environnement atmosphérique Qualité de l’air Sols Ecosystèmes terrestres Eaux de surface et souterraines Formations végétales Faune et Avifaune Cadre de vie Santé et sécurité Environnement humain Qualité de service de la fourniture d’électricité Activités socioéconomiques Patrimoine culturel et paysage 6.2. Identification des sources d’impact Les travaux et activités de réalisation et de réaménagement d’ouvrages constituant les principales sources d’impact sur les composantes environnementales définies ci-dessus seront identifiés et synthétisés sous la forme d’un tableau pour chacune des phases du projet. Une fois identifiés, les impacts seront analysés et synthétisés sous forme d’une matrice illustrant les relations entre les composantes du projet (sources d’impacts) et les éléments importants de l’environnement. Phase construction En phase de chantier, les activités sources d’impacts sont : - aménagement de l’emprise du tracé des lignes MT enterrées ; - travaux d’excavation ; - pose des cabines de postes ; - travaux de raccordement au réseau ; - transport et circulation des engins et camions ; - installation et branchement du réseau BT. 73 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Activités sources Eléments importants de Impacts identifiés d’impacts l’environnement Qualité de l’air Dégradation de la qualité de l’air - Aménagement par les poussières soulevées et de l’emprise du par les émissions de gaz des tracé des lignes engins du projet MT enterrées Sols Pollution par les rejets liquides tels que les huiles usagés - Travaux Pollution par les rejets solides d’excavation Eaux de surface et Pollution par les rejets liquides souterraines tels que les huiles usagés - Pose des Formations végétales Dégradation du couvert végétal cabines de dans les rares espaces verts de la postes zone du projet Faune et Avifaune Déplacement temporaire - Travaux de Cadre de vie émission de poussières lors des raccordement excavations au réseau Gêne temporaire dans la mobilité Perturbation sur le stationnement - Transport et des véhicules circulation des Risque de chute dans les engins et tranchées camions Gène dans la mobilité des usagers du parcours sportif - Installation et Santé et sécurité Risques d’accidents branchement du Risques de blessures réseau BT. Perturbation pour la mobilité Perturbation sur le stationnement Risque de chute dans les tranchées Qualité de service de la Perturbations temporaires lors fourniture d’électricité des travaux Perturbation des activités commerciales Pertes de revenus Activités Perturbations momentanées lors socioéconomiques des travaux Gêne temporaire dans la mobilité Perturbation pour la mobilité des véhicules de livraison Perturbation sur le stationnement des véhicules du personnel Accès limité au restaurant pendant le service gêne dans le stationnement des clients Accès limité à leurs cantines Perturbation des activités commerciales 74 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Pertes de revenus Déplacement de quelques taxis durant la phase de travaux Perturbation au fonctionnement du garage de taxi gêne pour les clients dans l’accès aux taxis Perturbation des activités des vendeurs Déplacement des caissons durant la phase de travaux Stationnement limité pour les clients Déplacements temporaire des kiosques Patrimoine culturel et Dégradation du patrimoine paysage culturel Modification du paysage Phase exploitation Durant cette phase, l’activité principale source d’impacts est l’exploitation et la maintenance des réseaux. Activités sources Eléments importants de Impacts identifiés d’impacts l’environnement Qualité de l’air - Sols - Eaux de surface et - souterraines - Travaux Formations végétales Coupe partielle d’arbres à d’entretien et de hauteur des lignes en maintenance période hivernale Faune et Avifaune Risques d’électrocution Cadre de vie Améliorations notoires dans la fourniture de l’électricité Santé et sécurité Améliorations notoires avec la régularité du service de fourniture d’électricité Risques d’électrocution Qualité de service de la Améliorations notoires fourniture d’électricité dans la fourniture de l’électricité Activités socioéconomiques Améliorations notoires du temps de travail avec la régularité du service de fourniture d’électricité 75 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Patrimoine culturel et Modification du paysage paysage 6.3. Evaluation des impacts résiduels L’importance des impacts résiduels sera évaluée sur la base de l’’intensité de la perturbation (ou sa gravité). Il s’agit du croisement entre la grandeur de la perturbation et la valeur accordée à la composante environnementale impactée. Les critères d’évaluation se présentent comme suit : - Forte : l'impact met en cause l'intégrité de la composante environnementale affectée, altère fortement sa qualité ou restreint son utilisation de façon significative ; - Moyenne : l'impact entraine la réduction de la qualité ou de l'utilisation de la composante environnementale touchée sans pour autant compromettre son intégrité ; - Faible : l'impact n'altère que de façon peu perceptible la qualité, l'utilisation ou l'intégrité de la composante environnementale affectée. - Etendue : elle exprime la portée ou le rayonnement spatial des effets ou la proportion de la population affectée. Elle peut être régionale, locale ou ponctuelle - Régionale : l'impact affecte un vaste espace ou plusieurs composantes situées à une distance importante du projet, ou qu'il est ressenti par l'ensemble de la population de la zone d'étude ou par une proportion importante de la population de la région réceptrice; - Locale : l'impact affecte un espace relativement restreint ou un certain nombre de composantes situées à l'intérieur, à proximité ou à une certaine distance du site du projet, ou qu'il est ressenti par une proportion limitée de la population de la zone d'étude; - Ponctuelle : l'impact n'affecte qu'un espace très restreint ou une composante située à l'intérieur ou à proximité du site du projet, ou qu'il n'est ressenti que par un faible nombre d'individus de la zone d'étude. La durée de la perturbation détermine la période pendant laquelle les effets résiduels seront ressentis. Elle peut être longue moyenne ou courte : - Longue : les effets sont ressentis de façon continue pour la durée de vie de l'équipement ou même au-delà ; - Moyenne : les effets sont ressentis de façon continue sur une période de temps relativement prolongée mais inférieure à la durée de vie de l'équipement ; - Courte : les effets sont ressentis sur une période de temps limitée, correspondant généralement à la période de construction de l'équipement. Activités sources Eléments importants de Impacts identifiés d’impacts l’environnement Qualité de l’air - - Pose des cabines de Sols Compactage de la zone des postes postes Eaux de surface et Rejets d’huiles lors des - Travaux de souterraines opérations d’entretien et de raccordement au maintenance réseau Formations végétales - Cadre de vie / Santé et - Installation et sécurité Risques d’électrocution branchement du Service régulier de Qualité de service de la l’électricité réseau BT. fourniture d’électricité 76 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Activités socioéconomiques Améliorations notoires pour la production et les services 6.4. Description des mesures de bonification des impacts positifs Ces mesures seront présentées dans le Plan de Gestion Environnemental et Social. Elles permettront de bonifier les impacts positifs potentiels affectant l’ensemble des ressources physiques, biologiques et socio-économiques. L’objectif est d’optimiser la faisabilité et les avantages potentiels du projet. En phase de travaux La phase de construction va durer 18 mois. Les principaux impacts positifs seront entre autres : - La création d’emplois directs : les travaux d’ouverture et de fermeture des tranchées, les travaux d’installation de nouveaux postes MT et de réseaux de distribution BT nécessiteront un recrutement d’ouvriers temporaires et auront un impact positif par la création d'emplois au niveau local. En effet, le nombre d’emplois créé durant la réalisation du projet générera des revenus qui contribueront à lutter contre la pauvreté et réduire le taux de chômage. - La création d’emplois indirects : Les travaux contribueront aussi au développement des activités commerciales autour du chantier par la vente de produits alimentaires et de première nécessité pour le personnel de l’entreprise. Ces activités accroitront les revenus des populations, participant ainsi à l’amélioration de leurs conditions de vie. L’autre aspect important est que le projet concerne plusieurs communes, ce qui favorise un recrutement dans plusieurs quartiers des zones traversées si les entreprises collaborent avec les autorités municipales concernées. Ces impacts positifs seront moyens car d’intensité moyenne, de durée moyenne, et d’étendue locale. - L’amélioration des conditions de travail pour les PME : L’accès des entreprises nationales aux marchés publics sera à la base de la création de débouchés pour les entreprises de production d’intrants et permettra le développement des opérateurs et sous-traitants intervenant dans les travaux qui sont des Petites et Moyennes Entreprises. Nul doute que tout cela aura un fort impact sur l’économie nationale. C’est un impact positif moyen car d’intensité moyenne, de durée moyenne, et d’étendue régionale - Activités sources Eléments importants de Impacts identifiés d’impacts l’environnement - Aménagement de Création d’emplois directs l’emprise du tracé dans les travaux des lignes MT Emploi des jeunes Création d’emplois enterrées indirects avec les activités alentours du projet - Travaux Amélioration des activités d’excavation génératrices de revenus Travail des femmes pour les femmes des zones traversées 77 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - Pose des cabines de Allègement des travaux des postes femmes grâce à l’accès à l’électricité - Travaux de raccordement au réseau Petites et moyennes Amélioration des entreprises (PME) conditions de travail pour - Transport et les PME circulation des Impacts positifs sur engins et camions l’économie nationale Installation et branchement du réseau BT. En phase de mise en service (exploitation) En phase d’exploitation, il est attendu différents impacts positifs potentiels : - L’amélioration de la qualité de service : L’amélioration de la qualité de l’approvisionnement d’énergie est l’un des piliers les plus importants du projet. En effet, l’installation de nouveaux postes (densification) va permettre de soulager les réseaux de distribution qui sont actuellement surchargés, ce qui réduit les problèmes d’ordre technique (baisse de tension, coupure etc.) et améliore la qualité de service. Par son programme d’extension du réseau BT, le projet contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux services sociaux de base et en développant les activités de production (secteur secondaire) et de services (développement du secteur tertiaire, conservation des denrées, etc.) dans les localités bénéficiaires tout en luttant contre l’insécurité (éclairage publique). L’impact sera majeur car d’intensité forte, de durée longue, d’étendue régionale. - La création d’emploi : l’entretien de l’emprise de la ligne aérienne lors de l’exploitation de la nouvelle ligne occasionnera la création d’emplois locaux pour les travaux de maintenance du réseau. L’impact sera moyen d’intensité faible, de durée moyenne et d’étendue locale. Activités sources Eléments importants de Impacts identifiés d’impacts l’environnement Création d’emplois directs dans les travaux de maintenance et d’entretien Emploi des jeunes Création d’emplois indirects avec les activités sur l’emprise de la ligne aérienne lors de l’exploitation Amélioration de la qualité de l’approvisionnement d’énergie Amélioration de la qualité de service 78 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - Travaux Réduction et/ou élimination de d’entretien l’utilisation de groupes électrogène et de secondaires maintenance Accès facilité aux services sociaux de base Développement des activités de Amélioration des production conditions de vie des populations Conservation plus sécurisée des denrées Sécurité améliorée dans les localités avec l’éclairage publique Activités Relance des activités économiques socioéconomiques 6.5. Impacts environnementaux et sociaux négatifs En dehors de ces points positifs identifiés, le projet occasionnera d’autre part des impacts négatifs aussi bien en phase de construction qu’en phase de réalisation. Phase de réalisation ou de construction Sur la qualité de l’air L’ouverture des tranchées sur les trottoirs et les chaussées, suivie des opérations de remblai, de compactage et de remise en état des lieux, se traduira par des émissions de poussière. On note déjà une dégradation de la qualité de l’air des zones d’influence se trouvant en centre-ville. L’augmentation du trafic par les engins de chantiers peut être considérée comme source de pollution additionnelle, même mineure. L’impact de ces émissions de poussière et de fumée peut être considéré d’importance mineure car d’intensité faible, de durée courte et d’étendue ponctuelle. Sur les sols Les travaux ne nécessitent pas l’intervention d'engins de chantier qui pourraient être une source potentielle de pollution des eaux de ruissellement par les hydrocarbures (carburant, huiles usagées) en cas de fuites ou épandage accidentel. Les travaux de génie civil pour la construction des postes de transformation ou de sectionnement en cabines maçonnées n’impacteront pas sur le système de drainage naturel des eaux. Par ailleurs, l’enfouissement des câbles se fera sur une profondeur de 0,8 m à 1 m. Les travaux d’excavation impacteront donc les sols. Du fait de l’ouverture des tranchées, des éxcavations seront faites. Cette activité va entrainer la modification du compactage du sol le long du tracé. Sur les eaux de surface et souterraines Les travaux ne nécessitent pas l’intervention d'engins de chantier qui pourraient être une source potentielle de pollution des eaux de ruissellement par les hydrocarbures (carburant, huiles 79 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam usagées) en cas de fuites ou épandage accidentel. Les travaux de génie civil pour la construction des postes de transformation ou de sectionnement en cabines maçonnées n’impacteront pas sur le système de drainage naturel des eaux. Cependant les travaux peuvent impacter les réseaux souterrains des concessionnaires comme la SDE qui est le principal fournisseur d’eau à Dakar. Sur les formations végétales Les travaux prévus ne nécessitent pas la coupe d’arbres le long des tracés. Toutefois sur certains axes, des espaces verts pourraient être impactés sur les surfaces assez réduites. Le projet n’aura pas ainsi d’impact significatif sur les formations végétales. Sur la faune et Avifaune Les différentes phases des travaux n’entraineront que des déplacements temporaires de l’avifaune. Ils seront éloignés par le niveau de bruit durant cette phase. Leurs habitats naturels ne seront pas impactés par les travaux ; Sur le cadre de vie Les impacts sur le cadre de vie des communautés traversées par le sont les gênes entrainés par les poussières issues des excavations et des opérations de remblais, les bruits lors des travaux, les modifications du paysage, les perturbations de la mobilité et pour la plupart des gênes temporaires dans le stationnement des véhicules. Sur la santé et sécurité Les risques sécuritaires relatifs à ces travaux sont liés aux manœuvres des différents ouvriers dans les travaux d’excavations, les risques de chute dans les tranchées, les risques d’accidents avec la mobilité des véhicules alentours. Les soulèvements de poussières risquent également d’impacter les populations riveraines mais également les travailleurs du chantier s’ils ne sont pas bien équipés en matériel de protection. En effet, si les mesures de bonnes pratiques et de sécurité ne sont pas prises, les ouvriers et les passagers seront exposés à des risques de chute au niveau des tranchées. Les branchements des réseaux électriques et des installations de nouveaux postes et de réseaux BT constitueront aussi des risques d’électrocution pour les ouvriers. Sur la qualité de service de la fourniture d’électricité Les impacts à ce niveau sont relatifs à des arrêts momentanés de la fourniture de l’électricité lors des travaux. Sur les activités socioéconomiques Les activités socioéconomiques risquent de connaitre de nombreux impacts parmi lesquels nous avons : le gêne dans la mobilité des différents acteurs, le ralentissement momentané des activités lors des travaux avec des voies fermées par des tranchées ou l’implantation des poteaux ou poste, la suspension temporaire d’activités de commerce pour certains axes identifiés, les pertes de revenus pour ces acteurs, le déplacement d’acteurs économiques se trouvant sur le tracé. 80 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Pour le respect de l’espace couvert et de l’emprise, une installation de nouveaux réseaux (ligne électrique et poste de transformation) peut provoquer le déplacement involontaire mais temporaire d’acteurs économiques ou de leurs activités. Cependant dans le cadre de ce projet, la plupart des sites choisis pour l’implantation des postes relève du domaine public de même que le tracé des chemins de câble. Les cas de déplacement temporaire notés ont été bien discuté avec les parties prenantes qui en ont pris conscience et qui sont prêt à accepter ces gènes qui ne dureront que quelques heures de la journée. Il est aussi fréquent, lors des interventions sur les trottoirs ou chaussées, de voir les entreprises mettre en péril des ouvrages, finir leur travail et ne pas les remettre en état. Cela apparaît surtout quand il s’agit d’intervention sur des réseaux enterrés. Les recommandations de ces différents acteurs quant à la remise en état de ces zones sont prises en compte. Phase exploitation : Sur la qualité de l’air La fermeture des tranchées sur les trottoirs et les chaussées est effective à ce niveau. Aucun impact n’est identifié à ce niveau. Sur les sols L’enfouissement des câbles se fera sur une profondeur de 0,8 m à 1 m et aura peu d’impact sur les sols. Toutefois les opérations de maintenance et d’entretien peuvent entrainer des pollutions suite à des fuites d’huile ou de carburant des engins en action. Sur les eaux de surface et souterraines Les opérations de maintenance et d’entretien peuvent entrainer des pollutions faibles des ressources en eau. Sur les formations végétales Les opérations de maintenance et d’entretien des installations nécessitent juste des élagages d’arbres. Aucun espace vert ne sera concerné par ces travaux de maintenance et d’entretien. Sur la faune et Avifaune La phase d’exploitation aura des impacts sur la faune et l’avifaune. Ces impacts sont surtout liés aux électrocutions notées sur les lignes et sur les postes fonctionnels. Sur le cadre de vie Les impacts sur le cadre de vie des communautés traversées sont surtout liés à l’amélioration et la régularité de la fourniture d’électricité. Les risques d’électrocution sont effectivement réels pour les populations se trouvant le long des tracés et autour des postes mise en place. 81 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Sur la santé et sécurité Les risques sécuritaires relatifs à ces installations sont les accidents avec les électrocutions pour les lignes et les postes de transformation. Sur la qualité de service de la fourniture d’électricité Les impacts à ce niveau sont relatifs à l’amélioration de la fourniture de l’électricité dans les différentes communautés traversées par le projet. Sur les activités socioéconomiques Les activités socioéconomiques vont également connaitre des améliorations significatives dans leurs opérations de production mais également dans la satisfaction des besoins en énergie des populations. Les différents acteurs économiques impactés durant les travaux doivent pouvoir reprendre leurs activités après avoir reçus la totalité de leurs indemnisations. 6.6. Prévention des risques identifiés La prévention du risque dans les différents travaux repose sur des dispositions réglementaires figurant dans le Code du travail. Elle concerne la mise en sécurité des installations et des matériels électriques, et ce dès leur conception. L’objectif est d’éviter tout contact, qu’il soit direct ou indirect, avec des pièces nues sous tension ou mises accidentellement sous tension. En outre, le matériel doit être conforme à la réglementation en vigueur afin de protéger les intervenants. Les entreprises prendront toutes les dispositions nécessaires d’informatio n, de balisage et de protection pour assurer la sécurité des personnes travaillant dans les sites de travaux. RISQUES LORS DES MESURES DE RESPONSABLE DIFFERENTES PHASES PREVENTION - Travaux au voisinage de SENELEC matières inflammables Planifier et autoriser le Entreprise - Utilisation d'appareils démarrage et l’arrêt des travaux pouvant produire des étincelles ou un Informer les riverains des échauffement travaux prévus - Forte production de poussières Port effectif d’EPI par les travailleurs - Travaux dans un poste de SENELEC transformation - Le personnel effectuant des Entreprise - Travaux en milieu humide travaux ou interventions - Travaux dans enceinte d’ordre électrique doit être bien conductrice exiguë (parois formé métalliques ou conductrices) - Utilisation d’appareils - L’outillage doit être conforme électriques portatifs aux normes en vigueur 82 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - Évolution d’engins à proximité de lignes aériennes électriques - Fouilles - Création de tranchées - Étayer les tranchées - Présence de réseau - Baliser les zones de travail par Entreprise électrique enterré des moyens - Risques d’éboulements visibles de jour comme de nuit - Espaces confinés - Dégager si nécessaire - Travaux dans un regard, les structures Entreprise une fosse encombrant ; - Baliser la zone des - Travaux dans un espace travaux confiné Analyser le risque électrique L’ignorance du risque électrique, principalement lors de travaux non électriques, est aujourd’hui encore source d’accidents. Une analyse systématique du risque permet de prévoir les éventuelles situations dangereuses et de planifier au mieux la prévention. Les principaux éléments à prendre en compte dans l’analyse du risque électrique sont : • les caractéristiques de l’installation électrique (domaines de tension, sources primaires et secondaires, positionnement des câbles et canalisations isolées…), • l’environnement de l’opération (proximité ou voisinage de pièces sous tension, possibilité de chutes d’outils, déplacement d’engins…), • les tâches à accomplir par les entreprises (position de l’opérateur, gestes normaux à accomplir et gestes réflexes possibles, port des équipements de protection…). L’analyse du risque électrique doit être réalisée avant chaque opération et actualisée si nécessaire tout au long de celle-ci. C’est l’entreprise qui a la responsabilité de la mise en œuvre de cette analyse du risque. Cependant, cette analyse concerne également chaque acteur, dans la mesure de ses attributions, de ses compétences et de ses responsabilités. Dans la phase préparatoire du travail, l’entreprise peut désigner une personne pour élaborer les prescriptions et procédures de sécurité. Dans la phase de réalisation des opérations, les chargés de travaux ou de chantier sont responsables de l’exécution des travaux et de la mise en place des mesures de sécurité prévues. Les exécutants et les chargés d’intervention sont quant à eux responsables de leur propre sécurité. Mesures générales de prévention pour assurer la sécurité du personnel Une personne réalisant une opération sur un matériel ou une installation électrique doit être formée et habilitée par son entreprise. Différentes mesures de protection doivent être mises en œuvre afin qu’elle puisse travailler en sécurité : 83 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - signaler l’opération, - isoler l’installation électrique, - mettre en place des mesures de protection pour les travaux sur ou au voisinage des installations, - vérifier les installations, - fournir des équipements de protection individuelle. Pour toute opération exposant à un risque électrique, des mesures de prévention sont à mettre en œuvre pour supprimer ou réduire les risques électriques. Consigner une installation électrique Procédure de consignation d’une installation électrique • Séparer l’installation de toute source d’énergie électrique concernée et préalablement identifiée • Condamner les organes de séparation en position ouverte afin d’interdire toute remise sous tension • Identifier la partie de l’installation concernée afin d’être certain que les travaux seront bien exécutés sur l’installation prévue • Vérifier l’absence de tension Travaux au voisinage de pièces nues sous tension Si la mise hors tension par consignation n’est pas possible, des mesures de protection particulières doivent être prises pour supprimer le voisinage électrique et donc, éviter les conséquences d'un contact accidentel avec une pièce nue sous tension. Mesurer les grandeurs électriques Le personnel devant mesurer une ou plusieurs grandeurs électriques doit : • être habilité pour réaliser des mesures, • utiliser les équipements de protection individuelle adaptés, Equipements de protection individuelle (EPI) La protection individuelle n’est envisageable que lorsque toutes les autres mesures d’élimination ou de réduction du risque électrique ne permettent pas d’assurer la sécurité des personnes. C’est à l’employeur de choisir et fournir les équipements de protection individuelle et les vêtements de travail adaptés aux travaux à effectuer. Les Equipements de Protection Individuels sont personnels. Ils ne peuvent être attribués à un nouveau titulaire qu'après avoir été nettoyés et vérifiés. 84 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam F IGURE 17 : E QUIPEMENTS DE PROTECTION INDIVIDUELLE POUR LES TRAVAUX SOUS BASSE TENSION Principaux équipements de protection individuelle contre le risque électrique • Casque isolant • Casque de protection contre les projections de particules • Protection oculaire et faciale • Gants en matériaux isolants • Chaussures isolantes • Vêtements de protection isolants Établissement du plan de prévention Le plan de prévention doit être établi, avant le démarrage des travaux, en concertation entre SENELEC et les entreprises. Ce Plan de Prévention vise à analyser, définir et coordonner les mesures de prévention concernées par cette opération. L’entreprise doit informer son personnel. Cette information, importante, porte sur : - les risques et mesures de prévention, - les protections collectives et individuelles... Il doit être établi d’un commun accord au cours d’une visite des lieux avant le début des travaux. Le contenu de ce plan doit être communiqué aux différents travailleurs. Suivi des interventions Le suivi a lieu pendant le déroulement des travaux. 85 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Documents annexes au plan de prévention à prévoir Oui Non Plan des voies de circulation faisant apparaître les lieux de stationnement et de stockage de matériel Plan faisant apparaître le lieu et le secteur de l’intervention Organisation des secours en cas d’urgence Consignes générales en cas d’accident Plan des réseaux enterrés Procédure de consignation/déconsignation Procédures d’utilisation des appareils de levages et équipements mobiles Validation du plan de prévention Le représentant de chaque Entreprise s’engage à respecter et à transmettre toutes les informations de ce Plan de Prévention à chacun des salariés appelés à participer à l’opération et demeure responsable de l’application des mesures de prévention nécessaires à la protection de son personnel. Objectifs de prévention des risques professionnels La mise en œuvre des principes généraux de prévention nécessite un important travail d’analyse préalable qui doit porter : - d’une part, sur la configuration et l’environnement de chaque site destiné à accueillir les installations ; - d’autre part, sur les équipements constitutifs ainsi que sur les méthodes pour installer les équipements, les entretenir et les dépanner. La coordination en matière de sécurité et de santé doit être organisée pendant la conception du projet mais aussi lors de la réalisation et de l’exploitation des installations. Elle doit favoriser la mise en place de moyens communs pour les travaux ainsi que ceux nécessaires aux interventions ultérieures. La coordination des travaux et des interventions ultérieures doit conduire à l’organisation des opérations de manutention qui requièrent des efforts humains importants. Moyens de prévention en fonction des risques/nuisances (liste non exhaustive) Cette liste est indicative et prend en compte les domaines de risques et nuisances les plus fréquemment rencontrés lors d’intervention de travaux similaires. Domaine de RISQUES / MOYENS DE PREVENTION NUISANCES Rangement des lieux encombrés (dégagement des passages…) Plan des sites de travaux Circulation Plan de circulation Port d’EPI (Equipements de Protection Individuelle) adaptés Prévention des effondrements et chutes d’objets Signalisation du chantier (panneaux, cônes, rubans, piquets de chantier…) Travail sur voirie Formation au balisage de chantier 86 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Signalisation spécifique des engins et véhicule Demande d’autorisation préalable auprès des services compétent si travail sur la voie publique Port des EPI adaptés (vêtement de signalisation haute visibilité, chaussures de sécurité, lunettes, casque antibruit, casque de chantier, gants de manutention…) Protection des zones de circulation présentant des parties en contrebas Demande d’autorisation préalable auprès des services Travail en hauteur compétents si travail sur la voie publique Balisage de la zone d’intervention Port des EPI adaptés Balisage de la zone de telle façon qu’elle soit visible de jour comme de nuit Visualisation sur plan et récupération sur site des réseaux Travaux d’excavation divers Stabilité de la tranchée Port des EPI (casque, chaussures de sécurité…) Vérifications régulières de l’état du matériel Vérifications périodiques des engins concernés Respect des périmètres de sécurité Conduite d’engins Signalisation de la zone d’intervention Bon état des sols Respect des consignes de manutention Organisation des déplacements (horaires, itinéraires, etc.) Prise en compte à l’achat de l’aspect manutention manuelle (équipement le moins lourd possible, facilement Manutention manuelle préhensible…) Organisation des postes de travail pour supprimer ou diminuer les manutentions Moyens de préhension sur les charges de câbles Information/formation Gestes et Postures Port des EPI adaptés (gants, chaussures de sécurité…) Machines portatives Conformité des équipements de travail Vérification du bon état des raccordements électriques Port des EPI adaptés Electricité (travaux sur Vérification annuelle des installations électriques par un installations BT, organisme de contrôle interventions en BT, Travaux réalisés portés sur le registre de vérification travaux sous tension, au Vérification de la compatibilité entre les puissances demandées voisinage de lignes et les puissances disponibles électriques) Plan des réseaux souterrains et vérification sur le terrain Limitation de la production à la source (choix du procédé…) Poussières Port des EPI adaptés (masques à poussières…) Choix des équipements de travail présentant la plus faible Bruit puissance sonore Port des EPI antibruit adaptés (casque, serre-tête, bouchons d’oreilles…) 87 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam VII. PLAN DE GESTION ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE (PGES) Le plan de gestion environnementale et sociale est un document d’une grande importance permettant de tirer les conclusions de l’évaluation des impacts du rapport d’EIES. En effet, il permet de décliner les actions à mettre en œuvre pour la maitrise des impacts significatifs et le suivi des mesures d’atténuation ou d’optimisation des impacts selon qu’ils soient négatifs ou positifs. Le PGES s’appuie sur les mesures réglementaires en vigueur et qui concernent ce projet pour établir les canevas que le promoteur est tenu de respecter si toutefois il veut être en conformité avec la législation sénégalaise. Les objectifs du PGES sont entre autres : S’assurer que les plans d’action déclinés pour la réduction ou la bonification des impacts sont bien mis en œuvre ; S’assurer que le promoteur est en phase avec toutes les exigences réglementaires qui s’appliquent à son projet ; S’assurer de l’efficacité des mesures préconisées pour la gestion des impacts. Le PGES, en plus de suivi de l’évolution des impacts générés par le projet propose diverses mesures d’ordres financières relatives aux actions de formation, de sensibilisation, de renforcement de capacité des acteurs devant réaliser le suivi des mesures déclinées. Le suivi du PGES est une prérogative du Comité Technique. Le PGES sera révisé au besoin si toutefois des modifications majeures sont apportées dans le projet comme l’ajout d’une nouvelle installation susceptible d’apporter des modifications non déjà prises en compte dans l’évaluation des impacts ou si toutefois les mesures prises s’avèrent pas ou plus efficaces en tenant compte des aléas climatiques et de l’évolution des techniques. Les changements préposés feront l’objet de concertation avec les autorités compétentes concernées. 7.1. Mesures règlementaires et administratives La prise en compte et l’application des mesures réglementaires et administratives relatives à ce projet permettront au promoteur de s’acquitter de ses droits sur le plan légal et institutionnel ; de respecter les normes environnementales quant à la gestion de l’environnement, des conditions des travailleurs et des ressources naturelles. Certains aspects réglementaires doivent être respectés pour la préservation de l’environnement. SENELEC devra également veiller au respect des procédures administratives et réglementaires pour l’obtention du : Certificat de conformité environnemental à travers la validation de ce rapport d’EIES ; Autorisation de démarrer les travaux après obtention de tous les documents constitutifs du dossier dont le quitus environnemental ; Autorisation d’exploitation faisant l’objet d’une autre procédure avant le début de l’exploitation des différents postes. Implication des services techniques dans la connaissance du projet Implication des élus locaux dans la mise en œuvre du projet 88 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Développement d’une communication efficace sur le projet dans ses différentes phases. Prise en compte de l’existant le long des tracés. 7.2. Procédure de réception et de suivi des plaintes Un protocole pour la réception des réclamations/plaintes dues aux nuisances causées par le chantier et les activités doit être tenu pour une meilleure prise en compte des impacts négatifs du projet sur l’environnement. Cette procédure permettra de prendre conscience quotidiennement et de faire remonter auprès de l’équipe projet de SENELEC les problèmes en relation avec l’activité, rencontrée par les riverains. Les plaintes susceptibles d’être exposées et les plus récurrentes sont dues à : - La génération de poussière ou des polluants atmosphériques suite aux activités et à la circulation ; - La production de déchets lors des phases de pose des câbles et d’exploitation des postes ; - La multiplication des nuisances sonores des engins ou durant les travaux - L’épandage d’eaux usées non traitées provenant des travaux ; - Au non-respect de la limitation de vitesse par les engins des chantiers ; - La multiplication des nuisances olfactives ; - Etc. Les stratégies permettant à SENELEC de prendre acte de ces différentes plaintes sont : - La tenue d’un cahier de doléances par un responsable désigné par l’entreprise est obligatoire. Les informations recueillies devront être rapportées à la SENELEC dans les meilleurs délais. En effet, le cahier servira à enregistrer toutes les plaintes venant des riverains. Ce document devra être relevé chaque fin de semaine par un responsable des questions sociales désigné et rattaché à SENELEC afin de trouver des solutions. - La tenue de missions de contrôles régulières permettra de s’enquérir de la qualité des prestations et des nuisances générées par l’activité ; Les plaintes et doléances enregistrées de même que les solutions apportées doivent être consignées dans un registre servant de rapport d’activités mensuelles de l’entreprise prestataire à valider par SENELEC ou son substitut en charge de la mission de contrôle et de surveillance du projet. Des plaintes et litiges peuvent résulter de la non application ou de la non mise en œuvre des mesures d’atténuation qui peuvent souvent être résolus par l’arbitrage, en utilisant des règles de médiation issues de la tradition Les mesures prises pour pallier ces griefs devront être mise à la disposition des populations plaignantes par communiqué ou par affichage au niveau de la mairie. C’est ainsi de nombreux litiges peuvent être résolus à l’amiable après correction des mesures d’atténuation ou par l’arbitrage, en faisant appel à des anciens ou à des personnes respectées dans la communauté tout en lui étant extérieure. 89 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam C’est pourquoi, il est recommandé au PASE de mettre en place un mécanisme extra - judiciaire de traitement des litiges faisant appel à l’explication et à la médiation par des tiers. Cette procédure devra démarrer pendant la phase d’identification. Chaque personne affectée, tout en conservant bien sûr la possibilité de recourir à la justice, pourra faire appel à ce mécanisme. Ce mécanisme comprendra deux étapes : • L’enregistrement de la plainte ou du litige ; • Le traitement amiable, faisant appel à des médiateurs indépendants du PASE. Ce qui implique : • Le premier niveau interne entre le PASE et les plaignants ; • Le second niveau intermédiaire entre la commune à travers le Comité Local de Médiation (CLM) comprenant au moins un élu local, le délégué de quartier, une représentante de l’association des femmes, un représentant de l’association des jeunes, un représentant des plaignants et une ONG ou association locale ; • le troisième et dernier niveau qui le tribunal départemental. Ces différents niveaux précisés permettent ainsi de définir la procédure de réception et de suivi des plaintes : - Réception des plaintes Les communautés concernées peuvent accéder aux mécanismes de règlement des plaintes par le biais des différents canaux mis à disposition pour recevoir les plaintes. Un numéro de téléphone sera décliné au niveau de chaque localité de la zone du projet. Le personnel en charge des travaux seront renforcés pour la réception et la transmissions de toutes les plaintes. - Enregistrement des plaintes Le PASE veillera à la mise en place de registres des plaintes au niveau de chaque zone d’intervention des entreprises chargées des travaux. A cet effet, un registre sera ouvert au niveau de chaque commune concernée par les travaux. A travers ces institutions, toutes les plaintes et réclamations liées à l’exécution des travaux susceptibles de générer des conflits seront reçus et analysées afin de statuer sur les faits. Le registre sera ainsi ouvert dès le lancement des travaux dans chaque commune. Les destinataires des plaintes (Entreprise chargées des travaux, PASE et autres entités concernées par la mise en œuvre des mesures d’atténuation) adresseront en retour une réponse motivée aux plaignants 10 jours au plus après réception de la plainte. - Traitement des plaintes en première instance L’entreprise en charge des travaux devra adresser une réponse au plaignant dans un délai de quinze jours, si toutefois la requête demeure fondée. Si le plaignant n’est pas satisfait du traitement en première instance, le second examen sera fait par un comité local de médiation. - Traitement des plaintes en seconde instance 90 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Le second examen est fait par un comité local de médiation avec ses différentes composantes soulignées. En cas de satisfecit du plaignant à ce niveau, les responsables du projet sont tenus d’exécuter la décision dans un délai maximal de 15 jours. Si le plaignant n’est pas satisfait à ce niveau, il pourra avoir recours au dernier niveau qu’est le système judiciaire. - Traitement des plaintes au niveau de la justice Cette procédure avec la justice est longue et coûteuses et peut ne pas être avantageux pour le plaignant. Ce dernier recours est à éviter en sensibilisant les différentes communautés par le biais des ONG qui ont un bon ancrage local et qui maitrise l’ingénierie sociale. - Suivi et conclusion Une fois qu’une plainte aura été résolue, il s’agira par la suite de mettre en œuvre la solution retenue, le suivi de la décision et la conclusion de la plainte. La clôture du dossier surviendra après la vérification de la mise en œuvre d’une résolution de la plainte qui a été convenue Un bon suivi permettra de se bonifier des expériences de résolutions des plaintes déjà enregistrées. 7.3. Procédure d’information et de communication avec le public Les travaux relatifs au projet peuvent être à l’origine de nuisances, de gêne, et de désagréments tels la génération de bruit, l’entrave à la circulation, des risques d’ordre sanitaire et sécuritaire, etc. Face à tous ces désagréments probables une campagne de sensibilisation et des séances de discussions avec les populations susceptibles d’être impactées s’avèrent nécessaire. Ces informations et échanges permettront à SENELEC de préparer les éventuels impactés aux dommages qu’ils pourront subir et de décliner son plan d’action pour compenser atténuer ces impacts. Ces séances seront également l’occasion pour les parties prenantes de réitérer, d’exprimer leurs craintes et leurs attentes par rapport au projet. Un dispositif de recueil et de traitement des plaintes sera aussi mis en place durant toute la phase d’exécution des travaux pour permettre aux populations, en dehors de ces séances d’information et d’échanges, de pouvoir soumettre leurs plaintes en vue du traitement adéquat à y apporter par le projet. 7.4. Procédure d’information et de communication auprès du personnel et des prestataires externes En phase de pose des câbles comme en phase d’exploitation des séances de communication et de sensibilisation doivent être tenues à l’endroit du personnel sur site pour le respect des normes environnementales, le respect des principes sécuritaires et des règles d’hygiène et de santé dans le site. Lors de ces séances, les formateurs doivent conscientiser le personnel sur les risques 91 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam qu’ils encourent à leur poste de travail et doivent insister sur l’importance et l’intérêt du port des EPI et du respect des barrières sécuritaires. Egalement, ils doivent insister sur l’importance des règles d’hygiène pour préserver sa santé et celle de toute la communauté ainsi que sur l’importance de la bonne gestion et de la préservation des ressources naturelles tels l’eau dans le but d’être en phase avec les principes du développement durable. Concernant les prestataires externes, ils se doivent d’être en phase avec la politique environnementale de SENELEC. Pour cela, des conventions notifiant le respect des clauses environnementales de SENELEC doivent être établies entre ces prestataires et le promoteur ; les clauses engagent toutes les parties à respecter et préserver l’environnement, à se protéger par des EPI et des EPC lors d’Opérations à risques, à respecter les règles d’hygiène et de santé inscrites dans les clauses conformément au code du travail et de l’hygiène, à assumer et à réparer tout désagrément qu’ils pourraient causer dans l’exercice de leurs tâches. Le personnel intervenant sur le chantier doit aussi être informé de l’existence du dispositif de recueil et de traitement des plaintes durant toute la phase d’exécution des travaux pour leur permettre de connaitre l’emplacement des registres ouverts à cet effet et d’être conscient, en plus de ses devoirs et obligations, de ses droits aussi. Le promoteur doit s’assurer que son personnel comprend et maitrise les techniques sécuritaires déclinées et doit exiger le port des EPI et le respect des EPC, principalement dans la phase de construction des postes et de pose des câbles. 7.5. Mesures organisationnelle pour la gestion de la mobilité des véhicules de livraison Une signalisation adéquate sera mise en place pour atténuer les difficultés de mobilité qui sont redoutées dans les différents axes. Des portes drapeaux seront également mobilisés pour orienter les usagers des différents axes. Un éclairage adéquat sera également mis en place pour la circulation nocturne. 7.6. Mesures préventives contre les chutes dans les tranchées En dehors de la signalisation des tranchées, des mesures spécifiques seront prises pour réduire la durée des travaux (ouverture et fermeture des tranchées). Le partage des calendriers d’intervention devra être partagé aux organisations communautaires de base qui se trouve le long des tracés. 7.7. Mesures organisationnelle pour le recrutement de la main d’œuvre locale Le recrutement de la main d’œuvre locale devra être fait à travers un comité local réunissant la commune et les autorités administratives. Une évaluation devra être faite chaque mois pour apporter des mesures correctives. 7.8. Procédure de gestion des déchets Le promoteur devra contracter avec des prestataires agréés pour la collecte et l’acheminement des déchets. Il se doit de suivre la traçabilité de ses déchets jusqu’à leur devenir ultime. Au préalable sur le site une politique de gestion des déchets doit être mise en œuvre par la : - Présence de réceptacles en code de couleur (poubelles, bacs à ordures,…) - Procédure de collecte, de tri et d’élimination dans les décharges agrées pour déchets inertes de chantier - Formation du personnel sur la gestion des déchets - Gestion des hydrocarbures et huiles usagées - Aménagement des aires de vidange 92 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - Aménagement des aires de lavage - Aménagement des aires de stockage - Fréquence de récupération et traitement des huiles usagées de vidange. Des bordereaux doivent être demandés aux prestataires pour suivi efficace de l’acheminement des différents types de déchets. 7.9. Intégration des clauses environnementales et sociales dans le DAO A l’endroit de l’entreprise en charge des travaux de construction, il sera exigé un DAO prenant en compte les clauses environnementales et sociales visant à respecter et améliorer les performances environnementales et sociales. Il sera exigé l’intégration d’une note faisant office de clause environnementale et sociale dans laquelle les conditions HSE seront prises en compte pour le respect de l’environnement et des conditions de travail. L’entreprise en charge des travaux devra nommer un responsable HSE qui se chargera de veiller à toutes les conformités concernant les mesures sécuritaires, d’hygiène et environnementales inscrites dans le DAO. Les questions environnementales et sécuritaires seront ainsi prises en compte dans les différentes phases du projet. 7.10. Plan de gestion des impacts du projet Dans l’actualisation du PGES, trois types de mesures ont été préconisées pour la gestion des impacts : - Les mesures d’atténuation Elles sont applicables aux impacts négatifs qui ne peuvent être supprimés totalement lors de la mise en œuvre du projet. Ces mesures visent à réduire autant que possible l’impact négatif sur l’environnement. - Les mesures de compensation Elles concernent les impacts négatifs résiduels significatifs qui surviennent après mise en œuvre des mesures d’atténuation. L’application de ces mesures sera une contrepartie aux dommages causés et permettra de rétablir ou de remplacer les conditions initiales. La communication avec les différentes parties prenantes a été très claire sur les activités du projet, la durée de travaux et sur les impacts résiduels qui seront engendrés par les travaux. Une compréhension et une acceptation a été noté auprès de ces parties prenantes. La mise en œuvre de ce projet entrant dans leurs attentes pour d’une part améliorer leur cadre de vie par une fourniture permanente et de qualité de l’électricité et de l’autre par le développement de leurs activités socioéconomiques, strictement liées à une électricité courante. - Les mesures d’optimisation ou de bonification Elles sont applicables aux impacts positifs et visent à bonifier et pérenniser les actions positives qui émanent du projet. - Responsables de mise en œuvre des mesures L’application des mesures préconisées dans ce PGES est sous la responsabilité première du promoteur SENELEC. Il doit veiller à ce que celles qui lui incombent directement de mêmes que celles qui doivent être appliquées par des personnes externes, à l’image des services externalisés se fassent dans le respect total des composantes à préserver. La mise en œuvre des mesures de gestion environnementale se fait parallèlement sous la responsabilité de l’entrepreneur chargé des réalisations ; du bureau de contrôle de l’exécution 93 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam des travaux ; des membres du comité technique. Les diverses mesures déclinées pour la gestion des impacts sont de deux types : les mesures d’ordre générales et celles d’ordre spécifique. - Obligations des entreprises intervenant en phase construction L’Entreprise en charge des travaux sera dans l’obligation de se conformer aux clauses du Contrat de Marché et de la Notice de Clauses Environnementales et Sociales qui lui a été transmises sous forme de Spécifications Techniques Particulières. Le respect de ces pratiques conditionnera en particulier la réception finale du chantier et le règlement de l’échéance financière y afférente si prévue. Le principe de base dans la mise en œuvre des mesures sera la prévention des atteintes – notamment par le choix du tracé, l’ouverture des tranchées et la prévention des pollutions – et la réhabilitation à l'avancement des sites de travaux de 300m/ jour/équipe. Il sera exigé de l’Entreprise : - de recruter/désigner un (ou plusieurs) cadre(s) compétent(s) responsable de la gestion des aspects environnementaux ainsi que des aspects santé/sécurité ; - d’élaborer un Plan d’Action Environnemental et Social de chantier faisant ressortir notamment les conditions de choix du tracé et de l’implantation des postes, les conditions de traitement des rejets solides et liquides des chantiers et des équipements, les conditions de remise en état des sites de travaux (ou éventuellement de remise des sites à l’administration), les conditions de circulation des véhicules et engins de chantier et éventuellement les mesures compensatoires à la charge de l’entreprise découlant du choix du tracé, des contraintes règlementaires en vigueur, et/ou des engagements pris avec des tiers; - d’intégrer dans le Plan d’Action Environnemental et social un Plan Hygiène Santé et Sécurité qu’elle s’engagera à respecter et des Plans de Protection de l’Environnement de Sites (PPES) pour les sites de travaux susceptibles de produire des impacts majeurs, à savoir : pollution du milieu par les déblais, pollution sonore (bruit des engins), risques d’accidents, perturbation de la circulation des biens et des personnes ; doivent figurer en annexe de chaque PPES à soumettre à l’approbation de SENELEC avant tout début de travaux d’installation de chantiers d’ouverture de tranchées et de traversées de route de grand trafic ; - De se conformer à la réglementation nationale et de respecter les conventions de l’OIT et de lutte contre les MST-VIH Sida. - Obligations du bureau de contrôle Le bureau de contrôle chargé du contrôle de la conformité des travaux a pour rôle de vérifier le respect des normes de construction et la conformité des travaux. Le bureau d’étude, pour l’exécution de ses tâches devra se conformer aux termes de références élaborés par le promoteur. Cette approche est propice par ailleurs à : - l’exécution des mesures d’accompagnement dans les mêmes délais que ceux des travaux ; - l’allègement de leurs coûts de mise en œuvre. - Les rapports seront transmis à SENELEC-PASE pour un meilleur suivi. - Obligations de SENELEC Dans tout le processus, de la construction jusqu’à l’exploitation, le promoteur est le premier responsable de la mise en œuvre des mesures. En fait, il se doit de veiller au respect des clauses environnementales et sociales de ses exécutants. 94 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam En phase exploitation il est tenu de designer un ou des responsables HSE qui se chargeront de veiller aux conformités réglementaires concernant l’hygiène, la santé et la sécurité sur site ; d’appliquer et de suivre les politiques déclinés pour la gestion des déchets et la gestion des nuisances. Le Service environnement sera tenu à travers ses missions de contrôler le respect par l’entreprise, des pratiques environnementales prescrites dans le marché, ainsi que de la conformité des travaux environnementaux par rapport au cahier de charges, au même titre que les autres réalisations de l’entreprise. Les spécifications environnementales du marché, le PGES, le PPES et le PHSS approuvés seront les documents contractuels de référence de la surveillance environnementale. Il s’agit plus spécifiquement de : - valider le Plan de Protection Environnemental des Sites proposé par l’Entreprise ; - surveiller régulièrement le respect par l’entreprise, des prescriptions environnementales et sociales du chantier ; - identifier les non conformités environnementales sur le chantier et d’assister le chef du projet de SENELEC et l’entreprise dans la prise de décision ; - évaluer la mise en œuvre effective des mesures environnementales contractuelles et leur efficacité ; - détecter tout impact environnemental ou social imprévu qui peut se produire pendant l’exécution des opérations du projet, et de rectifier les activités du projet en conséquence ; - veiller au respect des droits des populations affectées par le projet notamment lors des saisies de l’occupation des trottoirs, l’occupation des sites d’installation et de l’ouverture de tranchées…et à travers la limitation des nuisances (gênes, perturbation des voies d’accès des riverains, contrôle des bruits et poussières, protection des piétons…) ; - veiller aux conditions de travail des employés (respect des mesures d’hygiène, de santé et de sécurité au travail). Le Contrôle externe des entreprises est par essence la fonction de SENELEC qui sera également, à travers son Service Environnement, chargé de la supervision et du contrôle des pratiques environnementales et du respect du PGES, des PPES et du PHSS. Il sera demandé au Service environnement, afin d’assurer formellement la surveillance environnementale du projet, de désigner au sein de son équipe un cadre compétent responsable du contrôle des aspects environnementaux ainsi que des aspects santé et sécurité. Le responsable environnement, pour réussir sa mission de surveillance, se doit de s’attacher les compétences d’un Bureau d’étude et de contrôle pour la confection des outils appropriés appelés outils de surveillance environnementale. Ils comprennent entre autres : - la fiche d’identification de l’environnement; - la fiche d’indicateurs ; - le tableau de bord environnemental ; - la fiche d’action préventive à entreprendre ; - le compte- rendu des réunions de sensibilisation ; - la fiche de non-conformité environnementale ; - les correspondances ; - les rapports d’activités Société civile : populations, ONG et autres associations 95 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Elles ont le droit et le devoir de veiller à la sauvegarde de leur milieu de vie. Elles doivent s’assurer que les activités du projet ne dégradent pas leur cadre de vie. En phase d’exploitation, dans le contexte spécifique de l’environnement du projet, la Société civile devra veiller à : - éviter de dégrader, laisser ou dérober toute superstructure de signalisation et de sécurité des lignes électriques mise en place au niveau des ouvrages réhabilités ; - favoriser de manière active les reboisements compensatoires prévus par le plan d’atténuation des impacts dans certaines zones d’influence du projet. D’une manière générale, la Société civile devra être encouragée à signaler au Service environnement de SENELEC, par l’intermédiaire des Autorités locales, de la DEEC, de la DREEC, des ONG et autres organisations de base, toute action néfaste sur l’environnement liée à la réalisation des travaux ou à l’exploitation des lignes électriques. Plan de renforcement des capacités institutionnelles - Renforcement de l’expertise environnementale et sociale de SENELEC L’intégration de l’environnement dans ce projet devra s’inscrire dans une logique de mise en place d’une prise en charge environnementale et sociale qui sera animée par un expert environnementaliste. Au regard des exigences environnementales et sociales du projet, il paraît indispensable pour la mise en œuvre cohérente de la stratégie de développement durable basée sur l’intégration des préoccupations environnementales et sociales de la zone d’étude. Les mesures de formation, d’information et de sensibilisation visent le renforcement du CRSE, mais aussi des services techniques impliqués dans le projet, notamment dans le domaine de la planification, de la gestion et du suivi/évaluation des volets environnementaux et sociaux. Toutefois, pour assurer la mise en œuvre du Plan de gestion environnementale et sociale (PGES), préalable à la durabilité du secteur, il s’est avéré nécessaire de consolider le processus de mise à niveau initié par un plan de renforcement des capacités. Tableau 8 : Renforcement de capacités des membres du comité technique de la DEEC Action de RC Contenu sommaire Bénéficiaires Renforcement des capacités techniques par des modules de formation continue et de qualification - Cadre réglementaire CRSE Évaluation des impacts - Hiérarchisation des projets en environnementaux des termes de niveau de risque installations électriques environnemental - Gestion des déblais et des rejets CRSE Bonnes pratiques de gestion - Économie de l’énergie environnementale des installations électriques - Conduite sécurisée - Mesures d’adaptation au CC face aux installations de SENELEC Mise en place de nouveaux cursus de formation répondant aux besoins du secteur Techniques durables ; CRSE 96 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Formation initiale sur les Gestion des déchets électriques ; métiers verts en rapport avec le secteur énergétique Hygiène, sécurité, santé ; Economie d’énergie. Collectivités territoriales Accompagnement des acteurs Formations des agents voyers des locaux communes aux thèmes identifiés Organisations avec le CRSE Commentaires de Base . 97 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tableau 9: Plan de gestion environnemental et social Composantes impactées Activité/ Source Impacts potentiels Mesures d’atténuation Echéance de Responsable Cout (F d’impact réalisation de mise en CFA œuvre Phase préparatoire Réunion préparatoire d’information et SENELEC / PM VRD des concessionnaires de partage des plans d’intervention du Entreprise projet Séances de travail avec les SENELEC / PM Les projets en cours des collectivités territoriales traversées Consultant collectivités locales pour un partage des données techniques du projet Lettres d’informations des données SENELEC PM techniques du projet aux services techniques impliqués ou intéressés Avant le Les projets en cours de par la mise en œuvre du projet démarrage des l’état travaux prévus Les différents parties Consultations publiques durant SENELEC / PM prenantes (Commerçants, lesquelles toutes les informations Consultant pharmaciens, services relatives au projet sont fournies aux divers, organisations parties prenantes communautaires de base Phase construction Limiter la longueur des tranchées à Ouverture des raison de 300 à 500 mètres par jour tranchées sur les Déploiement de plusieurs équipes trottoirs et les Arroser les sols issus de l’excavation Dès le démarrage Qualité de l’air chaussées N’utiliser que des véhicules de des travaux Entreprise Inclus dans Altération de la qualité de chantier en bon état et assurer leur prestataire le DAO Opérations de l’air entretien régulier Pendant toute la remblais, de durée de la compactage, et de construction remise en état des lieux 98 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Aménagement de Pollution des sols et des Remettre en état les lieux après les Durant les travaux l’emprise ressources en eau travaux En phase Sols Eviter les rejets liquides d’exploitation Travaux Coupure d’eau liée aux Coordonner avec la SDE, SONATEL, Eaux de surface et d’excavation pour travaux ONAS et autres concessionnaires souterraines l’ouverture des Interdire l’entretien de véhicules sur 10 000 000 tranchées Autres désagrément site Entreprise Réseaux de (Téléphone, etc.) Proscrire l’usage d’huile pour les prestataire concessionnaires Installation des transformateurs contenant des lignes et des postes polychlorobiphényles (PCB) Elaborer et veiller à l’application des procédures pour ne pas laisser le plus longtemps possibles les fouilles et tranchées ouvertes Eviter au maximum d’abattre des Dès le démarrage arbres en mettant en place des voies des travaux Les travaux Dégradation du couvert de contournement de cette végétation Formations végétales d’excavation pour la végétal et perturbation de si possible Pendant toute la tranchée l’avifaune Limiter les élagations des arbres durée de la Faune et Avifaune Remettre en état et réhabiliter la construction et SENELEC 10 000 000 Les interventions végétation détruite immédiatement d’exploitation lors des opérations après les travaux de maintenance et Arroser régulièrement et suivre les d’entretien zones de travaux 99 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Enlever les déchets et produits stoker par terre Travaux Autoriser et fermer les travaux à d’excavation temps Dès le démarrage Pose des cabines Signalisation adéquate sur les des travaux de postes Accidents chantiers Santé et sécurité Transport et Partager et afficher les consignes de Pendant toute la SENELEC 5 000 000 circulation des sécurité durée de la engins et camions Electrocution Port effectif des EPI construction Installation et branchement du réseau BT Travaux Gêne dans la mobilité Signalisation adéquate sur les Avant le d’excavation chantiers démarrage des Activités socioéconomiques Pose des cabines Ralentissement Portes drapeaux travaux SENELEC 3 000 000 de postes momentané des activités Partage du calendrier des travaux Transport et lors des travaux avec les riverains Pendant toute la circulation des Suspensions temporaires Evaluer les pertes dus aux travaux durée de la engins et camions d’activités construction Installation et Pertes de revenus branchement du Déplacements d’acteurs 25 000 000 réseau BT. économiques Sécuriser et préserver les emprises Dans la phase Empiétement sur un des travaux préparatoire SENELEC PM Patrimoine culturel et Travaux patrimoine culturel ou Arrêt des travaux à ce niveau Durant les travaux paysage d’excavation religieux Déclencher la procédure d’information Libération des Perturbation des activités Ecourter la durée de l’ouverture des Dès le démarrage Entreprise 9 000 000 emprises socioéconomiques tranchées des travaux prestataire riveraines Evaluer les pertes dus aux travaux Stockage de Suspensions temporaires Sensibiliser et informer les personnes Pendant toute la SENELEC 5 000 000 matériels de d’activités ayant des besoins ou menant des durée de la chantier Pertes de revenus activités sur le tracé du réseau construction Cadre de vie Ouverture de Déplacements d’acteurs Sécuriser et préserver les emprises Milieu humain tranchées économiques des travaux En phase Indisponibilité du réseau Informer suffisamment tôt les d’exploitation Chute de poteaux de SENELEC occupants du calendrier de passage Dès le démarrage BT Risque d’accident pour des équipes chargées de la des travaux et les populations riveraines construction de la ligne pour qu’ils pendant toute la Circulations Risques d’accidents puissent prendre leurs dispositions et durée de la d’engins imputables à la mettre à l’abri leurs outils de travail construction circulation des engins, En phase travaux 100 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam aux travaux et à la main En cas de prolongation de la durée d’œuvre des travaux : mener une nouvelle campagne de sensibilisation Gêne ou risque causé Prendre les dispositions pour assurer par le bruit la continuité de la fourniture d’électricité pour certains services Risque de contamination administratifs particuliers pendant les aux maladies travaux Sensibilisation des travailleurs et Risque d’accident pour le populations par rapport aux risques personnel d'accidents inhérents au chantier Remblayer les tranchées ouvertes avant l’ouverture de nouvelles tranchées Balisage et mise en place de signalisations et des pictogrammes de sécurité ainsi que de feux clignotants autour du chantier Port obligatoire d’EPI pour les travailleurs Sensibilisation des travailleurs sur les maladies (IST, VIH,) Formation de tout le personnel d’encadrement dans la mise en œuvre des bonnes pratique HSE TOTAL 42 000 000 F CFA Tableau 10: Phase exploitation 101 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Composantes Activité/ Source Impacts Mesures Echéance de Responsable de Cout (F CFA impactées d’impact potentiels d’atténuation réalisation mise en œuvre Sols Présence du réseau Pollution des sols Récupérer tous les Dès la mise en SENELEC Inclus dans les souterrain et des ressources déchets issus des service du réseau coûts Eaux de surface et en eaux opérations de d’exploitation souterraines Corrosion des sols maintenance des Pendant toute sa lignes et postes durée Conditionnement, d'exploitation stockage et évacuation des produits dangereux et les huiles vers les structures agréées Les transformateurs des postes seront sous rétention avec goulotte de récupération Eviter au Durant les phases SENELEC 10 000 000 Dégradation du maximum d’entretien et de Formations Les travaux couvert végétal d’abattre des maintenance végétales d’entretien et de avec les élagations arbres lors des maintenance des entretiens de Faune et Avifaune réseaux et des réseaux postes Enlever les branches élaguées 102 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Afficher les Durant les phases SENELEC Inclus dans les consignes de d’entretien et de coûts Les travaux sécurité maintenance d’exploitation d’entretien et de Accidents Respect des Santé et sécurité maintenance des Electrocution procédures réseaux et des d’intervention en postes électricité Ralentissement Respect des Durant les phases SENELEC Inclus dans les momentané des procédures d’entretien et de coûts Les travaux activités lors des d’intervention en maintenance d’exploitation Activités d’entretien et de travaux électricité socioéconomiques maintenance des d’entretien et de réseaux et des maintenance postes Gêne dans la PM mobilité Cadre de vie Occupation des Gêne pendant les Sensibiliser les Dès la mise en SENELEC 10 000 000 trottoirs travaux de populations afin service du réseau Anomalie maintenance d’éviter toutes technique, Les ruptures de constructions sur Pendant toute sa Accident de travail conducteurs sous les endroits où durée tension passent les câbles d'exploitation du réseau souterrain En phase travaux Elaborer un Dès la mise en système de service du réseau repérage du tracé des câbles Pendant toute sa électriques durée enterrés pour d'exploitation faciliter sa maintenance 103 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Impliquer les autorités locales dans la gestion de l’emprise des câbles Elaborer une politique de sensibilisation auprès des populations pour les interventions sur les trottoirs et les chaussées Sensibilisation des populations riveraines de ne pas construire sur le tracé du réseau Assurer la qualité de service auprès des abonnés TOTAL 20 000 000 F CFA 104 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Plan de suivi environnemental 7.11. Plan de suivi environnemental Par suivi environnemental, il faut entendre les activités d’observation et de mesures visant à déterminer les impacts réels d’une installation comparativement à la prédiction d’impacts réalisée. Le suivi et l’évaluation sont complémentaires. Le suivi vise à corriger « en temps réel », à travers une surveillance continue, les méthodes d’exécution des interventions et d’exploitation de l’installation. Le suivi environnemental et social est réalisé par le CRSE sous la coordination de la DREEC de Dakar. Ce suivi sert à vérifier la qualité de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et les interactions entre le projet et la population environnante, mais aussi le respect de l’application de la réglementation nationale en matière de protection environnementale et sociale. Surveillance environnementale et sociale La surveillance environnementale et sociale devra être effectuée par l’Expert Environnement et Social (EES/BC) du bureau de contrôle qui sera recruté pendant les travaux et qui aura comme principales missions de : - faire respecter toutes les mesures d’atténuations courantes et particulières du projet ; - rappeler aux entrepreneurs leurs obligations en matière environnementale et s’assurer que celles-ci sont respectées lors de la période d’installation; - rédiger des rapports de surveillance environnementale tout au long des travaux; - inspecter les travaux et demander les correctifs appropriés le cas échéant; - rédiger le compte-rendu final du programme de surveillance environnementale. De plus, il pourra jouer le rôle d’interface entre les populations riveraines et SENELEC. En phase d’exploitation, la surveillance environnementale et sociale sera assurée par SENE LEC. 7.11.1. Institutions responsables pour la surveillance et le suivi environnemental et social La surveillance et le suivi environnemental et social devront être effectués comme suit : Surveillance : La surveillance des travaux d’aménagement et d’installation sera effectuée par l’Expert Environnement et Social (EES/BC) du bureau de contrôle que SENELEC va recruter. Suivi : Le suivi est une prérogative de la DEEC qui peut associer le CRSE au besoin. Il sera ainsi réalisé par le Comité Régional de Suivi Environnemental (CRSE) de Dakar, sous la coordination de la DEEC / DREEC Evaluation Un Consultant indépendant effectuera l’évaluation finale (pour les travaux), et de façon annuelle en phase d’exploitation. Pour un meilleur suivi des travaux, il sera bien de mettre à la disposition des autorités administratives le cahier des charges de l’entreprise. Dispositif de rapportage Pour un meilleur suivi de la mise en œuvre de l’EIES, le dispositif de rapportage suivant est proposé: 105 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Des rapports périodiques (trimestriel, semestriel ou annuel) de surveillance de mise en œuvre de l’EIES à être produits par l’expert en environnement et social; Des rapports périodiques de suivi de la mise en œuvre de l’EIES à être produits par les comités régionaux de suivi environnemental et social (CRSE/ DEEC / DREEC) de Dakar. 7.11.2. Indicateurs de suivi environnemental et social Les indicateurs sont des paramètres dont l’utilisation fournit des informations quantitatives ou qualitatives sur les impacts et les bénéfices environnementaux et sociaux des activités du projet. Le suivi de l’ensemble des paramètres biophysiques et socioéconomiques est essentiel. Toutefois, pour ne pas alourdir le dispositif et éviter que cela ne devienne une contrainte dans le timing du cycle de projet, il est suggéré de suivre les principaux éléments suivants. Mesures de surveillance et de suivi environnemental et social C’est un processus permettant de s’assurer du respect : D’une part, des mesures proposées dans l’étude d’impact incluant les mesures d’élimination, d’atténuation, de compensation et de bonification et qui porteront essentiellement sur : - La qualité des eaux ; - L’érosion des sols ; - La biodiversité végétale lors de l’ouverture des tranchées pour les câbles souterrains et la construction des postes - Les écosystèmes fragiles proches des travaux - La mise en œuvre des programmes de renforcement de capacité. D’autre part, a pour but de s’assurer du respect en ce qui concerne : - Les conditions fixées dans le code de l’environnement et son décret d’application ; - Les engagements des maitres d’ouvrages et maitre d’œuvre aux autorisations ministérielles - Les exigences relatives aux lois et règlements pertinents. La surveillance environnementale concerne les différentes phases du projet. Le programme de surveillance peut permettre, si nécessaire, d’améliorer le déroulement de la construction et de la mise en place des différents éléments du projet. L’objectif du programme de surveillance environnemental est de s’assurer que les mesures soient exécutées et appliquées selon le planning prévu. Elle comprend notamment : - La liste des éléments ou paramètres nécessitant une surveillance environnementale - L’ensemble des mesures et des moyens envisagés pour protéger l’environnement - Les caractéristiques du projet de surveillance portant sur le respect des mesures d’atténuation ; lorsque celles-ci sont prévisibles - La localisation des interventions, protocoles prévus, liste des paramètres mesurés, méthode d’analyse utilisées ; échéancier de réalisation ; ressources humaines et financières affectées au projet. 106 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - un mécanisme d’intervention en cas d’observation du non-respect des exigences légales et environnementales ou des engagements de SENELEC - les engagements quant au dépôt des rapports de surveillance, leur nombre, leur fréquence et leur contenu. Sa mise en œuvre engage l’application du PGES de chantier et est directement tiré des clauses environnementales. Pendant la période des travaux, l’équipe de suivi effectuera à intervalles réguliers des missions sur le terrain, selon un calendrier qui sera défini en fonction des moyens mis à disposition. Après la réception définitive du chantier, il rédigera un rapport de suivi, synthétisant l’ensemble des indicateurs de suivi retenus qu’il adressera au PASE et à la Banque Mondiale. En cas de problème majeur, des réunions extraordinaires pourront être organisées. En ce qui concerne les activités de suivi, le recueil des indicateurs d’impact sur le terrain sera réalisé soit directement par le Service environnement, soit par des opérateurs thématiques spécialisés opérant sous sa supervision. La phase de suivi débutera avec la phase de travaux mais se prolongera 01 année au-delà. Pendant les années d’exploitation, les activités de suivi seront supervisées par le Service environnement, qui, conformément à la législation, adressera régulièrement des rapports de suivi à la DEEC et à la DREEC. 7.11.3. Arrangements institutionnels SENELEC, assurera la supervision des travaux, et devra faciliter la mission des comités régionaux de suivi environnemental (CRSE) mis en place au niveau régional. La DEEC : La présente EIES est validée par la DEEC. La DEEC va assurer le suivi externe du PGES au niveau national de la mise en œuvre des mesures environnementales et sociales du projet. Au niveau régional et local, la DEEC va mettre à profit la DREEC de Dakar. Les Services du Ministère de la Santé : Ils participeront au suivi concernant les questions d’hygiène et de santé publique (suivi des maladies liées à l’eau ; suivi des IST/VIH/SIDA, suivi des maladies respiratoires, etc.). La Direction du Travail : devra veiller au respect des conditions de travail dans l’exécution des travaux (horaire, salaire, protection, hygiène et sécurité des lieux, etc.) ; Les Entreprises de travaux et les Bureaux de contrôle des travaux : Les Entreprises privés chargées de l’exécution des travaux doivent respecter les directives et autres prescriptions environnementales et sociales contenues dans les marchés de travaux. Les Bureaux chargés du contrôle des travaux doivent assurer le contrôle de l’effectivité et de l’efficience des mesures environnementales contenues dans les marchés de travaux. Les acteurs à travers les associations: elles participeront à informer, éduquer et conscientiser les acteurs sur les aspects environnementaux et sociaux liés aux activités de densification du réseau de la SENELEC. 107 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Tableau 11: Récapitulatif du plan de suivi environnemental et social Composante Eléments de suivi Mesures de suivi Indicateurs de réalisation de la mesure Périodicité environnementale affectée Phase construction Qualité de l’air Qualité de l’air Limitation de la longueur des Longueur des tranchées ouvertes ne dépassant tranchées pas 300m/jour/équipe Limitation du chargement des Aucun camion ne doit passer la limite de camions chargement Quotidienne Arrosage des sols Sols bien arrosés Utilisation de véhicule en bon état Visites techniques Pourcentage de véhicules ayant fait l’objet de maintenance supérieure à 80% Mensuelle Mesure des émissions à l’échappement des véhicules et des diesels de chantiers Sols Inondations Réalisation de levés Fiches de levées Mensuelle Pollution des sols topographiques et piézométrique Eaux de surface et et pour le choix des sites dans les Nombre d’équipement inondés souterraines Pollution des eaux zones de Pikine, Guédiawaye et Thiaroye Absence de PCB dans les huiles (contrôle par analyse) Interdiction d’usage d’huile pour les transformateurs contenant des Aucun site ne doit être souillé ou pollué polychlorobiphényles (PCB) (tolérance zéro) 108 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Vérification de fuite d’huile ou Pourcentage de véhicules ayant fait l’objet de d’hydrocarbure maintenance supérieure à 80% Entretien de véhicules sur site Ouverture des tranchées ne dépassant pas 24h Remise en état des lieux Nombre de véhicule stationné sur site pour cause de panne nul Application des procédures pour éviter le maintien des tranchées Volume de déchets évacués ouvertes et le maintien des fouilles à l’air libre Contrôle visuel du tri Quantité et types de déchets Disponibilité et application du Plan de gestion produits dans le chantier des déchets approuvé par SENELEC Collecte, tri et élimination des Liste des modules de formations et diplômes déchets ou attestations obtenus Formation et information des Compte rendu des séances d’information + travailleurs en gestion des déchets liste de présence et des produits dangereux Fiches de suivi des déchets Perturbation du Limitation de dommage au réseau Absence de plaintes des autres Quotidienne réseau des des concessionnaires concessionnaires concessionnaires Coordination des actions avec la Compte rendu des séances de coordination SDE, SONATEL, ONAS et autres Mensuelle concessionnaires pour éviter tout dommage à leurs réseaux Faune et flore Perturbation de la Limitation d’élagage et de Nombre d’arbres coupés Quotidienne faune et flore dessouchage Autorisation d’abattage 109 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Autorisation des Eaux et forêts pour tout projet d’abattage PV de réunion avec les eaux et forêts Cadre de vie Atteinte au cadre Durée de l’ouverture des tranchées Taux de PAP intégralement indemnisés selon de vie et les résultats de l’étude du PAR perturbation des Nouvelle campagne de Mensuelle activités sensibilisation en cas de socioéconomique prolongation de la durée des PV des rencontres + Emergements Suspensions travaux temporaires d’activités Un PAR réalisé et validé Pertes de revenus Déplacements d’acteurs économiques santé, sécurité et Balisage et mise en place de Nombres d’accidents recensés nul (tolérance environnement des signalisations et des pictogrammes zéro) travailleurs et des de sécurité ainsi que de feux riveraines clignotants autour du chantier Liste du personnel envoyé à l’Inspection du travail Port obligatoire d’EPI pour les travailleurs Distance des tranchées ouvertes par jour = 900 Mensuelle m Déclaration des travailleurs recrutés au niveau de l’inspection Nombre de malade dépisté volontairement du travail pour ces pathologies nul (tolérance zéro) Ouverture des tranchées sur une Ouverture des tranchées ne dépassant pas 24h distance ne dépassant pas 900 m par jour Pourcentage de véhicules ayant fait l’objet de maintenance supérieure à 80% 110 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Sensibilisation des travailleurs sur Aucun accident recensé les maladies (IST, VIH, SIDA) Liste des modules de formations et diplômes Remblaiement des tranchées ou attestations obtenus ouvertes avant l’ouverture de nouvelles tranchées Plan de récolement approuvé par SENELEC, feeder par feeder Utilisation de véhicules de chantier en bon état Protection des sites de démolitions et de construction de postes Formation de tout le personnel d’encadrement en bonnes pratiques HSE Elaboration de plans de récolement du Projet avec indication détaillée des câbles et des postes par géoréférencement Qualité de l’air Qualité de l’air Limitation de la longueur des Longueur des tranchées ouvertes ne dépassant Mensuelle tranchées pas 300m/jour/équipe Limitation du chargement des Aucun camion ne doit passer la limite de camions chargement Arrosage des sols PV de mise en demeure suite au constat de Utilisation de véhicule en bon état non-respect de cette disposition Visites techniques Pourcentage de véhicules ayant fait l’objet de maintenance supérieure à 80% Mesure des émissions à l’échappement des véhicules et des diesels de chantiers 111 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Phase exploitation Sols Pollution des sols Elimination des déchets pendant Quantité, volume et type de déchets recensés Annuelle les travaux de maintenance des Eaux de surface et Pollution des eaux lignes et postes ou lors des Type d’emballage mis en place souterraines réparations Rétention bien dimensionnée (110% du Conditionnement des produits et volume à contenir) huiles dangereux Rétention avec goulotte de récupération des postes transformateurs Faune et flore Perturbation de la Mise en place de voies de Passage du réseau hors couvert végétal faune et flore contournement en présence de végétation 100% de la végétation détruite réhabilitée Mensuelle Remise en état et réhabilitation de Aucune plainte enregistrée la végétation détruite immédiatement après les travaux Arrosage régulier et suivi des zones réhabilitées jusqu’à stabilisation Cadre de vie Perturbation des Sensibilisation des populations Compte rendu des séances d’information et Mensuelle activités afin d’éviter toutes constructions liste de présence + émergements socioéconomiques sur le tracé du réseau en souterrain pendant les Tracé sur carte travaux de Elaboration d’un système de maintenance repérage du tracé du réseau en Compte rendu des séances d’information et souterrain liste de présence + émergements 112 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Implication des autorités locales Elaboration d’une politique de sensibilisation dans la gestion de l’emprise des auprès des populations pour les interventions câbles sur les trottoirs et les chaussées Elaboration d’une politique de Maintien de bonne qualité de service auprès sensibilisation auprès des des abonnés populations pour les interventions sur les trottoirs et les chaussées Disponibilité et application de la politique de sensibilisation Maintien de bonne qualité de service auprès des abonnés Temps de coupure quasi nul Perturbation des Sensibilisation et information des Niveau d’occupation des emprises déjà Mensuelle activités personnes ayant des besoins ou libérées socioéconomiques menant des activités sur le tracé du riveraines réseau Compte rendu des séances de sensibilisation + liste de présence et émargements Sécuriser et préserver les emprises des travaux pour éviter toute Disponibilité de l’électricité nouvelle occupation Information des occupants du calendrier de passage des équipes chargées de la construction de la ligne Nouvelle campagne de sensibilisation en cas de prolongation de la durée des travaux Continuité de la fourniture d’électricité 113 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Perturbation du Mise en place un Groupe Création du Groupe de travail Mensuelle réseau des Opérationnel de Travail (GOT) concessionnaires comprenant les concessionnaires, PV de réunion de la commission les communes et les acteurs principaux Procédures réalisées et acceptées Elaboration et validation des procédures de réalisation des travaux et les documents de travail entre les parties prenantes Accord sur le planning de réalisation des travaux Hygiène santé et Sensibilisation des travailleurs et Compte rendu des séances de sensibilisation Journalier sécurité des populations par rapport au risque accompagné de la liste de présence et travailleurs d'accidents inhérents au chantier émargement 114 | P a g e Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Conclusion Le « Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam » s’inscrit dans le cadre du Développement des Réseaux de Distribution Electriques à moyen terme de SENELEC. Sa réalisation permettra de développer le réseau MT/BT de Dakar pour répondre à la demande et en même visera l’amélioration de la qualité du réseau de la SENELEC, tant sur le plan matériel que sur les paramètres électriques, avec pour objectif de répondre adéquatement aux besoins énergétiques de la région. Dans le cadre de l’application des lois et règlements en vigueur, SENELEC a ainsi mené cette actualisation du plan de gestion environnementale et sociale (PGES). Toutes les sensibilités environnementales susceptibles d'être impactées ont été décrites et les probables impacts positifs comme négatifs du projet ont été identifiés. Des mesures d'atténuation, de compensation et de bonification des impacts ont également été proposés. Les consultations publiques réalisées ont permis de cerner les craintes, les attentes des concernés et ainsi d'avoir une bonne base pour la formulation des recommandations à l’endroit de SENELEC. Si toutefois SENELEC applique les consignes préconisées dans cette étude et met en place des dispositifs sécuritaires adaptés, les différentes installations pourraient cohabiter avec leur environnement immédiat dans le respect des normes environnementales et sociales. 115 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam ANNEXES Références bibliographiques 1. Banque Mondiale, Manuel d’évaluation environnementale, Volume I, Banque Mondiale - Titre : Politiques, procédures et questions intersectorielles, 1999, Banque Mondiale, 2. Banque Mondiale, Manuel d’évaluation environnementale, Volume II : Banque Mondiale - Titre : Lignes directrices sectorielles, 1999, 3. Banque Mondiale, Manuel d’évaluation environnementale, Volume III, Banque Mondiale- Titre : Lignes directrices pour l’évaluation environnementale de projets énergétiques et industriels, 4. Directives EHS pour le transport et la distribution de l’électricité –IFC le 30 Avril 2009 5. Guide pratique –exécution des travaux à proximité des réseaux –www.reseaux- etcanalisations.gouv.fr 6. Programme des nations Unies sur l’environnement 7. Lotissement et réseaux de distribution souterrains. Guide des bonnes pratiques (Hydro- Québec, Bell Canada, Vidéotron Ltée et l’Union des municipalités du Québec) 8. Rapport d’étude d’impact environnemental et social du projet de renouvellement de la ligne MT 30 KV entre Ourossogui et Oréfondé (Sénégal) – EES 2014 ; • FAYE MB.MB.( 2012) 9. STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT URBAIN DU Grand Dakar (HORIZON 2025), Novembre 2010 10. ENGINEERING & ENVIRONNEMENT SERVICES – SARL (JANVIER, 2012) : Projet de réhabilitation des lignes de transport 90 kV de cap des biches – sococim thiona & thiona – tobene. Analyse environnementale Initiale(AEI), Rapport final, 184 pages. II.2. Références réglementaires nationales et sous régionales 11. L’AFD et le redressement du secteur de l’électricité au Sénégal –vers une énergie durable –septembre 2008 ; 12. Décret 2001-282 du 12 avril 2001 portant application du Code de l’Environnement 13. Webographie Banque mondiale : http://www.senegal-energies.com/index.php/outils- donnees/actu/158projet-d-appui-du-secteur-de-l-electricite-par-la-banque-mondiale - Liste des experts de l’étude Profil Consultants Coordonnateur de l’étude Mbaye Babacar DIAGNE Environnementaliste Socio - Economiste Bineta NDIAYE Socio - Economiste Morane GUEYE Mouhamed Fadel SONKO Enquêteurs Mamadou Bamba FALL Jean Pascal NDEYE Environnementaliste Sala DIOUF Ingénieur en SIG Ibrahima NDIAYE 116 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam - Clauses environnementales et sociales Les présentes clauses sont destinées à aider les personnes en charge de la rédaction de dossiers d’appels d’offres et des marchés d’exécution des travaux (cahiers des prescriptions techniques), afin qu’elles puissent intégrer dans ces documents des prescriptions permettant d’optimiser la protection de l’environnement et du milieu socio-économique. Les clauses sont spécifiques à toutes les activités de chantier pouvant être sources de nuisances environnementales et sociales. Elles devront constituer une partie intégrante du dossier d’appels d’offres ou du marché d’exécution des travaux. Dispositions préalables pour l’exécution des travaux Respect des lois et règlementations nationales L’entrepreneur et ses sous-traitants doivent : connaître, respecter et appliquer les lois et règlements en vigueur dans le pays et relatifs à l’environnement, à l’élimination des déchets solides et liquides, aux normes de rejet et de bruit, aux heures de travail, etc….. ; prendre toutes les mesures appropriées en vue de minimiser les atteintes à l’environnement ; assumer la responsabilité de toute réclamation liée au non-respect de l’environnement. Permis et autorisations avant les travaux Toute réalisation de travaux doit faire l’objet d’une procédure préalable d’information et d’autorisations administratives. Avant de commencer les travaux, l’Entrepreneur doit se procurer tous les permis nécessaires pour la réalisation des travaux prévus dans le contrat du projet ; autorisations délivrées par les collectivités locales, les services forestiers (en cas de déboisement, d’élevage, etc..), les services miniers (en cas d’exploitation de carrières et de sites d’emprunt), les services d’hydraulique (en cas d’utilisation de points d’eau publiques), de l’inspection du travail, les gestionnaires de réseaux, etc… Avant le démarrage des travaux, l’Entrepreneur doit se concerter avec les riverains avec lesquels il peut prendre des arrangements facilitant le déroulement des chantiers. Réunion de démarrage des travaux Avant le démarrage des travaux, l’Entrepreneur et le Maître d’œuvre, sous la supervision du Maître d’ouvrage, doivent organiser des réunions avec les autorités, les représentants des populations situé es dans la zone du projet et les services techniques compétents, pour les informer de la consistance des travaux à réaliser leur durée, des itinéraires concernés et les emplacements susceptibles d’être affectés. Cette réunion permettra aussi au Maître d’ouvrage de recueillir les observations des populations, de les sensibiliser sur les enjeux environnementaux et sociaux et sur leurs relations avec les ouvriers. Préparation et libération du site L’Entrepreneur devra informer les populations concernées avant toute activité de destruction de champs, vergers, jardins/maraîchers requis dans le cadre du projet. La libération de l’emprise doit se faire selon un calendrier défini en accord avec les populations affectées et le Maître d’ouvrage. Avant l’utilisation et le début des travaux, l’Entrepreneur doit s’assurer que les indemnisations/compensations sont effectivement payées/attribuées aux ayant-droits par le Maître d’ouvrage. Repérage des réseaux des concessionnaires Avant le démarrage des travaux, l’Entrepreneur doit instruire une procédure de repérage des réseaux des concessionnaires (eau potable, électricité, télécommunications, etc…..) sur un plan qui sera formalisée par un procès-verbal signé par toutes les parties (entrepreneur, maître d’œuvre, concessionnaires). Libération des domaines public et privé 117 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam L’Entrepreneur doit savoir que le périmètre d’utilité publique lié à l’opération est le périmètre susceptible d’être concerné par les travaux. Les travaux ne peuvent débuter dans les zones concernées par les emprises privées que lorsque celles-ci sont libérées à la suite d’une procédure d’acquisition. Programme de gestion environnementale et sociale L’Entrepreneur doit établir et soumettre, à l’approbation du Maître d’œuvre, un programme détaillé de gestion environnementale et sociale du chantier qui comprend : (i) un plan d’occupation du sol indiquant l’emplacement de la base-vie et les différentes zones du chantier selon les composantes du projet, les implantations prévues et une description des aménagements ; (ii) un plan de gestion des déchets du chantier indiquant les types de déchets, le type de collecte envisagé, le lieu de stockage, le mode et le lieu d’élimination ; (iii) le programme d’information et de sensibilisation de la population précisant les cibles, les thèmes et le mode de consultation retenu ; (iv) un plan de gestion des accidents et de préservation de la santé précisant les risques d’accidents majeurs pouvant mettre en péril la sécurité ou la santé du personnel et/ou du public et les mesures de sécurité et/ou de préservation de la santé du personnel et/ou du public et les mesures de sécurité et/ou de préservation de la santé à appliquer dans le cadre d’un plan d’urgence. L’Entrepreneur doit également établir et soumettre l’approbation du Maître d’œuvre, un plan de protection de l’environnement du site qui inclut l’ensemble des mesures de protection du site : protection des bacs de stockage de carburant, et de lubrifiants pour contenir les fuites, séparateurs d’hydrocarbures dans les réseaux de drainage associés aux installations de lavage, d’entretien et de remplissage en carburant des véhicules et des engins, et aux installations d’évacuation des eaux usées des toilettes, laboratoires cuisines) ; description des méthodes d’évitement et de réduction des pollutions, des incendies, des accidents ; infrastructures sanitaires et accès des populations en cas d’urgence ; règlementation du chantier concernant la protection de l’environnement et la sécurité ; plan prévisionnel d’aménagement du site en fins de travaux. Le programme de gestion environnementale et sociale comprendra également l’organigramme du personnel affecté à la gestion environnementale avec indication du responsable chargé de l’environnement l’hygiène/sécurité/du projet ; la description des méthodes de réduction des impacts négatifs ; le plan de gestion et de remise en état des sites d’emprunt et carrières ; le plan d’approvisionnement et de gestion de l’eau et de l’assainissement ; la liste des accords pris avec les propriétaires et les utilisateurs actuels des sites privés. Installation de chantier et préparation Normes de localisation L’Entrepreneur doit construire ses installations temporaires du chantier de façon à déranger le moins possible l’environnement, de préférence dans des endroits déjà déboisés ou perturbés lorsque de tels sites existent, ou sur des sites qui seront réutilisés lors d’une phase ultérieure pour d’autres fins. L’Entrepreneur doit strictement interdire d’établir une base vie à l’intérieur d’une aire protégée. Affichage du règlement intérieur et sensibilisation du personnel L’Entrepreneur doit afficher un règlement intérieur de façon visible dans les diverses installations de la base-vie prescrivant spécifiquement : le respect des us et coutumes locales : la protection contre les IST/VIH/SIDA ; les règles d’hygiène et les mesures de sécurité, l’Entrepreneur doit sensibiliser son personnel sur ces prescriptions. Emploi de la main d’œuvre locale L’Entrepreneur est tenu d’engager (en dehors de son personnel cadre technique) le plus de main d’œuvre possible dans la zone où les travaux sont réalisés. A défaut de trouver le personnel qualifié sur place, il est autorisé d’engager la main d’œuvre à l’extérieur de la zone de travail. 118 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Respect des horaires de travail L’Entrepreneur doit s’assurer que les horaires de travail respectent les lois et règlements nationaux en vigueur. Toute dérogation est soumise à l’approbation du Maître d’œuvre. Dans la mesure, sauf en cas d’exception accordé par le Maître d’œuvre), l’Entrepreneur doit éviter d’exécuter les travaux pendant les heures du repos, les dimanches et les jours fériés. Protection du personnel de chantier L’Entrepreneur doit mettre à disposition du personnel de chantier des tenues de travail correctes réglementaires et en bon état, ainsi que tous les accessoires de protection et de sécurité propres à leurs activités (casques, bottes, ceintures, masques, gants, lunettes, etc….). L’Entrepreneur doit veiller au port scrupuleux des équipements de protection sur le chantier. Un contrôle permanent doit être effectué à cet effet et, en cas de manquement, des mesures coercitives (avertissement, mise à pied, renvoi) doivent être appliquées au personnel concerné. Responsable Hygiène, sécurité et Environnement L’Entrepreneur doit désigner un responsable Hygiène/Sécurité/Environnement qui veillera à ce que les règles d’hygiène, de sécurité et de protection de l’environnement sont rigoureusement suivies par tous et à tous les niveaux d’exécution, tant pour les travailleurs que pour la population et autres personnes en contact avec le chantier. Il doit mettre en place un service médical courant et d’urgence à la base -vie, adapté à l’effectif de son personnel. Installation de chantier et préparation Normes de localisation L’Entrepreneur doit construire ses installations temporaires du chantier de façon à déranger le moins possible l’environnement, de préférence dans des endroits déjà déboisés ou perturbés lorsque de tels sites existent, ou sur des sites qui seront réutilisés lors d’une phase ultérieure pour d’autres fins. L’Entrepreneur doit strictement interdire d’établir une base vie à l’intérieur d’une aire protégée. Affichage du règlement intérieur et sensibilisation du personnel L’Entrepreneur doit afficher un règlement intérieur de façon visible dans les diverses installations de la base-vie prescrivant spécifiquement : le respect des us et coutumes locales : la protection contre les IST/VIH/SIDA ; les règles d’hygiène et les mesures de sécurité, l’Entrepreneur doit sensibiliser son personnel sur ces prescriptions. Emploi de la main d’œuvre locale L’Entrepreneur est tenu d’engager (en dehors de son personnel cadre technique) le plus de main d’œuvre possible dans la zone où les travaux sont réalisés. A défaut de trouver le personnel qualifié sur place, il est autorisé d’engager la main d’œuvre à l’extérieur de la zone de travail. Respect des horaires de travail L’Entrepreneur doit s’assurer que les horaires de travail respectent les lois et règlements nationaux en vigueur. Toute dérogation est soumise à l’approbation du Maître d’œuvre. Dans la mesure, sauf en cas d’exception accordé par le Maître d’œuvre), l’Entrepreneur doit éviter d’exécuter les travaux pendant les heures du repos, les dimanches et les jours fériés. Protection du personnel de chantier L’Entrepreneur doit mettre à disposition du personnel de chantier des tenues de travail correctes réglementaires et en bon état, ainsi que tous les accessoires de protection et de sécurité propres à leurs activités (casques, bottes, ceintures, masques, gants, lunettes, etc….). L’Entrepreneur doit veiller au port 119 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam scrupuleux des équipements de protection sur le chantier. Un contrôle permanent doit être effectué à cet effet et, en cas de manquement, des mesures coercitives (avertissement, mise à pied, renvoi) doivent être appliquées au personnel concerné. Responsable Hygiène, sécurité et Environnement L’Entrepreneur doit désigner un responsable Hygiène/Sécurité/Environnement qui veillera à ce que les règles d’hygiène, de sécurité et de protection de l’environnement sont rigoureusement suivies par tous et à tous les niveaux d’exécution, tant pour les travailleurs que pour la population et autres personnes en contact avec le chantier. Il doit mettre en place un service médical courant et d’urgence à la base -vie, adapté à l’effectif de son personnel. L’entrepreneur doit interdire l’accès du chantier au public, le protéger par des balises et des panneaux de signalisation, indiquer les différents accès et prendre toutes les mesures d’ordre et de sécurité propres à éviter les accidents. Désignation du personnel d’astreinte L’Entrepreneur doit assurer la garde, la surveillance et le maintien en sécurité de son chantier y compris en dehors des heures de présence sur le site. Pendant toute la durée des travaux, l’Entrepreneur est tenu d’avoir un personnel en astreinte, en dehors des heures de travail, tous les jours sans exception (samedi, dimanche, jours fériés), de jour comme de nuit, pour pallier tout incident et/ou accident susceptible de se produire en relation avec les travaux. Mesures contre les entraves à la circulation L’Entrepreneur doit éviter d’obstruer les accès publics. Il doit maintenir en permanence la circulation et l’accès des riverains en cours des travaux. L’Entrepreneur veillera à ce qu’aucune fouille ou tranchée ne reste ouverte la nuit, sans signalisation adéquate acceptée par le Maître d’œuvre. L’Entrepreneur doit veiller à ce que les déviations provisoires permettent une circulation sans danger. Repli de chantier et réaménagement Règles générales A toute libération de site, l’Entrepreneur laisse les lieux propres à leur affectation immédiate. Il ne peut être libéré de ses engagements et de sa responsabilité concernant leur usage sans qu’il ait formellement fait constater ce bon état. L’Entrepreneur réalisera tous les aménagements nécessaires à la remise en état des lieux. Il est tenu de replier tous ses équipements et matériaux et ne peut les abandonner sur le site ou les environs. Une fois les travaux achevés, l’Entrepreneur doit (i) retirer les bâtiments temporaires, le matériel, les déchets solides et liquides, les matériaux excédentaires, les clôtures etc…. ; (ii) rectifier les défauts de drainage et régaler toutes les zones excavées ; (iii) reboiser les zones initialement déboisées avec des espèces appropriées, en rapport avec les services forestiers locaux, (iv) protéger les ouvrages restés dangereux (puits, tranchées ouvertes, dénivelés, saillies, etc….) ; (v) décontaminer les sols souillés (les parties contaminées doivent être décaissées et remblayées par du sable) ; (vi) nettoyer et détruire les fosses de vidange. S’il est de l’intérêt du Maître d’ouvrage ou des collectivités locales de récupérer les installations fixes pour une utilisation future, l’Entrepreneur doit les céder sans dédommagements lors du repli. Les installations permanentes qui ont été endommagées doivent être réparées par l’Entrepreneur et remis dans un état équivalent à ce qu’elles étaient avant le début des travaux. Les voies d’accès devront être remises à leur état initial. Partout où le sol a été compacté (aires de travail, voies de circulation, etc….), l’Entrepreneur doit scarifier le sol sur au moins de 15 cm de profondeur pour faciliter la régénération de la végétation. Les revêtements de béton, les pavés et les dalles doivent être enlevés et les sites recouverts de terre et envoyés aux sites de rejet autorisés. 120 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam En cas de défaillance de l’Entrepreneur pour l’exécution des travaux de remise en état, ce ux-ci sont effectués par une entreprise du choix du Maître d’ouvrage, en rapport avec les services concernés et aux frais du défaillant. Après le repli de tout le matériel, un procès-verbal constatant la remise en état du site doit être dressé et joint au procès-verbal de réception des travaux. La non remise en état des lieux doit entraîner le refus de réception des travaux. Dans ce cas, le pourcentage non encore libéré du montant du poste « installation de chantier » sera retenu pour servir à assurer le repli de chantier. Protection des zones instables Lors du démantèlement d’ouvrages en milieux instables, l’Entrepreneur doit prendre les précautions suivantes pour ne pas accentuer l’instabilité du sol : (i) éviter toute circulation lourde et toute surcharge dans la zone d’instabilité ; (ii) conserver autant que possible le couvert végétal ou reconstituer celui-ci en utilisant des espèces locales appropriées en cas de risques d’érosion. Aménagement des carrières et sites d’emprunt temporaires L’Entrepreneur doit réaménager les carrières et les sites d’emprunt selon les options à définir en rapport avec le Maître d’œuvre et les populations locales : (i) régalage du terrain et restauration du couvert végétal (arbres, arbustes, pelouse ou culture) ; (ii) remplissage (terre, ou pierres) et restauration du couvert végétal ; (iii) aménagement de plans d’eau (bassins, mares) pour les communautés locales ou les animaux ; (iv) zone de loisir ; écotourisme, entre autres. Gestion des produits pétroliers et autres contaminants L’Entrepreneur doit nettoyer l’aire du travail ou de stockage où il y a eu de la manipulation et/ou de l’utilisation de produits pétroliers et autres contaminants. Contrôle de l’exécution des clauses environnementales et sociales Le contrôle du respect et de l’effectivité de la mise en œuvre des clauses environnementales et sociales par l’Entrepreneur est effectué par le Maître d’œuvre, dont l’équipe doit comprendre un ‘expert environnementaliste qui fait partie intégrante de la mission de contrôle des travaux. Notification Le Maître d’œuvre notifie par écrit à l’Entrepreneur tous les cas de défaut ou non-exécution des mesures environnementales et sociales. L’Entrepreneur doit redresser tout manquement aux prescriptions dûment notifiées à lui par le Maître d’œuvre. La reprise des travaux ou les travaux supplémentaires découlant du non-respect des clauses sont à la charge de l’Entrepreneur. Sanction En application des dispositions contractuelles, le non-respect des clauses environnementales et sociales, dûment constaté par le Maître d’œuvre, peut être un motif de résiliation du contrat. L’Entrepreneur ayant fait l’objet d’une résiliation pour cause de non application des clauses environnementales et sociales s’expose à des sanctions allant jusqu’à la suspension du droit de soumissionner pour une période déterminée par le Maître d’ouvrage, avec une réfaction sur le prix et un blocage de la retenue de garantie. Réception des travaux Le non-respect des présentes clauses expose l’Entrepreneur au refus de réception provisoire ou définitive des travaux, par la Commission de réception. L’exécution de chaque mesure environnementale et sociale peut faire l’objet d’une réception partielle impliquant les services compétents concernés. Obligations au titre de la garantie 121 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Les obligations de l’Entrepreneur courent jusqu’à la réception définitive des travaux qui ne sera acquise qu’après complète exécution des travaux d’amélioration de l’environnement prévus au contrat. Clauses environnementales et sociales spécifiques Signalisation des travaux L’Entrepreneur doit placer, préalablement à l’ouverture des chantiers et chaque fois que de besoin, une pré-signalisation et une signalisation des chantiers à longue distance (sortie de carrières ou de bases- vie, circuit utilisé par les engins, etc…) qui répond aux lois et règlements en vigueur. Mesures pour les travaux de terrassement L’Entrepreneur doit limiter au strict minimum le décapage, le déblaiement, le remblayage et le nivellement des aires de travail afin respecter la topographie naturelle et de prévenir l’érosion. Après le décapage de la couche de sol arable, l’Entrepreneur doit conserver la terre végétale et l’utiliser pour le réaménagement des talus et autres surfaces perturbées. L’Entrepreneur doit déposer les déblais non réutilisés dans des aires d’entreposage s’il est prévu de les utiliser plus tard, sinon il doit les transporter dans des zones de remblais préalablement autorisées. Mesures de transport et de stockage des matériaux Lors de l’exécution des travaux, l’Entrepreneur doit (i) limiter la vitesse des véhicules sur le chantier par l’installation de panneaux de signalisation et des porteurs de drapeaux ; (ii) arroser régulièrement les voies de circulation dans les zones habitées (s’il s’agit de route en terre) ; (iii) prévoir des déviations par des pistes et routes existantes dans la mesure du possible. Dans les zones d’habitation, l’Entrepreneur doit établir l’horaire et l’itinéraire des véhicules lourds qui doivent circuler à l’extérieur des chantiers de façon à réduire les nuisances (bruit, poussière et congestion de la circulation) et le porter à l’approbation du Maître d’œuvre. Pour assurer l’ordre dans le trafic et la sécurité sur les routes, le sable, le ciment et les autres matériaux fins doivent être contenus hermétiquement durant le transport afin d’éviter l’envoi de poussière et le déversement en cours de transport. Les matériaux contenant des particules fines doivent être recouverts d’une bâche fixée solidement. L’Entrepreneur doit prendre des protections spéciales (filets, bâches) contre les risques de projections, émanations et chutes d’objet. L’Entrepreneur peut aménager des zones secondaires pour le stationnement des engins qui ne sont pas autorisés à stationner sur la voie publique en dehors des heures de travail et de l’emprise des chantiers. Ces zones peuvent comporter également un espace permettant les travaux de soudure, d’assemblage, de petit usinage, et de petit entretien d’engins. Ces zones ne pourront pas stocker des hydrocarbures. Tout stockage de quelque nature que ce soit, est formellement interdit dans l’environnement immédiat, en dehors des entreprises de chantiers et des zones prédéfinies. Mesures pour la circulation des engins de chantiers Seuls les matériels strictement indispensables sont tolérés sur le chantier. En dehors des accès, des lieux de passage désignés et des aires de travail, il est interdit de circuler avec des engins de chantier. L’Entrepreneur doit s’assurer de la limitation de vitesse pour tous ses véhicules circulant sur la voie publique, avec un maximum de 60 km/h en rase campagne et 40 km/h au niveau des agglomérations et à la traversée des villages. Les conducteurs dépassant des limites doivent faire l’objet de mesures disciplinaires pouvant aller jusqu’au licenciement. La pose de ralentisseurs aux entrées des agglomérations sera préconisée. Les véhicules de l’Entrepreneur doivent en toute circonstance se conformer aux prescriptions du code de la route en vigueur, notamment en ce qui concerne le poids des véhicules en charge. 122 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam L’Entrepreneur devra, en période sèche, et en fonction des disponibilités en eau, arroser régulièrement les pistes empruntées par ses engins de transport pour éviter la poussière, plus particulièrement au niveau des zones habitées. Mesures de transport et de stockages les produits pétroliers et contaminants L’Entrepreneur doit transporter les produits pétroliers, les lubrifiants et les autres matières dangereuses de façon sécuritaire, dans des contenants étanches, sur lesquels le nom du produit est clairement identifié. La livraison doit être effectuée par des camions citernes conformes à la réglementation en vigueur et les conducteurs doivent être sensibilisés sur les dégâts en cas d’accident. Les opérations de transbordement vers les citernes de stockage doivent être effectuées par un personnel averti. Les citernes de stockage doivent être étanches et posées sur des surfaces protégées disposant d’un système de protection contre des épanchements intempestifs de produit. Mesures en cas de déversement accidentel de produits pétroliers L’entrepreneur doit préparer un plan d’urgence en cas de déversement accidentel de contaminants et le soumettre au Maître d’œuvre avant le début des travaux. Les mesures de l utte et de contrôle contre les déversements de produits contaminants sur le chantier doivent être clairement identifiées et les travailleurs doivent les connaître et pouvoir les mettre en œuvre en cas d’accident. L’Entrepreneur doit mettre en place sur le chantier : (i) du matériel de lutte contre les déversements (absorbants comme la tourbe, pelles, pompes, machinerie, contenants, gants, isolants, etc….) ; (ii) du matériel de communication (radio émetteur, téléphone, etc. ….) ; (iii) matériel de sécurité (signalisation, etc……). Protection des zones et ouvrages agricoles Le calendrier des travaux doit être établi afin de limiter les perturbations des activités agricoles. Les principales périodes d’activité agricoles (semences, récoltes, séchage…..) devront en particulier être connues afin d’adapter l’échéancier à ces périodes. L’Entrepreneur doit identifier les endroits où des passages pour les animaux, le bétail et les personnes sont nécessaires. Là encore, l’implication de la population est primordiale. Protection des milieux humides, de la faune et de la flore Il est interdit à l’Entrepreneur d’effectuer des aménagements temporaires (aires d’entreposage et de stationnement, chemins de contournement ou de travail, etc…..) dans des milieux humides, notamment en évitant le comblement des mares temporaires existantes. En cas de plantations, l’Entrepreneur doit s’adapter à la végétation locale et veiller à ne pas introduire de nouvelles espèces sans l’avis des services forestiers. Pour toutes les aires déboisées sises à l’extérieur de l’emprise et requises par l’Entrepreneur pour les besoins de ses travaux, la terre végétale extraite doit être mise en réserve. Protection des sites sacrés et des sites archéologiques L’Entrepreneur doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour respecter des sites culturels (cimetières, sites sacrés, etc….) dans le voisinage des travaux et ne pas leur porter atteintes. Pour cela, elle devra s’assurer au préalable de leur typologie et de leur implantation avant le démarrage des travaux. Si, au cours des travaux, des vestiges d’intérêt culturel, historique ou archéologique sont découverts, l’Entrepreneur doit suivre la procédure suivante : (i) arrêter les travaux dans la zone concernée ; (ii) aviser immédiatement le Maître d’œuvre qui doit prendre des dispositions afin de protéger le site pour éviter toute destruction ; un périmètre de protection doit être identifié et matérialisé sur le site et aucune activité ne devra s’y dérouler ; (iii) s’interdire d’enlever et de déplacer les objets et les vestiges. Les travaux doivent être suspendus à l’intérieur du périmètre de protection jusqu’à ce que l’organisme national responsable des sites historiques et archéologies ait donné l’autorisation de les poursuivre. Mesures d’abattage d’arbres et de déboisement 123 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam En cas de déboisement, les arbres doivent être découpés et stockés à des endroits agréés par le Maître d’œuvre. Les populations riveraines doivent être informées de la possibilité qu’elles ont de pouvoir disposer de ce bois à leur convenance. Les arbres abattus ne doivent pas être abandonnés sur place, ni brûlés, ni enfuis sous les matériaux de terrassement. Approvisionnement en eau du chantier La recherche et l’exploitation des points d’eau sont à la charge de l’Entrepreneur. L’Entrepreneur doit s’assurer que les besoins en eau du chantier ne portent pas préjudice aux sources d’eau utilisées par les communautés locales. Il est recommandé à l’Entrepreneur d’utiliser les services publics d’eau potable autant que possible, en cas de disponibilité. En cas d’approvisionnement en eau à partir des eaux souterraines et de surface (mares, fleuve), l’Entrepreneur doit adresser une demande d’autorisation au service de l’hydraulique local et respecter la règlementation en vigueur. Gestion des déchets liquides L’Entrepreneur devra éviter tout déversement ou rejet d’eaux usées, d’eaux de vidange des fosses, de boues, hydrocarbures, et polluants de toute nature, dans les eaux superficielles ou souterraines, dans les égouts, fossés de drainage ou à la mer. Les points de rejet et de vidange seront indiqués à l’Entrepreneur par le Maître d’œuvre. Gestion des déchets solides L’Entrepreneur doit déposer les ordures ménagères dans des poubelles étanches et devant être vidées périodiquement. En cas d’évacuation par les camions du chantier, les bennes doivent être étanches de façon à ne pas laisser échapper de déchets. Pour des raisons d’hygiène, et pour ne pas attirer les vecteurs, une collecte quotidienne est recommandée, surtout durant les périodes de chaleur. L’Entrepreneur doit éliminer ou recycler les déchets de manière écologiquement rationnelle. L’Entrepreneur doit acheminer les déchets si possibles vers les lieux d’élimination existants. Protection contre la pollution sonore L’Entrepreneur est tenu de limiter les bruits de chantier susceptible d’importuner gravement les riverains, soit par une durée exagérément longue, soit par leur prolongation en dehors des heures normales de travail. Les seuils à ne pas dépasser sont : 55 à 60 décibels le jour, 40 décibels la nuit. Prévention contre l’IST/VIH/SIDA et maladies liées aux travaux L’Entrepreneur dot informer et sensibiliser son personnel sur les risques liés aux ISTLVIH/SIDA. Il doit mettre à la disposition du personnel des préservatifs contre les IST/VIH/SIDA. L’Entrepreneur doit informer et sensibiliser son personnel sur la sécurité et l’hygiène au travail. Il doit veiller à préserver la santé des travailleurs et des populations riveraines, en prenant des mesures appropriées contre d’autres maladies liées aux travaux et à l’environnement dans lequel ils se déroulent : maladies respiratoires dues notamment au volume important de poussière et de gaz émis lors des travaux, gastro-entérites et autres maladies diarrhéiques dues à la forte prolifération de moustiques, aux changements de climat et à la qualité de l’eau et des aliments consommés ; maladies sévissant de manière endémique la zone. Voies de contournement et chemins d’accès temporaires L’utilisation de routes locales doit faire l’objet d’une entente préalable avec les autorités locales. Pour éviter leur dégradation prématurée, l’Entrepreneur doit maintenir les routes locales en bon état durant la construction et les remettre à leur état original à la fin des travaux. Passerelles piétons et accès riverains 124 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam L’Entrepreneur doit constamment assurer l’accès aux propriétés riveraines et assurer la jouissance des entrées charretières et piétonnes, des vitrines d’exposition, par des ponts provisoires ou passerelles munis de garde-corps, placés au-dessus des tranchées ou autres obstacles créés par les travaux. Services publics et secours L’Entrepreneur doit impérativement maintenir et de secours en tous lieux. Lorsqu’une rue est barrée, l’Entrepreneur doit étudier avec le Maître d’œuvre, les dispositions pour le ma intien des accès des véhicules de pompiers et ambulances. Journal de chantier L’Entrepreneur doit tenir à jour un journal de chantier, dans lesquels seront consignés les réclamations, les manquements ou incidents un impact significatif sur l’environnement ou à un incident avec la population. Le journal de chantier est unique pour le chantier et les notes doivent être écrites à l’encre. L’Entrepreneur doit informer le public en général, et les populations riveraines en particulier, de l’existence de ce journal, avec indication du lieu où il peut être consulté. Carrières et sites d’emprunt L’Entrepreneur est tenu de disposer des autorisations requises pour l’ouverture et l’exploitation des carrières et sites d’emprunt (temporaires et permanents) en se conforma nt à la législation nationale en la matière. L’Entrepreneur doit, dans la mesure du possible, utiliser de préférence un site existant. Tous les sites doivent être approuvés par le se superviseur des travaux et répondre aux normes environnementales en vigueur. Utilisation d’une carrière et/lu d’un site d’emprunt permanents A la fin de l’exploitation d’un site permanent, l’Entrepreneur doit (i) rétablir les écoulements naturels antérieurs par régalage des matériaux de découverte non utilisées ; (ii) supprimer l’aspect délabré du site en répartissant et dissimulant les gros blocs rocheux. A la fin de l’exploitation, un procès-verbal de l’état des lieux est dressé en rapport avec le Maître d’œuvre et les services compétents. Utilisation d’une carrière et/ou site d’emprunt temporaire Avant le début d’exploitation, l’Entrepreneur doit avoir à l’esprit que le site d’emprunt et/ou la carrière temporaire vont être remise en état la fin des travaux. A cet effet, il doit réaliser une étude d’impact environnemental du site à exploiter et soumettre un plan de restauration au Maître d’œuvre et aux organismes nationaux chargés des mines et de l’environnement. Durant l’exploitation, l’Entrepreneur doit (i) stocker à part la terre végétale devant être utilisée pour réhabiliter le site et préserver les plantations délimitant la carrière ou site d’emprunt ; (ii) régaler les matériaux de découverte et les terres végétales afin de faciliter la percolation de l’eau en enherbement et des plantations si prescrits ; (iii) rétablir les écoulements naturels antérieurs ; (iv) supprimer l’aspect délabré du site en répartissant et dissimulant les gros blocs rocheux ; (v) aménager des fossés de garde afin d’éviter l’érosion des terres régalées ; (vi) aménager des fossés de récupération des eaux de ruissellement. A la fin de l’exploitation, l’Entrepreneur doit prendre toutes les mesures requises pour qu’une nouvelle végétation croisse après la cessation de l’exploitation d’une carrière ou d’un site d’emprunt temporaire. A cet effet, l’Entrepreneur doit : (i) préparer le sol ; (ii) remplir l’excavation et la recouvrir de terre végétale ; (iii) reboiser ou ensemencer le site ; (iv) conserver la rampe d’accès ; si la carrière est déclarée utilisable pour le bétail ou les riverains, ou si la carrière peut servir d’ouvrage de protection contre l’érosion ; (v) remettre en état l’environnement autour du site, y compris des plantations si prescrites. A l’issue de la remise en état, un procès-verbal est dressé en rapport avec le Maître d’œuvre. Si la population locale exprime le souhait de conserver les dépressions pour qu’elles soient utilisées comme point d’eau, l’Entrepreneur peut, en accord avec les autorités compétentes, aménager l’ancienne aire exploitée selon les besoins. 125 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Lutte contre la poussière L’Entrepreneur doit choisir l’emplacement des concasseurs et des équipements similaires en fonction du bruit et de la poussière qu’ils produisent. Le port de lunettes et masques anti -poussières est obligatoire. Projet Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Institution / Personne Consultée Contacts Date : Emargement M. Mme : POINTS DISCUTES PREOCCUPATIONS ET SUGGESTIONS ET CRAINTES RECOMMANDATIONS 126 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam Liste des personnes consultées N° Prénoms et Nom Localité Contact Emargements 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 127 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 128 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 129 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 130 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 131 Projet d’extension et de densification du réseau dans les quartiers Almadies, Ngor, Ouakam, Yoff, Cambérène, Pikine, Guédiawaye, Rufisque, Bargny, Sangalkam 132